Prière du mercredi 10 juin

Chers vous tous,

Vous trouverez la prière pour ce mercredi.
Elle est pleine de simplicité et peut nous éclairer ce que nous avons vécu et ce que nous avons à vivre.
Qu’elle contribue à ce que nous soyons lumière du monde (Evangile de ce jour).

L’abbé Patrick Denis


La tradition ignatienne nous a transmis ce qu’elle nomme « la prière d’alliance ».
Nous pouvons la faire chaque jour :

elle est tout indiquée
– pour relire sous le regard de Dieu ce que nous avons vécu pendant ces semaines de confinement,
– pour regarder paisiblement ce que nous sommes devenus,
– pour nous disposer à accueillir le Don de l’Esprit et nous tourner vers l’avenir que nous allons devoir écrire ensemble.

Il ne s’agit pas de faire un bilan, mais bien de
« relire notre vie pour y lire l’œuvre de Dieu ».

Pour baliser ce chemin, trois mots tout simples, des mots de tous les jours :
         Merci. Pardon. S’il te plaît.

Commençons par un temps de silence et de mise en présence de Dieu.

Merci
Ce confinement m’a ouvert les yeux et le cœur.
Je formule tout ce que j’ai reçu des autres, tout ce que nous avons reçu les uns des autres. Nous avons bien des raisons de dire merci et de nous réjouir.
Ne craignons pas de nous réjouir de ce que nous avons fait de bon, et qui nous a fait vivre : la présence, l’écoute, le soutien que nous avons pu apporter, tout ce qui est allé dans le sens du bien, du beau, du vrai.
Réjouissons-nous bien sûr des bonnes choses que d’autres ont faites pour d’autres : ces initiatives généreuses, simples, spontanées…
Ne craignons pas de nommer ces personnes.

Pardon
En revisitant ces semaines passées, reviennent en mémoire des sentiments divers : il y a eu des joies, mais aussi sans doute de la tristesse, de l’amertume, du découragement, des peurs, de l’angoisse…
Tout cela est légitime.
Il est bon de nommer ces sentiments pour y accueillir la lumière,
comme les disciples sur le chemin d’Emmaüs :
en racontant les événements, en mettant des mots sur leurs sentiments, ils sont peu à peu libérés intérieurement et deviennent capables de recevoir une parole d’espérance : « notre cœur n’était-il pas tout brûlant… ? »
Nous avons besoin de mettre des mots sur ce que nous avons vécu.

Il est même nécessaire de nous écouter mutuellement, d’échanger entre nous, en veillant à ce que cette parole soit bienveillante et constructive.
Laisser place à une parole, à un geste qui exprime un pardon donné ou reçu.
Le pardon, un don à demander, à recevoir, à partager…
Le pardon rajeunit et libère.

S’il te plaît
Pour accueillir ce qui vient, une humble demande qui exprime une espérance : « s’il te plaît ».
Une façon de nous confier les uns aux autres, pour poursuivre ensemble le chemin.
Nous discernons des gestes à poser, des choix à faire, ou des décisions à prendre. Nous invitons le Seigneur à être notre compagnon de route, selon sa promesse :
« Je suis avec vous, tous les jours »,
promesse qui s’accomplit dans le Don de l’Esprit.
« Voici, écrit l’apôtre Paul, le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi. » (Ga 5, 22)

Pour conclure
Nous ouvrons notre prière à l’ensemble des croyants en disant une prière commune à l’Église comme le Notre Père et/ou une prière à Marie.
En signe d’alliance et d’espérance, nous pouvons terminer par un signe de croix.