Accueil de Mgr de Metz-Noblat par l’abbé Jean-Pierre GUERY

Mgr de Metz-Noblat, Joseph, notre évêque : bienvenue chez vous !
C’est au nom des prêtres du diocèse que je prends, pour quelques instants, la parole.
Soyez le bienvenu à nos côtés. Heureuse découverte de la Meuse de 2026 et chaleureux souhaits pour l’écriture de ce nouveau chapitre du livre de votre vie donnée au Christ pour le service de son Eglise en Meuse, dans la confiance !
Je parle de confiance ; votre devise épiscopale n’est-elle pas : « Gardez confiance » ? Deux mots extraits d’un précieux conseil de Jésus lui-même à ses disciples, au chapitre 16 de l’évangile selon saint Jean, où nous lisons, au verset 33 : « En ce monde, vous faites l’expérience de l’adversité ; gardez courage, gardez confiance, j’ai vaincu le monde ! ». Après plusieurs mois difficiles et l’impression de nous trouver orphelins, accompagnés par l’administrateur apostolique, la venue d’un nouvel évêque en notre diocèse peut donner à nouveau confiance et courage. Tel est notre voeu et notre prière pour vous !
Bienvenue à Verdun, dans cette basilique-cathédrale que vous connaissez depuis longtemps ! Nous sommes très nombreux et nous représentons les différentes paroisses, mouvements et services qui composent le diocèse. Votre place est désormais sur la cathèdre en tant que 112ème successeur de saint Saintin, premier prédicateur de l’Evangile au IVème siècle. Puissiez-vous être à l’écoute des uns et des autres, prenant conseil et préservant le temps de la réflexion, du discernement, de la prière à la lumière de l’Evangile notre trésor commun.
Bienvenue en cette ville de Verdun, symbole de Paix, porteuse d’un message de fraternisation par delà les frontières. Le pape Léon XIV, depuis le premier jour de son pontificat, ne cesse d’appeler à la Paix, de souhaiter la Paix. Au nom du Christ et de l’Evangile, il transmet ce message en toutes les langues, à temps et à contretemps, toujours de manière apaisée et apaisante. Il reprend les axes traditionnels de l’enseignement social de l’Eglise chrétienne : dignité humaine, solidarité entre les peuples, droits fondamentaux, vérité et justice. Aidez-nous à suivre cette même voie, une voie sacrée !
Après les 12 années passées avec nos voisins du diocèse de Langres que nous saluons fraternellement, soyez le bienvenu en terre meusienne : de Vaucouleurs à Inor, dans les vallées de la Saulx et de l’Ornain, dans les forêts de l’Argonne et les plaines de la Petite et de la Grande Woëvre ! Heureux retour au contact de visages connus et dans la découverte de nouveaux. Une grande famille est là, qui vous accueille et vous invite déjà à faire de nouvelles connaissances, à vivre déjà de nouvelles rencontres. Depuis nos lieux de vie et d’insertion, nous partageons un même regard de foi : l’Amour de Dieu est présent, agissant, accueilli, offert même s’il n’est pas toujours nommé.
Ensemble, avec la richesse de nos différences, puissions-nous, par notre vie, nos paroles et nos engagements, nous opposer aux projets qui écrasent les plus faibles, ne respectent pas la dignité de chaque personne. Puissions-nous rejoindre celles et ceux qui refusent d’utiliser les conflits, sélectionnant les plus forts, négligeant ceux qui restent à la traîne, ceux qui n’y parviennent pas, considérant ceux qui succombent comme des déchets de l’histoire. Pour nous, disciples du Christ, la véritable force se manifeste dans le service.
Ces propos du Pape Léon rappellent ceux du Pape François qui appelait les évêques à imiter le berger toujours attentif et présent : tantôt devant le troupeau pour le guider, tantôt au milieu du troupeau pour le rassurer et à d’autres moments encore à l’arrière du troupeau pour stimuler les plus lents, réconforter les plus fatigués. Puissiez-vous être un pasteur proche de son troupeau au point d’être impregné de l’odeur de ses brebis. Puissiez-vous ouvrir les enclos et nous aider à sortir sur de nouvelles terres.
En tant que prêtres, au jour de notre ordination, il nous a été demandé : « voulez-vous devenir prêtre, collaborateur fidèle des évêques dans le sacerdoce, pour servir et guider sans relâche le peuple de Dieu sous la conduite de l’Esprit Saint ? »
Si nous sommes présents aujourd’hui, c’est que nous désirons rester fidèles à notre réponse du premier jour, prêts à poursuivre notre service du Peuple de Dieu, souhaitant une Eglise ouverte aux questions du monde, dans un esprit de concertation et de dialogue. Les pères du synode sur la synodalité, dans leurs recommandations, nous disent : « il n’y a pas d’annonce de l’Évangile sans prendre en compte l’interlocuteur, en qui l’Esprit est déjà à l’œuvre ». Prêtres, nous avons à ajuster notre manière de servir la liturgie, la prière, le partage de la Parole et tout autant la charité et la proximité aux hommes et femmes de notre temps.
Ensemble, rendons grâce au Seigneur pour le don qu’il fait à notre Eglise ! Appelons l’intercession de Marie et de Joseph pour notre nouvel évêque, pour nos diverses paroisses, services et mouvements, pour les personnes qui les composent, les animent, les rencontrent, souffrent et osent encore s’adresser à elle.
Jean Pierre GUERY