Edito du 21 octobre

SE METTRE EN ÉTAT D’ÉCOUTE
(extraits)

« Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un.
Écouter quelqu’un c’est lui dire : Tu es important, tu es intéressant.
Je suis disponible à ta présence. » (Jacques Salomé)

Écouter, c’est « prêter à l’autre son attention » pour comprendre sa vision des choses… Nous avons là une première exigence fondamentale de l’écoute : elle demande avant toute chose une attention libre, une disponibilité à recevoir, à laisser venir à soi. L’écoute est réceptive, il faut faire silence dans sa pensée si l’on veut écouter l’autre de manière à l’entendre…
Cette première année de l’Appel est marquée par l’écoute : écoute de la Parole de Dieu, écoute de l’autre. Une année pour nous aider mutuellement à écouter. « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises » livre de l’Apocalypse, 2 et 3. Écoute, Église de Verdun, ce que l’Esprit te dit, quels chemins de mission Il t’inspire pour aujourd’hui et demain, afin que tu deviennes toujours plus une Église heureuse, jeune, audacieuse, missionnaire.La première condition pour entendre le Saint-Esprit est de croire qu’Il habite en nous, que notre vie dans ses plus petits détails l’intéresse, et bien sûr qu’Il désire nous inspirer pour notre plus grand bien.
La deuxième condition c’est de l’écouter ! Comme Il nous est très intime, il faut développer une vie intérieure d’amitié avec Lui. Indispensable silence afin d’apprendre à reconnaître sa voix si discrète : « Mes brebis écoutent ma voie et elles me suivent » (Jn 10,27)…
Attention à ne pas se précipiter aussitôt pour agir, nous risquerions alors de prendre pour la volonté de l’Esprit ce qui n’est rien d’autre que les désirs pressants et pressés de notre esprit.
L’écouter, oui, mais pour mieux Lui obéir… à travers les petits riens de la vie. Peu à peu, en quittant notre volonté propre pour correspondre à ce que Dieu veut, nous allons mieux « sentir » dans quelle direction s’incline Sa sainte volonté.
Un dernier conseil : n’avancez pas tout seul dans les voies de l’Esprit, pensez à l’accompagnement spirituel.
 Se mettre à l’écoute de l’Esprit-Saint :
– C’est vivre une démarche d’humilité et d’abandon.

– C’est accepter de remettre en cause ce qui peut apparaître comme essentiel et qui se révèle accessoire.
– C’est accepter de ne pas tout maîtriser pour permettre que l’Esprit nous souffle un élan de nouveauté.
– C’est ranger nos agendas car il ne s’agit pas d’abord d’organiser. Nous organiserons car nous aurons discerné ce qui est bon pour l’annonce de l’Évangile dans nos paroisses, doyennés, diocèse.
– C’est s’enrichir des expériences d’autres communauté paroissiales et diocésaines, d’autres pays avec nos frères prêtres venus d’ailleurs.

Nous mettre à l’écoute de l’Esprit nous permet de vivre l’Église, Corps du Christ où chaque baptisé répondra à l’appel du Seigneur et accueillera sa vocation propre, se conjuguant avec les autres vocations. C’est aussi « Vivre une Église en sortie » comme le rappelle le Pape François : « … sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile ».
Viens Esprit saint, viens embraser nos cœurs…

 + Jean-Paul GUSCHING
Evêque de Verdun