Mercredi 22 juillet : SERVIR

Lourdes en Meuse

Mercredi 22 juillet : SERVIR

Noces de Cana (Jn 2, 01-11)

Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »
Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres).
Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié
et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. .

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Méditation

Marie est présente à un mariage avec Jésus et les apôtres. On connaît l’histoire, Marie, attentive à tout ce qui se vit, s’aperçoit du souci pour le marié : Il n’y a plus de vin… Elle en parle à Jésus qui donne l’impression de la rabrouer…C’est alors que Marie s’adresse aux serviteurs qui vont jouer le jeu. C’est grâce à eux qui acceptent de remplir les jarres d’eau que Jésus va pouvoir accomplir le signe de l’eau changé en vin. L’évangéliste Jean précise bien que seuls les serviteurs ont été au courant de ce qui s’était réellement passé et pour cause ils ont été les seuls acteurs dans cet événement. Toute la place, toute l’importance des serviteurs est signalée !

De la même manière, c’est aussi une de nos découvertes pendant cette pandémie, lors du confinement, on a su voir que ce sont les « petits travailleurs » qui ont permis de continuer à vivre : pas seulement les soignants (quoique leur sens du service était bien présent et qu’on ne peut l’oublier), les pompiers, mais aussi les éboueurs, les caissiers, les ambulanciers etc…

A Lourdes, Marie n’a pas choisi la fille d’un notable pour transmettre son message, mais la fille d’un chômeur… Ce rappel de l’importance du service est bien présent dans l’évangile, surtout de la place des serviteurs qui sont habituellement ceux qui ne présentent aucun intérêt, ceux qu’on ne remarque pas, ceux qu’à l’époque de Jésus on identifie même aux esclaves. Jésus lui-même nous invite à être serviteur et surtout se fait serviteur en lavant les pieds des apôtres. Cette attitude de service, parfois à genoux, aux pieds des malades ou en train de les laver de la part du personnel soignant, cette attitude aimante, qu’on voit se répéter à Lourdes, n’est-elle pas un des signes les plus beaux de l’amour de Jésus pour les plus humbles !

Témoignage

27 juillet 2019 le pèlerinage à Lourdes pour le diocèse de Verdun se termine. Nous avons tous des souvenirs plein la tête en se donnant rendez-vous en novembre et pour certains, en septembre pour le jus de pommes. Mais tout le monde est dans l’espoir de se retrouver en juillet 2020 …
L’année 2020 commence et avec elle, en silence, une pandémie arrive… 16 mars le monde s’arrête, la vie s’arrête et pour certains elle s’arrête vraiment, avec toutes les souffrances liées à ces départs tragiques !
Le couperet tombe… pas de pèlerinage à Lourdes en 2020… tout le monde (hospitaliers comme malades) est triste, sous le choc !
Cette épreuve permet de nous faire prendre conscience de la Chance que nous avons, nous les hospitaliers. Nous avons la santé, nos bras, nos jambes, nous sommes libres dans nos déplacements.
Ce n’est pas le cas pour les malades dont beaucoup attendent avec impatience cette semaine de pèlerinage, cette semaine de rencontre, de partage où nous, hospitaliers, sommes présents pour leur apporter le maximum de bonheur.
Pour beaucoup de malades le monde s’écroule la peine s’installe… là encore les hospitaliers devront être présents en rencontrant au maximum les malades durant cette semaine qui aurait dû être celle de notre « pèlerinage « .
L’épreuve que nous avons vécue et que nous vivons encore nous fait prendre conscience que pouvoir offrir de son temps à l’autre, pouvoir lui transmettre notre énergie et avoir la santé sont des cadeaux inestimables.

Maxime Prudent