Neuvaine à l’Esprit-Saint :

 

Le livre des Actes des apôtres (1/12-14) nous raconte que les apôtres, les disciples, des femmes, dont Marie la mère de Jésus, en tout un groupe d’environ 120 personnes se sont rassemblées dans la chambre haute à Jérusalem où ils avaient l’habitude de se réunir pour prier et attendre la réalisation de la promesse de Jésus : « vous allez recevoir une puissance celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités du monde ( Actes 1 :8) ». Dans ce temps qui sépare l’Ascension de la Pentecôte, l’Eglise se met donc en prière pour accueillir elle aussi aujourd’hui le don de l’Esprit-Saint. C’est à cette prière que je vous invite ces jours qui viennent. Une prière qui nous rend disponibles à l’imprévu, à l’inattendu dans nos vies comme dans l’avenir de l’Eglise. Le temps que nous venons de traverser sans célébrations a bouleversé nos habitudes religieuses, nos rites. Leur suspension nous a fait redécouvrir l’essentiel de notre foi : l’attachement personnel à Jésus-Christ. Maintenant, comment allons-nous remplir la mission que Jésus confie à son Eglise d’être témoins dans l’après-corona ? Nous avons pu alimenter notre foi d’une autre manière, par la prière personnelle, l’écoute de la Parole par des lectures, par internet, par les réseaux sociaux, par la télévision. N’est-ce pas une porte ouverte vers une nouvelle manière de nourrir sa foi à une époque qui se dessine où l’eucharistie se fera plus rare et moins proche ? Nous avons été témoins et engagés nous-mêmes dans un grand courant de solidarité envers les personnes les plus isolées ou en précarité. Comment poursuivre cette action ? La mondialisation de la pandémie a révélé toutes les failles de nos systèmes économiques et l’immense besoin des populations les plus pauvres en nourriture, en équipements de santé…Combien d’autres questions encore sur les choix politiques et économiques à venir pour que la personne humaine reste au centre des préoccupations sans négliger l’environnement, le climat…Quel sera la place de l’Eglise au milieu de tous ces changements ? Demandons au Seigneur son Esprit Saint pour qu’il nous fasse naître à nouveau à la vie de fils et fille de Dieu à l’image de son fils Jésus. Qu’il réveille en nous toutes les capacités de notre baptême pour être des témoins de son royaume.

N.B. Dans le début de la semaine prochaine, nous pourrons donner des indications sur la reprise des messes et les modalités.