La Pastorale de la Santé, une mission de l’Église

Partout où est l’Eglise, la mission est à l’œuvre, car la promesse de Dieu est pour tous. Promesse réalisée en Jésus Christ prenant notre humanité et annonçant la Bonne Nouvelle. « La gloire de Dieu c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vue de Dieu ! » Saint Irénée

La pastorale de la santé participe à cette mission de l’Eglise rejoignant, en un lieu particulier, des femmes et des hommes de notre temps parce que « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. » (Gaudium et Spes.1.)

Ce qui est vraiment humain, c’est ce que vivent les personnes, usagers et patients, dont la santé est altérée. Et la pastorale de la santé a vocation à vivre une proximité fraternelle avec ces personnes et à leur rendre l’Evangile présent et proche.

Ce qui est vraiment humain dans le monde sanitaire et social c’est ce que vivent les professionnels de ce monde dans leur personne, dans leurs métiers et compétences, dans l’organisation et les moyens qu’ils mettent en place pour le service des personnes de ce monde.

Ce qui est vraiment humain mérite une attention privilégiée de la part des chrétiens qui croient en un Dieu qui a pris chair et s’est fait homme. Parce que la pastorale de la santé est une mission de l’Eglise, elle devient geste de fraternité qui « ouvre la porte de l’Eglise pour que le monde entre ! » Paul VI

Visiter les malades « au Nom de l’évangile »

Qui de nous, quand il est malade, ne se réjouit pas de recevoir la visite d’un(e) ami(e) ? C’est un rayon de soleil dans la nuit de son épreuve. Quand nous apprenons qu’un de nos amis est malade, ne sommes –nous pas pressés de lui témoigner notre affection par une visite ?
Visiter un malade « au Nom de l’évangile », c’est tout cela transfiguré par la bonne nouvelle qu’a été dans notre vie la visite de Dieu lui-même, Dieu de tendresse et de miséricorde, Dieu d’amour et de de fidélité. Dieu se fait proche en étant « avec nous ».
Envoyés en mission et bénis à la fin de la messe dominicale, nous sommes porteurs de cette paix et cette joie de la résurrection du Christ sans même nous en rendre compte.
On peut parler d’une valeur ajoutée à nos visites. Notre amitié pour la personne visitée, si belle soit-elle, est enrichie par une autre perspective : la bonne nouvelle du Salut en Jésus Christ et la présence de Jésus vivant à nos côtés. Nous sommes le simple canal d’un don qui nous dépasse largement.
D’ailleurs le ressuscité nous précède dans la chambre du patient et son Esprit Saint est déjà à l’œuvre au cœur de celui qui souffre.

Quelques questions pour une rencontre en équipes :

Sommes- nous toujours conscients que nous sommes ces témoins que le Christ envoie et que nous sommes ses collaborateurs ?

Croyons-nous en cette présence du Christ à nos côtés, seuls ou en équipe ?

Sur quels textes du nouveau testament, nous appuyons-nous pour vivre toujours plus de cet envoi ?

Est-ce qu’il nous arrive en équipe de toucher du doigt l’œuvre de Dieu ?

Prions-nous l’Esprit Saint avant les visites ?

Après les visites, prenons-nous un temps de louange, d’action de grâce ?

Comment gardons-nous en mémoire ces expériences de collaboration ?

Les 7 merveilles du monde 

Dans un lycée, on a demandé à une classe d’élèves d’énumérer les 7 merveilles du monde. Les résultats des votes furent : les pyramides d’Egypte, le Mont Saint Michel, le grand canyon, le site de Pétra, Le Machu Picchu, le Colisée de Rome et le château de Versailles.
Alors qu’elle recueillait les votes, l’enseignante a remarqué qu’une élève, une fille silencieuse, n’avait pas rendu le sien. Elle a alors demandé à la jeune fille si elle avait du mal avec cette liste.
L’élève silencieuse répondit qu’elle n’avait pas pu faire un choix car il y avait tellement.
« Eh bien, dis-nous ce que tu as et peut-être qu’on pourra t’aider ! »
Elle hésita un peu et dit :
« Je pense que les sept merveilles du monde sont : de toucher, de gouter, d’entendre, de voir, de ressentir, de rire et d’aimer ! »
L’enseignante était stupéfaite, toute la classe était si calme qu’on aurait pu entendre une mouche voler !
La jeune fille a mis chacun au défi de penser différemment et nous a rappelé la merveille que nous sommes !
En ce temps de Vacances, arrêtons-nous un peu ! Prenons le temps de contempler la terre qui nous entoure, la vie des hommes, nos frères ! Émerveillons-nous de la vie qui nous est donnée et rendons grâce à Dieu !

AMÉLIORER L’ACCÈS AUX SOINS DE TOUS EN TERRITOIRE RURAL PAR L’INNOVATION NUMÉRIQUE

« Téléconsultation, télé-expertise, téléassistance médicale, objets connectés… À l’évidence les résultats de notre grande enquête montrent que tant la communauté médicale que la population meusienne sont partagées envers ces nouveaux outils. Verre à moitié vide ou à moitié plein ?
Le choix ne dépend que de nous ! C’est la raison d’être du projet e-Meuse santé : ne laisser personne sur le bord de la route en termes d’accès aux soins. Et répondre aux attentes des meusiens.
Non, le recours à la e-santé ne signifie pas la fin de la relation médecin-patient. Mais elle peut permettre un meilleur confort pour les patients souffrant de maladies chroniques, favoriser le retour à domicile plus rapide après une opération, ou encore diminuer le temps d’attente pour un rendez-vous avec un professionnel de santé, puisque la consultation pourra, dans certains cas, se faire à domicile ou depuis la pharmacie proche de chez vous… Les possibilités offertes sont immenses. À condition de décider la façon dont nous voulons nous approprier ces nouveaux outils. Ensemble ».

        Claude LEONARD Président du Conseil Départemental de La Meuse

Un sujet intéressant pour la pastorale de la santé, à suivre