Lettre de l’EAP-5

Chers vous tous,

Vous l’avez certainement appris, nous pourrons nous retrouver en communauté pour célébrer l’Eucharistie, sans plus de limite de nombre. Il s’agira cependant de continuer à respecter les mesures sanitaires.

Voici donc ci-dessous l’horaire des messes pour les dimanches jusque la fête de Noël.

Samedi 5 décembre               à 18h00 : Lacroix
Dimanche 6 décembre         à 10h30 : Saint-Mihiel
Samedi 12 décembre             à 18h00 : Saint-Mihiel
Dimanche 13 décembre       à 10h30 : Lacroix
Samedi 19 décembre             à 18h00 : Lacroix
Dimanche 20 décembre       à 10h30 : Saint-Mihiel
Jeudi  24 décembre               à 18h00 : Saint-Mihiel et Lacroix
Vendredi  25 décembre        à 10h30 : Saint-Mihiel
Samedi 26 décembre             à18h00 : Saint-Mihiel
Dimanche 27 décembre       à 10h30 : Lacroix

Peut-être certains d’entre vous préfèreront-ils continuer à rester prudents en regardant la messe à la télévision. Alors pour vous mais aussi pour tous, voici des outils pour accompagner ce dimanche.

D’abord la prière pour les familles proposée par les jésuites est disponible ici.

Egalement, voici des signets pour l’avent : signet 1er dim. Avent    signet 2ème dim. Avent

Ensuite viennent les vidéos de la semaine.
-La première présente en une dizaine de minutes, de façon très vivante et claire, l’Evangile selon Saint Marc. C’est celui que nous allons suivre durant tout cette année et dont nous entendrons les premiers mots ce dimanche. https://www.youtube.com/watch?v=9NhjIuy6_oo
-La deuxième permet de faire la part des choses entre Saint Nicolas et le Père Noël. https://www.youtube.com/watch?v=aMvxMWKpc-Q

L’une et l’autre peuvent être regardées avec les jeunes de vos familles.

Enfin nous conservons l’habitude de découvrir une œuvre d’art en lien avec la liturgie avec le portrait de Jean-Baptiste par Léonard de Vinci. https://www.youtube.com/watch?v=tX62KI49xLg&feature=youtu.be

Ce dernier prophète est en effet au cœur de l’Evangile du 2ème et du 3ème dimanches d’Avent.

Bonne continuation sur ce chemin d’espérance de l’Avent,

            L’équipe d’animation pastorale


Ce deuxième dimanche d’Avent, nous contemplons le Jean-Baptiste de Léonard de Vinci, qui émerge d’une nuit noire et s’avance vers nous, éclairé d’une douce lumière dorée. Il témoigne d’un autre, enfoui au cœur du monde pour que l’humanité resplendisse à nouveau de sa beauté divine.

Jean-Baptiste, (c. 1513-1516) Léonard de Vinci (1452-1519). Huile sur toile, 69 x 57 cm. Paris, musée du Louvre. © Hervé Lewandowski / RMN-GP

Le jeune homme émerge d’une nuit noire. Né dans l’ombre, il s’avance vers nous, éclairé d’une douce lumière dorée.

Léonard de Vinci excelle dans ces portraits au doux sourire sur fond sombre. Homme de science, il étudie la façon dont la lumière façonne les contours de la figure humaine et joue avec la texture de la peau ou des cheveux bouclés, cherchant à rendre la vie et l’intériorité du personnage. La belle figure de Jean-Baptiste, identifiable par la fourrure de chameau qui ceint ses reins, semble illustrer le prologue de l’Evangile de Jean : La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie (Jn 1, 5).

L’obscurité ne parvient pas à enfermer le messager. Sa beauté rayonne comme celle d’une torche perce la nuit. Ses yeux doux semblent chercher les nôtres et se font invitation. En effet, il faut se laisser séduire pour aller plus loin et comprendre son message. Un double mouvement anime le jeune homme. À gauche, son visage et son épaule s’inclinent vers nous ou vers la terre, tandis qu’à droite son bras se lève et désigne le ciel. Son doigt ne pointe pas seulement le ciel, mais une fine croix, fragiles branches liées ensemble, et qu’il retient contre lui.

Si Jean-Baptiste attire notre attention, ce n’est pas pour la retenir. Il sait qu’il n’est pas le Messie, mais seulement son prophète. Il sait sans doute que lui aussi luttera contre le prince des ténèbres pour libérer l’humanité, il sait peut-être que la mort sera l’inévitable et pleine offrande pour accomplir le dessein de Dieu, pour lui comme pour le Christ. Mais il sourit, comme s’il était déjà sauvé par Celui qu’il annonce et qui était avant lui dès le commencement (cf Jn 1).

Un jour, Jean-Baptiste disparaîtra dans l’ombre d’un cachot puis de la mort, et Celui qu’il annonce, dressé sur la croix, se révélera lumière pour le monde. Jean-Baptiste ne nous attire pas à lui, il témoigne d’un autre, enfoui au cœur du monde pour que l’humanité resplendisse à nouveau de sa beauté divine.

Une méditation du pape François

« Rester éveillés et prier: voilà comment vivre ce temps à partir d’aujourd’hui jusqu’à Noël. Être éveillés et prier. Le sommeil intérieur vient du fait de toujours tourner autour de nous-mêmes et de rester bloqués, enfermés dans sa propre vie avec ses problèmes, ses joies et ses douleurs, mais tourner toujours autour de nous-mêmes. Et cela fatigue, cela ennuie, cela ferme à l’espérance. C’est là que se trouve la racine de la torpeur et de la paresse dont parle l’Évangile. L’Avent nous invite à un enga­gement de vigilance, en regardant hors de nous­-mêmes, en élargissant l’esprit et le cœur pour nous ouvrir aux nécessités des gens, de nos frères et au désir d’un monde nouveau. C’est le désir de tant de peuples martyrisés par la faim, par l’injustice, par la guerre; c’est le désir des pauvres, des faibles, des abandonnés. C’est un temps opportun pour ouvrir notre cœur, pour nous poser des questions concrètes sur comment et pour qui nous dépensons notre vie. »

Extrait de l’angélus du 2 décembre 2018, recueilli dans La nuit de Noël, Salvator.