Fête de l’Assomption de la Vierge Marie

Je vous espère les uns et les autres passant un bon été : temps de moisson et de récolte et/ou de repos…voire de vacances. Bienvenue aussi à ceux et à celles qui viennent passer des vacances en Argonne et qui liront ces lignes.

Une fête religieuse est au centre de l’été : la fête du 15 août, fête de l’Assomption de la vierge Marie. « Nous affirmons, nous déclarons et nous définissons comme dogme divinement révélé que l’Immaculée mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme  à la gloire céleste ». C’est par ses mots que, le 1° novembre 1950, le pape Pie XII affirmait la foi en l’Assomption de la vierge Marie.

Cette foi était déjà très répandue chez les chrétiens d’Orient –même si ceux-ci préfèrent parler de la « Dormition de la vierge Marie »  – comme chez ceux d’Occident. Il semble que la date du 15 août ait d’abord été choisie par les orientaux vers le 6ème siècle. En France, le 15 août était devenu jour de fête nationale. Durant la guerre de trente ans (1635-1648), après une série de victoires françaises, le roi Louis XIII avait décidé d’édifier un nouveau maître-autel dans la cathédrale de Paris et de faire célébrer, chaque année, la fête de l’Assomption, le 15 août, par des processions dans toutes les villes et bourgades de France.

Les messes et offices du 14/15 août 2019 sont au  dos de cette feuille.

 

 

A propos des abus commis dans l’Eglise (Parution du 5 mai 2019)

           L’actualité récente a révélé bien des abus sexuels au sein de l’Eglise Catholique notamment vis-à-vis d’enfants ou d’adolescents.  Des faits anciens, des faits plus récents, en de nombreux pays et commis par des prêtres ou des évêques. Bien des chrétiens, à commencer par vous peut-être, sont troublés par ces révélations. Moi-même, j’avoue que je le suis, non pas que je pensais l’Eglise toute blanche, y compris à ce sujet, mais pas contaminée à ce point.

Le dimanche 3 mars, l’Evangile lu à la messe comportait deux paraboles : celle de la paille et de la poutre et celle de l’arbre que l’on reconnait à ses fruits. Pour l’homélie du jour, je les ai méditées en pensant à ce fléau qui gangrène notre Eglise.

(Extraits) : En lien avec cette page d’Evangile, « je pense à ce que vit l’Eglise Catholique ces temps-ci, notre Eglise. Difficile pour elle de ne pas voir la poutre qui est dans son œil. Certes, il y en a qui sont tentés de dire « mais la pédophilie, ce n’est pas que dans l’Eglise ! » Oui, mais les cas s’accumulent du haut en bas de la hiérarchie, ça commence donc par faire une belle poutre !

Alors, l’Eglise va-t-elle quand même encore porter des fruits ? Son message est-il encore audible ? D’aucuns répondent sans doute non…Ce n’est pas le coup de grâce mais, au moins un rude coup porté à l’Eglise.

Personnellement, je pense que, malgré tout, l’Eglise peut continuer à porter du fruit, des fruits, de bons fruits :!

D’abord, auprès de ceux qui font la part des choses…dans le cercle des croyants, des plus convaincus. Ceux-là, parmi lesquels peut-être d’ailleurs des victimes d’actes pédophiles, se disent : ce n’est pas aux membres du clergé que l’on croit, en qui on met toute sa confiance, mais au Christ.  On a en tête cette phrase de saint Paul : « Nous portons un trésor dans des vases d’argile ». Le trésor, c’est le Christ, pas l’apôtre ou tel ou tel prêtre.

Mais, c’est vrai aussi, ceux qui sont plus loin de la foi, seulement un peu sympathisants, sont sans doute plus enclins à tourner le dos à l’Eglise. Et là, je crois que les deux petites paraboles d’aujourd’hui peuvent être utiles. Car, sans doute, l’Eglise fera-t-elle encore plus fuir, si elle n’adopte pas une vraie humilité, si elle se défend maladroitement, à plus forte raison si elle essaie de se justifier. Le pape François, me semble-t-il, va dans ce sens, avec ses limites humaines aussi.

Ces années que vit notre Eglise sont rudes pour nous les fidèles. Pourtant: « N’ayons pas peur » surtout déjà de porter les victimes dans notre cœur, dans nos préoccupations. « N’ayons pas peur » aussi, collectivement, de reconnaître les faiblesses de notre Eglise.

Être humble, savoir reconnaître la poutre dans son œil n’est pas contraire à porter du fruit…Sans doute même que c’est l’inverse.