Lundi 20 juillet : ATTENDRE

Lourdes en Meuse

Lundi 20 juillet : ATTENDRE

L’Annonciation (Lc 1, 26-38)

Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du
Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

Méditation

Tous, malades, hospitaliers, anciens, jeunes, habitués ou nouveaux des pèlerinages à Lourdes, nous étions dans l’attente. Certains attendaient ce moment de retrouvailles depuis fort longtemps. Pour beaucoup, c’était un moment de bonheur de revoir des visages aimés qu’on n’oublie pas. C’était un temps où chacun était attentif à chacun ; où tout se vit sur un autre mode. C’est l’esprit de Lourdes où, quelque part, tout est inversé : les malades occupent la première place, où l’admiration se fait du côté du service : qui n’a pas entendu un malade âgé à qui on demandait comment ça allait, s’écrier : « Mais cela ne peut qu’aller avec des jeunes aussi gentils ! » Ces derniers qui deviennent les premiers, c’est surtout l’esprit de Jésus que nous redécouvrons à travers les réflexions, à travers les célébrations, qui nous portent et nous permet de vivre cet état d’esprit tout naturellement…

Tout cela, cette année, nous ne le vivrons pas ! Et pour reprendre la formule de la prière « à la manière de Saint François », il y a de quoi désespérer…Mais nous ne nous arrêtons pas là : nous n’irons pas à Lourdes…..

Eh bien Lourdes viendra à nous…

L’esprit de Lourdes nous allons le vivre durant toute la période où nous aurions dû être là-bas…. Nous allons le vivre à partir de ce livret que vous avez en main et aussi à travers différentes rencontres qui vous seront proposées… Et donc cette espérance nous allons la garder à travers quelque chose d’inattendu pour tous…

Mais si nous regardons bien Marie avant que l’ange ne lui propose d’être la mère du sauveur, elle pensait vivre une vie toute calme à Nazareth avec Joseph et ses enfants, la vie de toutes les femmes de Nazareth… Et la voilà bousculée, elle n’avait pas prévu, finalement elle accepte mais aussitôt elle va chercher soutien et encouragement prés de sa cousine Elisabeth. Grâce à Elisabeth, elle va vivre sereinement et avec bonheur cette attente…

Et Bernadette ! Croyez-vous qu’elle avait prévu cette venue de Marie dans sa vie. Nous savons la source de difficultés que ça a été pour elle. Mais elle attendait avec bonheur, malgré les interdictions, les « apparitions » de Marie…
C’est avec ce même esprit que nous vous souhaitons de vivre cette semaine.

Témoignage

Bonjour, mes amis,
J’étais peiné de ne pas repartir à Lourdes cet été. L’année dernière, c’était la première fois pour moi. Ce que j’y ai vécu a marqué ma vie. J’ai rencontré des gens merveilleux qui m’ont fait partager la joie de l’Évangile. Pendant les moments difficiles du Covid 19, le chapelet est un phare dans la nuit. Merci et j’espère tous vous revoir.

Votre ami, Jean Claude Mathieu