Lettre de l’EAP-6

Cher vous tous,

Dans deux semaines, nous serons arrivés à cette fête de Noël tant attendue. Nous savons qu’elle sera tout-à-fait particulière cette année.  Alors, en cette période de l’avent, il peut être bon de méditer sur la figure de Jean-Baptiste, celui qui prépara le début de la mission du Christ, dans le retrait et l’ascèse.

Pour débuter, voici un commentaire des textes de dimanche : https://www.youtube.com/watch?v=Re5f-SuNUV0. La vidéo dure 28 min 46 et tous les textes sont commentés. Pour l’Evangile, regardez particulièrement à partir de 21 min 26.

Puis, en ces temps marqués par l’incertitude, nous vous proposons une vidéo qui aide à voir notre actualité et à en faire des paraboles à la manière de Jésus. Il s’agit d’une vidéo de Daniel Marguerat « Pourquoi Jésus parlait-il en parabole ? ». La réponse qu’il donne renvoie à notre actualité directe et nous invite à discerner les traces du Royaume des cieux dès aujourd’hui et là où nous sommes pour en accueillir les fruits. C’est une vidéo qui nous redonne de l’espérance au moment où nous vivrons les fêtes de fin d’année de façon peu habituelle.
Lien vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=GdXCd6XHqVY. (7min 14)

Pour ceux et celles qui continueront à rester prudents en regardant la messe à la télévision, est jointe ici la prière en famille sur le thème de la joie. Voici également un signet  pour le 3ème dimanche de l’Avent.

Voici aussi deux suggestions pour les célébrations de Noël. Tout d’abord, vous êtes invités à apporter dès les messes de ces 12 et 13 décembre, aux messes des 19 et 20 décembre et du 24 décembre, vos intentions de prière mises par écrit. Elles pourront être déposées dans un panier placé à l’entrée de l’église. Au moment de l’offertoire des messes du 24 décembre, ce moment où nous présentons notre monde à Dieu par le pain et le vin, ces intentions seront apportées et déposées devant l’autel.

A ce moment également, les enfants pourront venir déposer à la crèche un personnage qu’ils auront dessiné, découpé, fabriqué. Le prêtre les invitera alors à s’avancer, en veillant à respecter toutes les précautions. Si Noël est célébré à la maison, ce personnage pourra être déposé également pendant le temps de la prière.

Au sujet de cette célébration nous vous proposons ici la lettre intitulée « liturgie domestique de Noël présentation ». Merci d’y être attentif car elle donne l’esprit dans lequel sera célébrée la nuit de Noël avec les modalités pratiques.

Qu’en ce dimanche de la joie, nous puissions déjà commencer à goûter ce cadeau unique que Dieu nous fait en nous donnant son fils, porteur de l’espérance au-delà de toutes nos craintes,

L’équipe d’animation pastorale

Cette semaine, voici un autre tableau nous permettant de mieux approcher la personnalité de Jean Baptiste. Le lien ci-dessous vers la vidéo permet d’entrer dans ce tableau https://www.youtube.com/watch?v=ouVeYmq_pn4

Domenikos Theotokopoulos (1541-1614), dit par la suite El Greco (le Grec), est né à Candie (aujourd’hui Héraklion) en Crête vers 1541. L’art byzantin, qui influençait encore largement la production artistique des pays de religion orthodoxe, fut à la base de sa formation. Il commença donc par être un peintre d’icônes. La Crête étant alors un protectorat de la République de Venise, il rejoint cette ville vers 1565 ou 1566. Il travaille dans l’atelier de Titien jusqu’à 1570, date à laquelle il s’installe à Rome pour entrer au service du cardinal Alexandre Farnèse (1520-1589), grand mécène de l’époque.  Il rencontre également à Rome des espagnols, en particulier un prêtre, Luis de Castilla, dont le père était doyen du chapitre de la cathédrale de Tolède. C’est probablement par ce canal que Le Greco a connaissance du grand projet de Philippe II (1527-1598), le roi d’Espagne : la construction puis la décoration de l’Escurial (El Escorial) au nord de Madrid. Il s’agit d’un vaste complexe architectural comportant palais, église, monastère. Des opportunités vont donc apparaître pour un jeune peintre talentueux. Il part en 1576 pour Madrid, où il ne fait que passer, puis se dirige vers Tolède. Il obtient rapidement la commande de trois retables pour l’autel de l’église San Domingo el Antiguo. Le peintre travaille épisodiquement à la décoration de l’Escurial, mais sa peinture est très éloignée des goûts dominants de la cour d’Espagne.

En représentant le Baptiste en pied, en étirant démesurément sa silhouette, en soulignant l’incroyable finesse de ses doigts et la force de sa musculature, le Greco réalise l’un des plus extraordinaires portraits d’ascète de tout l’art occidental. Le Greco n’invente pas la modernité : il peint selon les canons byzantins. Ceci n’est pas un tableau, c’est une icône, qui ouvre une fenêtre sur le monde divin.