messes prières

lundi 21 septembre

Lourdes Kto ; messe 10h   chapelet 15h30

Messes info

Prière du matin

Seigneur notre Dieu, tu as proclamé l’accomplissement et le dépassement de la loi par la charité, et tu as fait de ton apôtre saint Matthieu le héraut de cette Bonne Nouvelle. Dans tes commandements inébranlables, fais-nous reconnaître ta Sagesse infinie. En ce jour, donne-nous de tendre à observer ta sainte Loi pour être libérés de celle du péché qui nous tient captifs (Romains 2), et ainsi nous nous pencherons joyeusement sur la loi parfaite de la liberté (Jacques 25).

Office du milieu du jour

Notre Père

 Prière du soir

e te rends grâces, Seigneur, pour Marie notre mère, gardienne amoureuse de ta parole, méditant dans son cœur totalement pur l’abondance de tes grâces. Parfois nous récusons telle exigence de ton Évangile, ne conservant que ce qui nous plaît, mais elle, notre mère, est le parfait modèle de la fidélité qui a gardé le germe et le Verbe dans son cœur. Qu’elle nous aide à nous laisser pourfendre par le glaive qui retranche ce qui appartient à la chair vouée à la mort. Alors le blé pourra germer dans la bonne terre et donner cent pour un, notre cœur donnera du fruit « à force de persévérance ».

La prière de la Communauté de Taizé en Saône-et-Loire

homelies du Père Gilbert Adam

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Matthieu 9 9–13

Appel de Matthieu — Repas avec les pécheurs

 Jésus continua son chemin et vit l’homme qui était à la douane. Il a dit à cet homme, nommé Matthieu.

— Suis-moi !

L’autre se leva et se mit à le suivre.

10 Comme Jésus était là à table dans la maison, un certain nombre de collecteurs de l’impôt et d’autres pécheurs étaient installés avec Jésus et ses disciples.

11 En voyant cela, les Pharisiens commencent à discuter avec ses disciples :

— Comment votre maître peut-il manger avec des collecteurs de l’impôt et des pécheurs ?

12 Mais Jésus l’entend et leur dit :

— Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin d’un médecin, mais les malades. 13 Allez donc apprendre ce que veut dire cette parole :

C’est la miséricorde que j’aime, non les offrandes !

Je ne suis pas venu, moi, pour appeler des justes mais des pécheurs.

(Traduction de la Bible des Peuples)

LES PUBLICAINS

Pour entrer dans la famille de Dieu, nous devons changer notre regard sur les choses et sur les gens. Cette conversion n’est pas aussi visible que la participation à des cérémonies religieuses. Elle est bien plus difficile mais beaucoup plus précieuse.

Nous devons d’abord nous libérer des jugements tout faits que nous portons sur les autres. N’allons pas étiqueter les hommes et décider entre bons et mauvais ; entre ceux que nous pouvons ou que nous ne pouvons pas saluer ; entre ceux que nous aimons et que nous aidons, et les autres. Apprenons que Dieu ne rejette personne et que son plan miséricordieux de salut s’étend à tous.

L’Évangile parle des publicains ou collecteurs de l’impôt. Rappelons que le pays de Jésus était sous la domination de l’empire romain : les collecteurs de l’impôt étaient donc des Juifs qui travaillaient pour un pouvoir étranger.

Les patriotes les considéraient comme des traîtres. Les gens se rendaient compte qu’ils remplissaient leurs poches, et les mendiants eux-mêmes refusaient leurs aumônes. Pourtant, Jésus ne les condamne pas puisqu’il prend l’un d’entre eux, Lévi, parmi ses apôtres, alors que la plupart d’entre eux étaient des patriotes résolus.

Les maîtres de la Loi étaient un peu comme les catéchistes ou les professeurs de religion. Ils admiraient l’enseignement de Jésus, mais ils ne considéraient pas les publicains et les autres pécheurs (ceux qui n’observaient pas les préceptes religieux) comme des frères.

◆ v. 12 : C’est la miséricorde que j’aime, non les offrandes. Dans le texte d’Osée 6 6, il s’agit, non de la miséricorde, mais de l’amour sincère à Dieu. Le prophète s’adresse à un peuple qui ne manque pas d’offrir tous les sacrifices prévus par la coutume et les fêtes traditionnelles, mais qui n’a jamais imaginé que Dieu puisse attendre autre chose de ses fidèles, et serait bien incapable d’aimer le souverain du ciel. Pour Jésus, cette capacité d’aimer Dieu que nous ne voyons pas, ne fait qu’un avec une attitude habituelle, faite d’une ouverture de l’esprit et d’une générosité du cœur, grâce à laquelle on ne s’empresse pas de juger son prochain lorsque son attitude nous déconcerte, mais on cherche à le comprendre en se mettant à sa place. Cette interprétation bienveillante a priori permet d’établir des relations fraternelles avec tous, comme en 12 7.

Homélie.

Les autres évangélistes, par respect et considération pour Matthieu, n’ont pas voulu lui donner le nom sous lequel il était communément connu, et comme il avait ce deuxième nom, ils l’ont appelé Lévi. Mais obéissant à ce précepte de Salomon : Le juste est le premier à s’accuser lui-même (Proverbes 10 17), Matthieu se fait appeler Matthieu et se qualifie de publicain, afin de montrer à ceux qui le lisent que personne ne doit désespérer de son salut s’il revient à de meilleurs sentiments, car il a été lui-même en un instant changé de publicain comme apôtre. Les pécheurs ont vu un publicain qui est passé d’un état de péché à une vie vertueuse et pénitente: c’est pourquoi, dans cet exemple, ils ne désespèrent pas de leur salut, et ils viennent à Jésus, non en persévérant dans leurs anciens désordres, comme les pharisiens et les scribes murmuraient, mais faisant pénitence, comme le dit la parole du Seigneur: C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice, car je ne suis pas venu appeler les justes, mais pécheurs (Matthieu 9 13).

Le Seigneur se rendait aux repas des pécheurs pour avoir l’occasion de les instruire et de servir ainsi à ceux qui l’invitaient des aliments spirituels. D’ailleurs, des nombreux repas où il est dit que le Seigneur s’est rendu, l’évangile ne nous rapporte rien, sinon ce qu’il a fait et ce qu’il a enseigné, afin de nous montrer et son humble condescendance envers les pécheurs, et la puissance de sa doctrine en la conversion des pénitents.

Méditation

Allez, vous aussi, à ma vigne ! Frères, peut-être vous demandez-vous pourquoi on ne fait pas venir tous ces ouvriers en même temps, dans la vigne du Seigneur ? Je vous répondrai que le dessein de Dieu a été de les appeler tous en même temps. Mais ils ne veulent pas venir dès qu’ils sont appelés à la première heure et cela tient au refus de ceux qui sont ainsi appelés. C’est pourquoi Dieu lui-même vient les appeler en particulier, les uns de grand matin, les autres à la troisième heure, les autres à la sixième heure, les autres à la neuvième heure, et les autres enfin à la onzième. C’est-à-dire, à l’heure où il pensait qu’ils se rendraient et qu’ils répondraient à son invitation. C’est ce que remarque clairement l’apôtre Paul à son sujet : Quand il a plu à Dieu, il m’a séparé dans le sein de ma mère (Galates 15). Quand est-ce que cela a plu à Dieu, sinon quand il a vu que Paul se rendrait à son appel ? Dieu eût voulu l’appeler, certes, dès le commencement de sa vie ; mais parce que Paul ne se fût pas rendu à sa voix, Dieu a pris le parti de ne l’appeler que lorsqu’il a vu qu’il lui répondrait.

C’est ainsi que Dieu n’a appelé le bon larron qu’à la dernière heure, bien qu’il eût pu le faire plus tôt, s’il avait prévu que cet homme se fût rendu à son appel. Que si ces ouvriers disent que personne ne les a embauchés, il faut se souvenir de la patience de Dieu ; ce sont les ouvriers qui l’affirment, et non le père de famille, qui ne veut pas les troubler dans leur travail. Lui, il montre assez qu’il a fait tout ce qu’il a pu de son côté, afin que tous puissent venir dès la première heure du jour : Il est sorti dès le matin pour les louer.

Ainsi la parabole de Jésus nous fait voir, en son déroulement, que les hommes se donnent à Dieu à des âges très différents. Et Dieu veut à tout prix empêcher les premiers appelés de mépriser les derniers.

Saint Jean Chrysostome († 404)

Saint Matthieu, apôtre et évangéliste

Fête

Le premier évangile a toujours été rattaché à l’apôtre Matthieu, fils d’Alphée (Marc 14-15). Mentionné dans la liste des Douze, Marc et Luc le nomment Lévi, là où Matthieu le présente comme un publicain appelé par Jésus à le suivre. Cet appel est d’autant plus significatif que, par sa profession à la solde des Romains, Matthieu était voué au mépris des Juifs fervents qui assimilaient « publicains et pécheurs ». Jésus révèle ici le secret de sa mission : il est venu appeler non pas les justes mais les pécheurs travaillés par la « lumière de la grâce spirituelle » (saint Bède).

À travers l’évangile qui porte son nom, Matthieu apparaît comme le scribe devenu disciple du Royaume : il sait tirer de son trésor, la vie de Jésus, du neuf pour l’aujourd’hui de sa communauté et de l’ancien en faisant éclater au grand jour le sens caché des prophéties de l’Ancien Testament. Matthieu ne perd jamais une occasion de nous montrer qu’en chacune de ses paroles, en chacun de ses gestes, Jésus accomplit les Écritures d’Israël. En Jésus, le Royaume de Dieu est là, même s’il reste encore en attente de son plein accomplissement. L’iconographie le représente sous les traits d’un homme, car son évangile débute par la généalogie humaine de Jésus.

 

 

 

 

 

 

 

 

imprimé de demande de messe