Reprise des célébrations eucharistiques dans la paroisse Sainte-Croix-Centre-Meuse

Chers vous tous,

La reprise des célébrations eucharistiques se rapproche. A ce jour, elle a été fixée au week-end des 6 et 7 juin pour notre paroisse.
le samedi 6 juin à 18h  à Saint Mihiel. (Eglise St Etienne)
Le dimanche 7 juin à 10h30 à Lacroix.

Le présent article expose nos réflexions sur les différents choix qu’il a fallu faire afin de pouvoir reprendre ces célébrations en toute sécurité sanitaire.
Et l
e document disponible ici donne le calendrier (dates et lieu) pour les semaines à venir, ainsi que les consignes sanitaires à respecter afin de nous protéger solidairement du virus.


Pourquoi à cette date ?

Le premier motif touche au sens. Comment discerner l’Esprit de paix, l’Esprit de communion, l’Esprit missionnaire dans un temps et un lieu où, du début à la fin, la méfiance vis-à-vis de l’autre sera le seul véritable lien ? On pourrait répondre que les apôtres étaient habités par la peur le jour de la Pentecôte. Mais précisément ce jour-là, c’était les uns sur les autres qu’ils pouvaient compter, à l’inverse de ce que nous risquons de vivre.

Reprendre seulement le week-end des 6 et 7 juin manifeste le souci de prendre soin de tous. Dans nos assemblées, beaucoup de personnes sont à risque. Il s’agit à la fois que l’eucharistie soit accessible à tous et dans les meilleures conditions de sécurité.

Combien de messes et où ?

Le calendrier pour le mois de juin a été fait au mois de décembre et prévoyait les messes du samedi soir dans les villages. Mais comment chaque samedi veiller à toutes les dispositions matérielles dans des églises différentes ? En outre, beaucoup d’églises ne disposent que de bancs qui sont à proscrire actuellement.  Il a donc été décidé, en tout cas durant le mois de juin, de célébrer uniquement à l’église de Lacroix et à l’église Saint-Etienne de Saint-Mihiel. Pour cette année, nous ne ferons pas le basculement vers l’église Saint-Michel durant l’été. Nous aurions dû y aller dès le 1er mai ; il ne reste donc que 5 mois maximum.

Les églises ont déjà pu être aménagées et pourront accueillir 90 personnes pour Lacroix et Saint-Mihiel. La fréquentation étant en général plus forte le dimanche, merci à ceux qui feront l’effort d’aller à la messe du samedi même si l’habitude ou la localisation de l’église les auraient amenés naturellement à participer à la messe du dimanche. En outre, s’il fallait refuser du monde le samedi soir, il restera possible d’aller à la messe le lendemain.

De nouvelles manières d’être en communion ?

Nous serons très heureux de nous retrouver en peuple de Dieu, en assemblée réunie par le Christ ressuscité. Bien sûr, nous avons pu vivre d’autres formes de communion pendant deux mois mais la communion créée par la Parole du Christ et son corps partagé dans l’Eucharistie reste essentielle. Pourtant même si cette communion n’est jamais parfaite, deux obstacles particuliers vont s’ajouter : le fait que les personnes se présentant au-delà du nombre de places disponibles dans les églises ne pourront entrer et aussi la souffrance que nos frères et sœurs en Ehpad et en prison resteront pour un temps privés de célébration eucharistique.

C’est ainsi que deux gestes de communion de circonstance vous sont proposés. Le premier découle spontanément de l’Evangile : « « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier et le serviteur de tous » (Mc 9,35) ». Si en arrivant à l’église au moment où il ne reste que quelques places, nous constatons que nous suit une personne plus âgée ou qui a pu vivre durement le confinement, laissons-lui notre place, ne nous hâtons pas pour être sûrs d’être servi.

Le deuxième geste peut nous mettre en profonde communion avec les personnes en Ehpad et les personnes détenues. Dans la première épître aux Corinthiens au chapitre 12, Saint Paul écrit  « Le corps est un… Même les membres du corps qui paraissent les plus faibles sont nécessaires… Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance. » Nous proposons à ceux qui s’y sentent prêts de se faire proches de ces membres souffrants en ne communiant pas, en continuant de partager avec eux le jeûne eucharistique. Ceux qui le décideront voudront bien en prévenir les prêtres. Il ne s’agira pas de dire le nom mais de pouvoir annoncer à l’assemblée que la communion se vit concrètement par certains avec les derniers d’aujourd’hui.

Avec l’EAP, nous avons essayé de faire au mieux. Il n’existe pas de choix idéal. Chaque décision a ses ombres et ses lumières. Nous avons voulu aller dans ce qui nous paraissait correspondre au mieux à l’Esprit de l’Evangile, cet Esprit qui nous appelle tous à le suivre. Chaque membre est là pour répondre à vos questions et entendre vos suggestions.

Que le temps qui s’ouvre soit vraiment nouveau en laissant le confinement s’effacer au profit de la confiance. Bien fraternellement,

Les abbés Patrick et Manu