ECLAT D’EVANGILE – 14e Dimanche du Temps ordinaire
Mt.11/25-30
« Il suffit d’aimer »
Jésus constate avec une certaine tristesse que ni lui, ni Jean Baptiste n’ont entraîné l’adhésion des foules.
L’un et l’autre, pourtant avec des tempéraments différents, ont plutôt suscité la critique. Jésus reproche surtout aux villes du bord de la mer de Galilée, Chorazin, Bethsaïde, Capharnaüm, qui ont bénéficié de sa parole et de ses miracles de ne pas se convertir, ce qu’auraient fait des villes païennes comme Tyr et Sidon et même des villes perverties comme Sodome et Gomorrhe.
Mais au lieu de s’arrêter à cet échec apparent, Jésus laisse Jaillir sa prière de louange et d’action de grâces car ce sont les tout-petits, les pauvres de cœur, les humbles qui se sont ouverts à la révélation qu’il a lui-même reçu de son Père.
Cette communion entre le Père et le fils, Jésus la donne en partage à qui veut bien l’accueillir.
Ces mêmes petits sont certainement les gens du peuple qui travaillent dur pour simplement assurer la vie de leur famille et ne remplissent pas toutes les obligations de la loi comparée à un joug. A cause de cela, Ils sont souvent méprisés par les scribes et les pharisiens, les gens religieux qui prétendent suivre rigoureusement toutes les prescriptions.
La comparaison de la loi avec le joug est une image traditionnelle de l’alliance.
Le joug est cette pièce de bois posée sur l’encolure de deux animaux, en général des bœufs, pour tracter une charrette ou tirer une charrue. Dans l’alliance l’homme s’attache à Dieu qui l’emmène vers la vie par l’obéissance à la loi. Pour un fidèle juif du temps de Jésus, se mettre sous le joug de la loi, c’est trouver la joie, le repos, c’est-à-dire atteindre le but de toute vie, la communion avec Dieu.
Mais il est vrai que toutes les prescriptions légales peuvent devenir un fardeau insupportable, un carcan qui emprisonne. D’ailleurs Jésus accuse même les scribes et les pharisiens d’être les premiers à ne pas respecter la loi : « ils disent et ne font pas ; ils lient de pesants fardeau sur les épaules des hommes mais eux-mêmes se refusent à les remuer du petit doigt » (Mt. 23/3-4).
Jésus invite donc celles et ceux que ce fardeau écrase à se tourner vers lui, à se mettre à son école, car il enseigne une loi qui se résume dans un seul commandement l’amour de Dieu son Père et du prochain et donne la force de l’accomplir. Comme autrefois, les Hébreux ont trouvé le repos dans l’entrée en terre promise, libérés de la servitude d’Egypte,
aujourd’hui les croyants en l’amour du Père révélé par Jésus trouveront le repos, la paix intérieure
en suivant simplement la loi d’amour.