Mardi 21 juillet : CRAINDRE

Lourdes en Meuse

Mardi 21 juillet : CRAINDRE

Jésus retrouvé au Temple (Lc 2, 41-51)

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

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Méditation

Plus que jamais, cette peur, cette angoisse nous la vivons depuis quelques mois… Ce􀀁e angoisse liée, bien sûr, à la pandémie, où nous sommes confrontés à la disparition, l’absence, la perte d’un être cher… Nous avons peur pour nous-mêmes, nos enfants, nos parents à propos de leur santé bien sûr mais aussi par rapport à leurs études, à leur profession, à leur avenir… Nous sommes bousculés à tous les niveaux et pour le moment nous n’y voyons pas clair du tout… Nous avons des informations contradictoires qui ne nous rassurent pas…
Dans l’évangile de Jésus retrouvé au temple au bout de trois jours (c’est long !), Marie déverse sur Jésus des reproches, à la mesure de sa peur… A travers cette expression : « Pourquoi nous as-tu fait cela ? » on retrouve tout à fait la réaction de n’importe quelle maman et elle associe Joseph aux reproches : « Vois ton père et moi… ». C’est toute l’humanité de Marie, qu’il ne nous faut jamais oublier, que l’on retrouve, résultat de sa peur durant ces trois jours de recherches. Et non seulement, elle a peur, mais elle ne comprend pas la réponse de Jésus : « Ne savez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père ? »
Ce􀀁e humanité de Marie, Bernadette en parle comme de quelqu’un qui lui est semblable, « elle s’adresse à moi comme une personne avec une autre personne… »

Dans ces réactions de Marie, avec des sentiments mêlés, nous ressentons les mêmes difficultés d’admettre, le sentiment d’abandonner, comme les adultes avec leurs parents en EPADH ou leurs enfants handicapés en institution, avec cette absence du droit de visite pendant des semaines etc….
A Lourdes, les parents de Bernadette ont eu peur face au qu’en dira-t-on, à la rumeur. Ils ont peur pour leur fille et pour leur famille.
Ils ont peur de l’inconnu.
Marie, comme nous, ne comprend pas, mais elle n’en reste pas là,
« elle conservait tous ces événements dans son cœur… » Ce qui veut dire : Aujourd’hui, je ne comprends pas mais un jour… plus tard… éclairée par d’autres événements, des rencontres, des réflexions dans la Foi, j’en saisirai le sens…Nous aussi, aujourd’hui, nous avons à conserver tous ces événements dans notre cœur pour croire que nous en saisirons le sens … plus tard…..
C’est sûr !

Témoignage

Chers amis, bonjour !
Votre courrier me procure une joie immense. C’est dommage que nous ne puissions pas être à Lourdes cet été, à cause du Covid 19. Mais ce que vous avez prévu me met du baume au cœur. Nous avons tous vécu des choses inattendues. J’ai eu des angoisses, comme tout le monde, je suppose peur de la maladie, peur de manquer d’approvisionnement, peur de recevoir des mauvaises nouvelles. Mais à aucun moment je ne me suis sentie seule. Il était (et est) toujours là ainsi que la Présence de la Bonne Mère. J’ai été soutenue et encouragée par les appels téléphoniques passés et reçus ; par la chaîne KTO : chapelet à 15h30, messes, partage de l’Évangile chaque dimanche (merci au Père Daniel et aux personnes qui me transmettaient !) Merci aussi pour l’album photos du Pèlerinage 2019, ça m’aidait à penser à chacune et chacun même si je n’avais pas tous les noms. Je revivais ces moments bénis de partage de l’Amour Fraternel. Je prie pour que nous puissions retrouver la vie normale. Qu’II nous aide à traverser ces moments qui ont été douloureux pour certains, difficiles pour tous. Mais l’Espérance reste Vivante et nous pourrons chanter encore et encore : « Oh ! Vierge Marie, Le Peuple Chrétien à Lourdes vous prie, chez vous, il revient… Ave Maria. »

Fraternelles pensées à tous.

Malika Pierron