Initiative : La prière, la solidarité et la fraternité: seuls virus à transmettre.

L’abbé Amer AWAD, de la paroisse St-Bernard-de-la-Vallée-de-l’Othain, propose à ses paroissiens et à tous ceux qui le veulent d’être en union de prière tous les jours à 18h. (Mais cela n’empêche en aucun cas de prendre la prière à n’importe quel moment de la journée.)

Le père AWAD propose donc un temps de prière autour de la Parole de Dieu du jour.

Vous trouverez-ci dessous, jour après jour, cette proposition.

Prière du vendredi 8 mai

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !
C’est le mois de Marie C’est le mois le plus beau
À la Vierge chérie Disons un chant nouveau.

1 – Ornons le sanctuaire De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Mère Et nos chants et nos cœurs.

2 – De la saison nouvelle Qui dira les attraits
Marie est bien plus belle Plus doux sont ses bienfaits.

3 – L’étoile bienfaisante Qui scintille au matin
Est moins éblouissante Que son front tout divin.

4 – Au vallon solitaire Le lis en sa blancheur
De cette Vierge Mère Retrace la candeur.

5 – Aimable violette Ta modeste beauté
Est l’image parfaite De son humilité.

6-Et quand la dernière heure Viendra finir nos ans
Dans la sainte demeure Introduis tes enfants.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 1-6)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé :
vous croyez en Dieu,
croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père,
il y a de nombreuses demeures ;
sinon, vous aurais-je dit :
“Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place,
je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi,
afin que là où je suis,
vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais,
vous savez le chemin. »
Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ;
personne ne va vers le Père sans passer par moi. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,
Aujourd’hui, Jésus nous invite au repos. La sérénité et la joie coulent tout le long d’une rivière de paix, de son Cœur ressuscité jusqu’au nôtre, qui est inquiet et agité et, si souvent, secoué par une activité aussi fébrile que vaine.
Au beau milieu de nos agitations, de nos peurs, Jésus, le Prince de la Paix, réaffirme aux hommes de bonne volonté, avec sa douceur infinie : « Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi ».
À la droite du Père, son rêve plein d’espoir miséricordieux est de nous avoir à Ses côtés, «et là où je suis, vous y serez aussi ».
Par la grâce de Dieu, nous connaissons la route qui mène au Père, dont la maison a beaucoup de demeures. La vie que nous attendons, la place qui nous est préparée sont déjà là. Dans l’Eucharistie nous avons déjà accès à la rencontre avec Jésus dans le partage du pain et du vin, signes du repas éternel où il nous attend pour l’éternité. Que Marie notre mère nous accompagne sur nos chemins de foi !
Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.
Amen
Père Alphonse

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Par l’intercession de la Sainte Vierge Marie, nous prions pour les membres du conseil des affaires économiques et pour les membres de l’économat diocésain.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du jeudi 7 mai

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !
C’est le mois de Marie C’est le mois le plus beau
À la Vierge chérie Disons un chant nouveau.

1 – Ornons le sanctuaire De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Mère Et nos chants et nos cœurs.

2 – De la saison nouvelle Qui dira les attraits
Marie est bien plus belle Plus doux sont ses bienfaits.

3 – L’étoile bienfaisante Qui scintille au matin
Est moins éblouissante Que son front tout divin.

4 – Au vallon solitaire Le lis en sa blancheur
De cette Vierge Mère Retrace la candeur.

5 – Aimable violette Ta modeste beauté
Est l’image parfaite De son humilité.

6-Et quand la dernière heure Viendra finir nos ans
Dans la sainte demeure Introduis tes enfants.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

« Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même » (Jn 13, 16-20)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Après avoir lavé les pieds de ses disciples,
Jésus parla ainsi :
« Amen, amen, je vous le dis :
un serviteur n’est pas plus grand que son maître,
ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous,
si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle.
Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis,
mais il faut que s’accomplisse l’Écriture :
Celui qui mange le pain avec moi
m’a frappé du talon.
Je vous dis ces choses dès maintenant,
avant qu’elles n’arrivent ;
ainsi, lorsqu’elles arriveront,
vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis :
si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ;
et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,
Ce passage fait suite au lavement des pieds. Il est important de remarquer ceci : lors de la dernière Cène, Jean substitue le lavement des pieds à l’institution de l’Eucharistie. Jésus voulait que ses disciples se souviennent de cette leçon comme étant centrale à son enseignement. C’est pourquoi Jean la situe au repas d’adieu solennel du Seigneur.
Jésus est notre modèle du serviteur et ses disciples que nous sommes, sommes appelés à servir comme lui.
« Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. » L’Église “en sortie” est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent. La communauté évangélisatrice, par ses œuvres et ses gestes, se met dans la vie quotidienne des autres, elle raccourcit les distances, elle s’abaisse jusqu’à l’humiliation si c’est nécessaire, et assume la vie humaine, touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple. Telle est aujourd’hui notre mission dans ce monde qui a besoin des gestes et des paroles prophétiques, une parole de confiance et d’espérance car le Seigneur est présent à chacune de nos vies.
Le disciple, c’est celui qui sait offrir sa vie entière comme témoignage de Jésus-Christ dont le rêve est que la Parole soit accueillie et manifeste sa puissance libératrice et rénovatrice.
Que Marie notre mère nous accompagne sur nos chemins de foi.
Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.
Amen
P. Alphonse+

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Par l’intercession de la Sainte Vierge Marie nous prions pour les membres de préparation du bulletin diocésain « Église de Verdun »

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mercredi 6 mai

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !
C’est le mois de Marie C’est le mois le plus beau
À la Vierge chérie Disons un chant nouveau.

1 – Ornons le sanctuaire De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Mère Et nos chants et nos cœurs.

2 – De la saison nouvelle Qui dira les attraits
Marie est bien plus belle Plus doux sont ses bienfaits.

3 – L’étoile bienfaisante Qui scintille au matin
Est moins éblouissante Que son front tout divin.

4 – Au vallon solitaire Le lis en sa blancheur
De cette Vierge Mère Retrace la candeur.

5 – Aimable violette Ta modeste beauté
Est l’image parfaite De son humilité.

6-Et quand la dernière heure Viendra finir nos ans
Dans la sainte demeure Introduis tes enfants.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

« Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde » (Jn 12, 44-50)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus s’écria :
« Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit,
mais en Celui qui m’a envoyé ;
et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde
pour que celui qui croit en moi
ne demeure pas dans les ténèbres.
Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle,
moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles
aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée :
c’est elle qui le jugera au dernier jour.
Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé :
le Père lui-même, qui m’a envoyé,
m’a donné son commandement
sur ce que je dois dire et déclarer ;
et je sais que son commandement est vie éternelle.
Donc, ce que je déclare,
je le déclare comme le Père me l’a dit. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,
L’évangéliste Jean situe notre texte d’aujourd’hui juste avant la dernière Cène, le lavement des pieds, la Passion, et Jésus y affirme : « Moi, qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. » Quelques heures après, « c’est l’heure », celle des ténèbres, où il se trouve plongé, lui et les siens. Heure aussi du combat contre le mal, le péché, la mort, qui semblent avoir le dernier mot quand la pierre est roulée.
Mais la Lumière ne pouvait rester prisonnière des ténèbres. Ressuscité, Lui-même sera alors « la Lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde » si bien que « celui qui croit en moi ne mourra pas, mais il aura la lumière de la Vie ».
Nous avons sans cesse besoin d’être rétablis dans la confiance par la Lumière de Vérité, alors que les vents du monde sont si contraires, et le quotidien si lourd d’angoisses et de désillusions. Que « les yeux de notre cœur » soient donc illuminés, lavés par l’eau de l’Esprit qui vivifie, pour ne plus plonger que dans le regard d’amour que le Père pose sur nous.
Alors c’est avec son regard que nous verrons nos frères et le monde entier dans sa Lumière et poserons sur toute chose la douceur et la paix de sa miséricorde, puisqu’il affirme « je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver ». « La patience est le style de Dieu », dit notre pape François. Que Marie notre mère nous accompagne sur nos chemins de foi !
Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.
Amen
P. Alphonse.

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Par l’intercession de la Sainte Vierge Marie, nous prions pour les membres de la Chancellerie.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mardi 5 mai

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !
C’est le mois de Marie C’est le mois le plus beau
À la Vierge chérie Disons un chant nouveau.

1 – Ornons le sanctuaire De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Mère Et nos chants et nos cœurs.

2 – De la saison nouvelle Qui dira les attraits
Marie est bien plus belle Plus doux sont ses bienfaits.

3 – L’étoile bienfaisante Qui scintille au matin
Est moins éblouissante Que son front tout divin.

4 – Au vallon solitaire Le lis en sa blancheur
De cette Vierge Mère Retrace la candeur.

5 – Aimable violette Ta modeste beauté
Est l’image parfaite De son humilité.

6-Et quand la dernière heure Viendra finir nos ans
Dans la sainte demeure Introduis tes enfants.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

« Le Père et moi, nous sommes UN » (Jn 10, 22-30)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

On célébrait la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem.
C’était l’hiver.
Jésus allait et venait dans le Temple,
sous la colonnade de Salomon.
Les Juifs firent cercle autour de lui ;
ils lui disaient :
« Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ?
Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
Jésus leur répondit :
« Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas.
Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père,
voilà ce qui me rend témoignage.
Mais vous, vous ne croyez pas,
parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers amis, l’Evangile de ce jour nous montre à quel point le Christ est lié à son Père. A 4 reprises, Il parle du Père. « Les œuvres que je fais au nom de mon Père » ; « le Père qui m’a donné les brebis est plus grand que tout », « personne ne peut les arracher de la main du Père », et « le Père et moi, nous sommes un. Quel est cet homme qui parle ainsi ? Pour les juifs c’est un blasphème et ils essaient de le lapider.
Cette unité qui lie le Christ à son Père est présente dans l’unité qu’il y a entre le Seigneur et son Eglise c’est-à-dire avec chacun de nous. Depuis notre baptême, nous avons la grâce de la filiation divine qui fait que nous avons cette unité avec Dieu le Père et donc avec Jésus le Fils, et tout cela par l’œuvre du Saint Esprit. Oui, nous sommes les brebis du Seigneur, qui écoutent sa voix. Parfois, nous n’écoutons pas la voix du Seigneur, parfois nous devenons une brebis galeuse et nous n’entrons plus dans l’enclos. La question que nous pouvons nous poser en ce jour est la suivante : qu’est-ce qui fait que je ne rentre pas dans l’enclos ? que je reste à la porte ? Quelles sont les choses qui m’éloignent du Seigneur ? Que chacun de nous se pose la question en toute franchise, et demande la grâce du retour dans l’enclos pour être avec le bon Pasteur qui nous mène vers son Père. Amen
Abbé Amer AWAD+

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Par l’intercession de la Sainte Vierge Marie, nous prions pour les membres du Conseil Episcopal.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du lundi 4 mai

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !
C’est le mois de Marie C’est le mois le plus beau
À la Vierge chérie Disons un chant nouveau.

1 – Ornons le sanctuaire De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Mère Et nos chants et nos cœurs.

2 – De la saison nouvelle Qui dira les attraits
Marie est bien plus belle Plus doux sont ses bienfaits.

3 – L’étoile bienfaisante Qui scintille au matin
Est moins éblouissante Que son front tout divin.

4 – Au vallon solitaire Le lis en sa blancheur
De cette Vierge Mère Retrace la candeur.

5 – Aimable violette Ta modeste beauté
Est l’image parfaite De son humilité.

6-Et quand la dernière heure Viendra finir nos ans
Dans la sainte demeure Introduis tes enfants.

Première Lecture

« Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! » (Ac 11, 1-18)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
les Apôtres et les frères qui étaient en Judée
avaient appris que les nations, elles aussi,
avaient reçu la parole de Dieu.
Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem,
ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie,
en disant :
« Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis,
et tu as mangé avec eux ! »
Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement
et leur exposa tout dans l’ordre, en disant :
« J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier,
et voici la vision que j’ai eue dans une extase :
c’était un objet qui descendait.
On aurait dit une grande toile
tenue aux quatre coins ;
venant du ciel, elle se posa près de moi.
Fixant les yeux sur elle, je l’examinai
et je vis les quadrupèdes de la terre,
les bêtes sauvages, les reptiles
et les oiseaux du ciel.
J’entendis une voix qui me disait :
“Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !”
Je répondis :
“Certainement pas, Seigneur !
Jamais aucun aliment interdit ou impur
n’est entré dans ma bouche.”
Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit :
“Ce que Dieu a déclaré pur,
toi, ne le déclare pas interdit.”
Cela se produisit par trois fois,
puis tout fut remonté au ciel.
Et voici qu’à l’instant même,
devant la maison où j’étais,
survinrent trois hommes
qui m’étaient envoyés de Césarée.
L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter.
Les six frères qui sont ici m’ont accompagné,
et nous sommes entrés chez le centurion Corneille.
Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir
dans sa maison et dire :
“Envoie quelqu’un à Jaffa
pour chercher Simon surnommé Pierre.
Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé,
toi et toute ta maison.”
Au moment où je prenais la parole,
l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là,
comme il était descendu sur nous au commencement.
Alors je me suis rappelé
la parole que le Seigneur avait dite :
“Jean a baptisé avec l’eau,
mais vous, c’est dans l’Esprit Saint
que vous serez baptisés.”
Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous,
parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ,
qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent
et ils rendirent gloire à Dieu, en disant :
« Ainsi donc, même aux nations,
Dieu a donné la conversion
qui fait entrer dans la vie ! »

– Parole du Seigneur.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus déclara :
« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,
qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,
les brebis ne sont pas à lui :
s’il voit venir le loup,
il abandonne les brebis et s’enfuit ;
le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire,
et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis,
et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît,
et que je connais le Père ;
et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis,
qui ne sont pas de cet enclos :
celles-là aussi, il faut que je les conduise.
Elles écouteront ma voix :
il y aura un seul troupeau
et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même.
J’ai le pouvoir de la donner,
j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :
voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation du Pape François

«Lorsque Pierre monte à Jérusalem, les fidèles lui font des reproches. Ils lui reprochent d’être entré dans la maison des incirconcis et d’avoir mangé avec eux, avec les païens : c’était un péché. La pureté de la loi ne le permettait pas. Mais Pierre l’a fait parce que l’Esprit l’avait amené là. Il y a toujours dans l’Église – surtout dans l’Église primitive, parce que la chose n’était pas claire – cet esprit de « nous sommes les justes, les autres sont les pécheurs ». Ce « nous et les autres », « nous et les autres », les divisions : « nous avons la bonne position devant Dieu ». Au lieu de cela, il y a « les autres », on dit aussi : « ce sont les « condamnés », oui. Et c’est une maladie de l’Église, une maladie qui découle des idéologies ou des partis religieux… Quand on pense qu’au temps de Jésus, il y avait au moins quatre partis religieux : le parti des Pharisiens, le parti des Sadducéens, le parti des Zélotes et le parti des Esséniens, et chacun interprétait « l’idée » qu’il se faisait de la loi. Et cette idée est une école hors-la-loi quand c’est une façon de penser, de se sentir mondain qui devient un interprète de la loi. On reprochait aussi à Jésus d’être entré dans la maison des publicains – qui étaient des pécheurs, selon eux – et de manger avec eux, avec des pécheurs, parce que la pureté de la loi ne le permettait pas ; et il ne se lavait pas les mains avant le déjeuner… Mais toujours ce reproche qui crée la division : cela est important, et je voudrais le souligner.
Il y a des idées, des positions qui créent la division, au point que la division est plus importante que l’unité. Mon idée est plus importante que l’Esprit Saint qui nous guide. Il y a un cardinal émérite qui vit ici au Vatican, un bon pasteur, et qui disait à ses fidèles : « Mais l’Église est comme un fleuve, vous savez ? Certains sont plus de ce côté, d’autres de l’autre, mais l’important est que tout le monde soit à l’intérieur du fleuve ». C’est l’unité de l’Église. Personne à l’extérieur, tous à l’intérieur. Ensuite, avec les particularités : cela ne divise pas, ce n’est pas une idéologie, c’est légal. Mais pourquoi l’Église a-t-elle cette largeur de fleuve ? C’est parce que le Seigneur le veut ainsi.
Le Seigneur, dans l’Evangile, nous dit : « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur”. Le Seigneur dit : « J’ai des brebis partout, et je suis le berger de tous ». Ce « tout » en Jésus est très important. Pensons à la parabole du festin des noces, où les invités ne voulaient pas y aller : l’un parce qu’il avait acheté un champ, l’autre parce qu’il s’était marié… chacun donnait sa raison de ne pas y aller. Et le maître s’est mis en colère et a dit : « Allez au carrefour et amenez tout le monde à la fête ». Tous. Grands et petits, riches et pauvres, bons et mauvais. Tout le monde. Ce « tout le monde » est un peu la vision du Seigneur qui est venu pour tout le monde et est mort pour tout le monde. « Mais est-il aussi mort pour ce misérable qui m’a rendu la vie impossible ? » Il est mort pour lui aussi. « Et pour ce bandit ? » Il est mort pour lui. Pour tout le monde. Et aussi pour les personnes qui ne croient pas en lui ou qui sont d’autres religions : il est mort pour tout le monde. Cela ne signifie pas que vous devez faire du prosélytisme : non. Mais il est mort pour tout le monde, il a justifié tout le monde.
Ici, à Rome, il y a une femme très bien, un professeur, le professeur Mara, qui, lorsqu’elle était en difficulté… il y avait des partis, et elle disait : « Mais le Christ est mort pour tous : continuons !” Cette capacité constructive. Nous avons un seul Rédempteur, une seule unité : le Christ est mort pour tous. Au lieu de cela, la tentation… Paul a également subi la tentation : « Je suis de Paul, je suis d’Apollon, je suis de ceci, je suis de l’autre… ». Et pensez à nous, il y a cinquante ans, après le Concile : les choses, les divisions dont l’Église a souffert. « Je suis de ce côté, je le pense, vous aussi… ». Oui, il est légitime de le penser, mais dans l’unité de l’Église, sous le Pasteur Jésus.

Deux choses. Le reproche des apôtres à Pierre parce qu’il était entré dans la maison des païens et Jésus qui dit : « Je suis le pasteur de tous ». Je suis le berger de tous. Et qui dit : « J’ai d’autres brebis qui ne viennent pas de cet enclos. Je dois aussi les diriger. Ils écouteront ma voix et deviendront un seul troupeau ». C’est la prière pour l’unité de tous les hommes, parce que tous les hommes et toutes les femmes … nous avons tous un Berger : Jésus.
Que le Seigneur nous libère de cette psychologie de la division et nous aide à voir ceci de Jésus, cette grande chose de Jésus, qu’en Lui nous sommes tous frères et qu’Il est le Berger de tous. Ce mot, aujourd’hui : « Tous tous! », pour nous accompagner tout au long de la journée.
Comme chaque matin, le Pape a invité les fidèles ne pouvant pas communier sacramentellement à réciter l’acte de communion spirituelle suivant:
«À tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abandonne dans son néant et en ta sainte présence. Je T’adore dans le sacrement de ton amour, (l’Eucharistie). Je désire te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon cœur ; en attente de la félicité de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô Jésus, que je vienne à Toi. Que ton amour puisse enflamme tout mon être pour la vie et la mort. Je crois en Toi, j’espère en Toi, je T’aime».

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Par l’intercession de la Sainte Vierge Marie nous prions pour notre Evêque Mgr Jean-Paul Gusching

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du samedi 2 mai

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !
C’est le mois de Marie C’est le mois le plus beau
À la Vierge chérie Disons un chant nouveau.

1 – Ornons le sanctuaire De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Mère Et nos chants et nos cœurs.

2 – De la saison nouvelle Qui dira les attraits
Marie est bien plus belle Plus doux sont ses bienfaits.

3 – L’étoile bienfaisante Qui scintille au matin
Est moins éblouissante Que son front tout divin.

4 – Au vallon solitaire Le lis en sa blancheur
De cette Vierge Mère Retrace la candeur.

5 – Aimable violette Ta modeste beauté
Est l’image parfaite De son humilité.

6-Et quand la dernière heure Viendra finir nos ans
Dans la sainte demeure Introduis tes enfants.

Lecture de l’Evangile du jour :

 

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus avait donné un enseignement
dans la synagogue de Capharnaüm.
Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent :
« Cette parole est rude !
Qui peut l’entendre ? »
Jésus savait en lui-même
que ses disciples récriminaient à son sujet.
Il leur dit :
« Cela vous scandalise ?
Et quand vous verrez le Fils de l’homme
monter là où il était auparavant !…
C’est l’esprit qui fait vivre,
la chair n’est capable de rien.
Les paroles que je vous ai dites sont esprit
et elles sont vie.
Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. »
Jésus savait en effet depuis le commencement
quels étaient ceux qui ne croyaient pas,
et qui était celui qui le livrerait.
Il ajouta :
« Voilà pourquoi je vous ai dit
que personne ne peut venir à moi
si cela ne lui est pas donné par le Père. »
À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent
et cessèrent de l’accompagner.
Alors Jésus dit aux Douze :
« Voulez-vous partir, vous aussi ? »
Simon-Pierre lui répondit :
« Seigneur, à qui irions-nous ?
Tu as les paroles de la vie éternelle.
Quant à nous, nous croyons,
et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle… Oui Seigneur à qui irions-nous ? Nous voulons croire que ta parole est vie, nous voulons croire que ta parole nous donne l’espérance, oui nous voulons croire que tu es le Saint de Dieu, oui Seigneur à qui irions-nous ?… Par ces paroles, Pierre, le premier des apôtres, a répondu à la question de Jésus : « voulez-vous partir, vous aussi ? »
Depuis des semaines, nous prenons nos précautions sanitaires et autres comme nous le demandent l’autorité civile et religieuse, pour nous protéger, pour protéger les autres et pour veiller à la santé corporelle de tous.
Aujourd’hui je voudrais partager avec vous cette réflexion : qu’en est-il de ma santé spirituelle ? Je nous invite à confier au Seigneur notre état de santé spirituelle. Que ce temps de confinement nous donne l’occasion de faire un examen complet de notre santé spirituelle. On n’hésite pas beaucoup à le faire pour notre santé physique, alors osons le faire pour notre état spirituel ; cela se passe tout d’abord à travers la prière personnelle et communautaire quand cela sera possible évidemment, à travers la relecture de ce que nous vivons, à travers la lecture de la Parole de Dieu, à travers les sacrements surtout celui de l’Eucharistie et de la réconciliation qui nous aident à nous relever. Oui faisons un scanner spirituel ou une IRM spirituelle. Certes, les paroles de Jésus peuvent déranger, oui certains disciples sont partis et ont cessé de suivre Jésus, ne soyons pas comme eux. Non, chers amis, entrons dans la peau de Saint Pierre et disons au Seigneur : à qui irions-nous, tu as les paroles de vie éternelle ? Amen.
Abbé Amer AWAD+

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Par l’intercession de la Sainte Vierge Marie, nous prions pour le corps enseignant et éducatif qui doit se poser des questions quant au déconfinement et à la reprise des cours.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du vendredi 1er mai

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau !
C’est le mois de Marie C’est le mois le plus beau
À la Vierge chérie Disons un chant nouveau.

1 – Ornons le sanctuaire De nos plus belles fleurs
Offrons à notre Mère Et nos chants et nos cœurs.

2 – De la saison nouvelle Qui dira les attraits
Marie est bien plus belle Plus doux sont ses bienfaits.

3 – L’étoile bienfaisante Qui scintille au matin
Est moins éblouissante Que son front tout divin.

4 – Au vallon solitaire Le lis en sa blancheur
De cette Vierge Mère Retrace la candeur.

5 – Aimable violette Ta modeste beauté
Est l’image parfaite De son humilité.

6-Et quand la dernière heure Viendra finir nos ans
Dans la sainte demeure Introduis tes enfants.

Lecture de l’Evangile du jour :

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59

Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,
« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui ». Il y a une subtilité dans ce verset. Tout le monde sait que c’est la nourriture consommée qui demeure dans la personne qui l’a prise. Or le Christ, en parlant de l’Eucharistie, inverse les rôles : celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi. Cette affirmation est sans équivoque : celui qui reçoit l’Eucharistie demeure d’abord dans le Christ et ce n’est que dans un deuxième temps, pourrait-on dire, que le Christ demeure en lui.
Cela signifie que la vie du Christ ne peut passer en nous que si nous sommes immergés en lui, connectés à lui, unis à lui comme le sarment à la vigne ou comme les membres à son corps. Chacun sait que tout ce que nous mangeons se transforme pour devenir une partie de nous-mêmes, mais lorsque nous recevons l’Eucharistie, c’est nous qui sommes transformés pour devenir Corps du Christ.
A cet égard, Saint Léon le Grand disait : « Notre participation au Corps du Christ ne tend à rien d’autre qu’à nous faire devenir ce que nous mangeons ». (Sermon 12 sur la passion 3,7).
Nous chantons habituellement un chant de communion qui dit ceci :
R/ Devenez ce que vous recevez,
Devenez le corps du Christ,
Devenez ce que vous recevez,
Vous êtes le corps du Christ.
Demandons au Seigneur la grâce de nous nourrir et de nous laisser transformer par le pain de la Parole et de l’Eucharistie.
Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.
Amen
Abbé Alphonse TOGBEVI

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Par l’intercession de la Sainte Vierge Marie et de Saint Joseph, prions pour les travailleurs et les ouvriers.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du jeudi 30 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


1 – Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur !
Fêtons la Pâque du Seigneur !
Acclamons-le d’un même cœur ! Alléluia !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

2 – De son tombeau, Jésus surgit
Il nous délivre de la nuit,
Et dans nos cœurs, le jour a lui, alléluia !

3 – Nouveau Moïse ouvrant les eaux,
Il sort vainqueur de son tombeau :
Il est Seigneur des temps nouveaux, alléluia !

4 – L’Agneau pascal est immolé ;
Il est vivant, ressuscité,
Splendeur du monde racheté, alléluia !

5 – Le cœur de Dieu est révélé,
Le cœur de l’homme est délivré,
Ce jour, le monde est rénové, alléluia !

Lecture de l’Evangile du jour :

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-51

Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
Mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,
« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde ».
Jésus, qui venait de multiplier le pain, s’offre à présent comme nourriture pour apaiser la faim « existentielle » de l’homme. Il ne s’agit plus du pain destiné à prolonger notre vie mortelle, mais de sa chair qui nous fait entrer dans la vie de Dieu. La vie éternelle communiquée par ce pain, c’est la vie du ressuscité, la vie à venir, la plénitude divine.

Mais l’Eucharistie est aussi l’inauguration d’une vie résultant de l’action du Christ en nous, une présence du Christ en nous qui transfigure notre existence. A travers l’Eucharistie, le Christ perpétue les fruits de l’incarnation et de la passion. Son Corps offert pour le salut du monde alimente quotidiennement l’Eglise dans sa marche vers le Royaume. Heureux ceux qui, dans la foi, s’ouvrent à ce mystère.
Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Amen

Abbé Alphonse TOGBEVI

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour nos secrétaires paroissiales salariées et bénévoles : Séverine, Laëtitia et Marie-Paule.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mercredi 29 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


1 – Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur !
Fêtons la Pâque du Seigneur !
Acclamons-le d’un même cœur ! Alléluia !
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

2 – De son tombeau, Jésus surgit
Il nous délivre de la nuit,
Et dans nos cœurs, le jour a lui, alléluia !

3 – Nouveau Moïse ouvrant les eaux,
Il sort vainqueur de son tombeau :
Il est Seigneur des temps nouveaux, alléluia !

4 – L’Agneau pascal est immolé ;
Il est vivant, ressuscité,
Splendeur du monde racheté, alléluia !

5 – Le cœur de Dieu est révélé,
Le cœur de l’homme est délivré,
Ce jour, le monde est rénové, alléluia !

Lecture de l’Evangile du jour :

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-30

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,
De manière paradoxale, Jésus demande à ceux qui viennent chercher en lui le repos de se charger de son joug. L’invitation, à première vue, peut paraître contradictoire. Au lieu de les débarrasser d’un fardeau, on dirait qu’il les exhorte plutôt à en prendre un autre. Est-ce vraiment ainsi que l’on peut trouver le repos en lui ?
Le joug de Jésus, c’est l’amour qu’il propose à ceux qui acceptent de le suivre. « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme ».
A la différence des pharisiens, qui imposent de pesants fardeaux sur les épaules des pauvres gens, Jésus propose le joug que lui-même a toujours porté, celui de la douceur et de l’amour. Il est le compagnon qui porte ce joug avec nous. S’il est léger c’est parce que celui qui le porte reçoit une force d’en haut, celle de l’Esprit Saint. Le joug du Christ apporte la libération, la victoire sur le péché et le mal. Il ne s’agit pas d’un fardeau qui écrase mais d’un instrument de libération.
C’est la douceur et la bonté du Christ qui séduisaient les foules de la Galilée. Il s’est fait proche de tous les  » damnés de la terre « . Sa véritable grandeur se trouve dans l’humilité ; humilité d’un Dieu qui se penche amoureusement sur la misère de l’homme.
Le Christ ressuscité est notre espérance et notre rempart. Demandons-Lui la grâce d’être ses imitateurs. Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Amen
Abbé Alphonse TOGBEVI

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour toutes les personnes qui entretiennent la maison paroissiale et celles qui font le ménage, la tonte et taillent les arbustes.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mardi 28 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


1 – Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur !
Fêtons la Pâque du Seigneur !
acclamons-le d’un même coeur ! Alléluia !

Alléluia ! alléluia ! alléluia !

2 – De son tombeau, Jésus surgit
Il nous délivre de la nuit,
et dans nos coeurs, le jour a lui, alléluia !

3 – Nouveau Moïse ouvrant les eaux,
il sort vainqueur de son tombeau :
il est Seigneur des temps nouveaux, alléluia !

4 – L’ Agneau pascal est immolé ;
il est vivant, ressuscité,
splendeur du monde racheté, alléluia !

5 – Le coeur de Dieu est révélé,
le coeur de l’homme est délivré,
ce jour, le monde est rénové, alléluia !

6 – O jour de joie, de vrai bonheur,
O Pâque sainte du Seigneur,
par toi, nous sommes tous vainqueurs, alléluia !

Lecture de l’Evangile du jour :

« Ce n’est pas Moïse, c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel » (Jn 6, 30-35)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
la foule dit à Jésus :
« Quel signe vas-tu accomplir
pour que nous puissions le voir, et te croire ?
Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ;
comme dit l’Écriture :
Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
ce n’est pas Moïse
qui vous a donné le pain venu du ciel ;
c’est mon Père
qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu,
c’est celui qui descend du ciel
et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors :
« Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit :
« Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;
celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »
.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers amis,

Nous sommes dans la continuité de ce chapitre 6 de Saint Jean avec le discours de Jésus sur le pain de vie. Les gens continuent à demander à Jésus des signes pour d’abord voir ensuite croire. Ils rappellent à Jésus leurs ancêtres et leur traversée du désert et la manne qui a été donnée par Dieu à ce peuple par l’intermédiaire de Moïse. Et là Jésus, en grand théologien, leur dit sa nature divine, il leur dit que sa présence est apaisante, que sa présence étanche la soif et comble la faim de l’homme. Oui chers amis, croyons-nous assez à ce Jésus qui comble notre faim et soif spirituelles ? il suffit d’un geste de notre part, il suffit d’aller vers Jésus avec foi. « Celui qui vient à moi, celui qui croit en moi ». Mettons nos cœurs en marche pour ne pas avoir faim, mettons notre foi en marche pour ne pas avoir soif. Que ce temps de confinement nous donne cette soif et cette faim de rencontrer le Christ dans le Pain de Vie, dans l’Eucharistie, et de rencontrer le Christ dans le frère surtout le pauvre et le malheureux !

Abbé Amer AWAD+

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions aujourd’hui pour les personnes qui distribuent les bulletins paroissiaux et les enveloppes du Denier de l’Eglise.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du lundi 27 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


1 – Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur !
Fêtons la Pâque du Seigneur !
acclamons-le d’un même coeur ! Alléluia !

Alléluia ! alléluia ! alléluia !

2 – De son tombeau, Jésus surgit
Il nous délivre de la nuit,
et dans nos coeurs, le jour a lui, alléluia !

3 – Nouveau Moïse ouvrant les eaux,
il sort vainqueur de son tombeau :
il est Seigneur des temps nouveaux, alléluia !

4 – L’ Agneau pascal est immolé ;
il est vivant, ressuscité,
splendeur du monde racheté, alléluia !

5 – Le coeur de Dieu est révélé,
le coeur de l’homme est délivré,
ce jour, le monde est rénové, alléluia !

6 – O jour de joie, de vrai bonheur,
O Pâque sainte du Seigneur,
par toi, nous sommes tous vainqueurs, alléluia !

Lecture de l’Evangile du jour :

« Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle » (Jn 6, 22-29)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus avait rassasié cinq mille hommes,
et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer.
Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive
se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque,
et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples,
qui étaient partis sans lui.
Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade,
étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain
après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là,
ni ses disciples,
les gens montèrent dans les barques
et se dirigèrent vers Capharnaüm
à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent :
« Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous me cherchez,
non parce que vous avez vu des signes,
mais parce que vous avez mangé de ces pains
et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd,
mais pour la nourriture qui demeure
jusque dans la vie éternelle,
celle que vous donnera le Fils de l’homme,
lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors :
« Que devons-nous faire
pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit :
« L’œuvre de Dieu,
c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. ».

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers amis,

Ce texte de l’Evangile vient après la multiplication du pain. Geste que Jésus a fait et que beaucoup de son entourage n’ont pas compris. En effet, ils n’ont pas compris ce signe de sa générosité divine, de cette nourriture dont Il est lui-même le sujet, ils n’ont pas compris que la signification de cette multiplication du pain était autre que matérielle. Les gens s’interrogent encore : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en Celui qu’Il a envoyé. » Vous avez remarqué que Jésus ne demande pas une multitude de bonnes actions seulement… Il demande d’avoir une foi en Celui que le Père a envoyé… Car chers amis, avec la foi, la vraie foi, une foi profonde, l’homme est capable de faire des œuvres divines. La foi devient ainsi une œuvre. Demandons la grâce de la foi, pour la mettre en œuvre pour la gloire de Dieu et le salut de tous. Amen

Abbé Amer AWAD+

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions aujourd’hui pour l’équipe de préparation du calendrier de nos célébrations.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du vendredi 24 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


Quand il disait à ses amis :
« Venez à moi, je suis le jour »,
Nous avons sacrifié aux forces de la nuit…
Mais ce matin, Alléluia, Notre lumière a jailli du
tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Quand il disait à ses amis :
« Heureux celui qui veut la paix »
Nous avons déserté le lieu de nos combats.
Mais ce matin, Alléluia
Notre espérance a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15

Après cela, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.

 Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.

 Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »

 Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.

 Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »

Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »

 Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.

 Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.

 Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »

 Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.

 À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »

Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,

Quand nous lisons l’Évangile de ce jour, nous sommes impressionnés par la place donnée aux chiffres : cinq pains et deux poissons pour une multitude d’hommes, douze paniers pleins de miettes… Ces chiffres nous en disent plus qu’un simple calcul mathématique.

Ils nous montrent la disproportion entre la nourriture disponible et les besoins énormes de la foule qui suivait Jésus.  « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ? » Nous aussi, nous sommes affrontés aux mêmes questions : devant toutes les catastrophes meurtrières, devant les guerres, la maladie et les famines, nous nous sentons désemparés, impuissants et la question qui nous vient spontanément est la suivante : que pouvons-nous faire ?

Et c’est là qu’il nous faut revenir à l’Evangile et regarder ce que fait Jésus. En ce jour, Il nous propose de revoir d’une autre manière notre table de multiplication. Tout d’abord, Il accepte le modeste goûter d’un enfant. Rien n’aurait été possible si cet enfant n’avait accepté de tout donner. Dieu a besoin de nos gestes de partage pour réaliser de grandes choses. C’est ainsi que les cinq pains et les deux poissons ont servi à nourrir cinq mille hommes. Cet Évangile nous renvoie à l’actualité de notre monde. Devant l’immensité des besoins, il peut nous arriver de nous sentir impuissants. Mais la parole de Jésus est toujours là dans l’Évangile de Marc : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! »  Il suffit du peu que nous avons, un peu d’amour, un peu de biens matériels et un peu de disponibilité pour vaincre la faim, celle du corps et celle du cœur. Ce peu, nous le remettons entre les mains du Seigneur. C’est avec cela qu’Il peut réaliser de grandes choses.

Il en va de même pour les diverses missions ecclésiales qui nous sont confiées. Nous n’avons pas à compter sur nos propres forces pour les accomplir mais en mettant notre confiance en Jésus, seul maître de l’impossible.

En lisant cet Évangile, nous ne devons pas nous limiter au pain matériel. Bien sûr, ce pain est nécessaire pour notre vie. Mais c’est dans la foi que nous rencontrons Dieu présent dans toutes les réalités et les événements de notre vie. Nous ne pouvons pas ne pas penser ici à l’Eucharistie qui célèbre le don la vie du Christ pour la multitude comme d’un pain rompu.

 Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.  Amen

                                                                                  Abbé Alphonse TOGBEVI+

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les séminaristes de notre Diocèse : Gautier Luquin, stagiaire dans notre paroisse et étudiant à Metz et pour Benoît Bizet, stagiaire à Stenay, et étudiant à Paris.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du jeudi 23 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


Quand il disait à ses amis :
« Venez à moi, je suis le jour »,
Nous avons sacrifié aux forces de la nuit…
Mais ce matin, Alléluia, Notre lumière a jailli du
tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Quand il disait à ses amis :
« Heureux celui qui veut la paix »
Nous avons déserté le lieu de nos combats.
Mais ce matin, Alléluia
Notre espérance a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Lecture de l’Evangile du jour :

« Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main » (Jn 3, 31-36)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

« Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous.
Celui qui est de la terre est terrestre,
et il parle de façon terrestre.
Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,
il témoigne de ce qu’il a vu et entendu,
et personne ne reçoit son témoignage.
Mais celui qui reçoit son témoignage
certifie par là que Dieu est vrai.
En effet, celui que Dieu a envoyé
dit les paroles de Dieu,
car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure.
Le Père aime le Fils
et il a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ;
celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie,
mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Aujourd’hui, l’Évangile nous invite à regarder les hommes et les circonstances de la vie avec le même regard que celui du Verbe devenu homme, le Christ ressuscité. Au cœur de la Résurrection, il y a la foi ; la foi en ce qu’a vécu Notre Seigneur Jésus-Christ en sa vie terrestre comme Dieu et Homme. Une foi qui nous ouvre au mystère de l’amour de Dieu le Père et qui renouvelle notre propre quotidien…. « …celui qui reçoit son témoignage certifie par-là que Dieu est vrai ».

Dans ce texte, nous voyons une fois encore que dans la radicalité évangélique il n’y a guère de moyen terme. À tout moment et en toutes circonstances, il faut nous efforcer d’avoir la pensée de Dieu, les sentiments mêmes du Christ. Agir comme “celui qui vient d’en haut” c’est témoigner du ressuscité non par des paroles mais par des actes car l’amour de Dieu est action continue en faveur de l’Homme pour lequel le fils de Dieu a donné sa vie.  Le Christ ressuscité est notre espérance et notre rempart. Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.

Amen

Abbé Alphonse TOGBEVI+

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les membres de l’équipe de la kermesse paroissiale.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mercredi 22 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant


Quand il disait à ses amis :
« Venez à moi, je suis le jour »,
Nous avons sacrifié aux forces de la nuit…
Mais ce matin, Alléluia, Notre lumière a jailli du
tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Quand il disait à ses amis :
« Heureux celui qui veut la paix »
Nous avons déserté le lieu de nos combats.
Mais ce matin, Alléluia
Notre espérance a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Lecture de l’Evangile du jour :

« Dieu a envoyé son Fils dans le monde, pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 16-21)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :
« Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ;
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

La page d’Évangile qui nous est proposée aujourd’hui est la deuxième partie du dialogue entre Jésus et Nicodème, ce pharisien venu de nuit s’entretenir avec le Christ au sujet de Dieu. Assoiffé de vérité et de lumière, comme chacun de nous, Nicodème expose ses interrogations à Jésus qui, à son tour, lui permet de s’ouvrir humblement au don de Dieu. Dans cette partie de l’entretien, Nicodème ne prend plus la parole. Saint Jean, d’ailleurs, ne mentionne plus son nom. A travers lui, c’est à nous tous, à tous ceux qui sont à la recherche de la lumière que le Christ s’adresse aujourd’hui et révèle son Père.

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle ».

De nos jours, nous le savons, beaucoup sont tentés par une sorte de pessimisme devant le mal qui afflige le monde : pandémies, violences gratuites, égoïsmes collectifs et individuels, bassesses de toutes sortes, exploitation de l’homme par l’homme, abus des mensonges idéologiques, matraquages politiques, perte de la conscience morale, guerres insensées.

Avec ses mille contradictions, le monde semble être aux yeux de certains un démenti à l’amour de Dieu. Mais hier comme aujourd’hui, la Parole du Christ ressuscité illumine ce désenchantement, rectifie le regard et redonne confiance. Dieu aime ce monde qui parfois nous paraît trop violent, contradictoire, moche et mal fait. Et le signe par excellence qu’Il nous donne de cet amour, c’est son Fils unique livré pour notre salut. Le Christ ressuscité est notre espérance et notre rempart.

Notre secours est dans le Nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre.

Amen

                                                                                                                      Abbé Amer +

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les membres de l’équipe de communication et du site internet.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mardi 21 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant à l’Esprit Saint

  1. Viens, Esprit Saint, viens,
    Enflammer la terre entière !
    Viens, Esprit Saint, viens !
    Viens nous embraser !
    1. Emplis-nous d’amour, Esprit de charité !
    Ô viens nous brûler de ton feu !2. Donne-nous la foi, Dieu de fidélité.
    Ô viens nous brûler de ton feu !3. Viens nous libérer, Esprit de vérité !
    Ô viens nous brûler de ton feu !4. Viens nous fortifier, nous voulons proclamer :
    Jésus, le Christ ressuscité !
Lecture de l’Evangile du jour :

« Nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme » (Jn 3, 7b- 15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait à Nicodème :
« Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut :
tu entends sa voix,
mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va.
Il en est ainsi
pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème reprit :
« Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit :
« Tu es un maître qui enseigne Israël
et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis :
nous parlons de ce que nous savons,
nous témoignons de ce que nous avons vu,
et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas
lorsque je vous parle des choses de la terre,
comment croirez-vous
quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel
sinon celui qui est descendu du ciel,
le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit
ait la vie éternelle. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Jésus continue sa discussion avec Nicodème. Comme l’a dit le pape hier, il faut que Nicodème fasse un saut dans sa confession de foi pour comprendre les paroles de Jésus, et c’est grâce à l’Esprit Saint. L’Esprit Saint est le souffle de Dieu sur le monde, c’est le moteur de notre vie, alors accueillons sa présence, invoquons-le, fermons nos yeux, faisons silence, et disons : Viens Esprit Saint, Viens Esprit Saint dans mon cœur, remplis-moi de ta douce présence pour que ma foi grandisse, pour que ma foi en Jésus ressuscité soit plus forte. Oui Viens Esprit Saint, donne-moi la grâce de naître d’en haut pour être digne du Royaume. Amen

                                                                                                                      Abbé Amer +

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour le conseil économique de la paroisse.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du lundi 20 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant à l’Esprit Saint

  1. Viens, Esprit Saint, viens,
    Enflammer la terre entière !
    Viens, Esprit Saint, viens !
    Viens nous embraser !
    1. Emplis-nous d’amour, Esprit de charité !
    Ô viens nous brûler de ton feu !2. Donne-nous la foi, Dieu de fidélité.
    Ô viens nous brûler de ton feu !3. Viens nous libérer, Esprit de vérité !
    Ô viens nous brûler de ton feu !

4. Viens nous fortifier, nous voulons proclamer :
Jésus, le Christ ressuscité !

Lecture de l’Evangile du jour :

« Personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jn 3, 1-8)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ;
c’était un notable parmi les Juifs.
Il vint trouver Jésus pendant la nuit.
Il lui dit :
« Rabbi, nous le savons,
c’est de la part de Dieu que tu es venu
comme un maître qui enseigne,
car personne ne peut accomplir
les signes que toi, tu accomplis,
si Dieu n’est pas avec lui. »
Jésus lui répondit :
« Amen, amen, je te le dis :
à moins de naître d’en haut,
on ne peut voir le royaume de Dieu. »
Nicodème lui répliqua :
« Comment un homme peut-il naître
quand il est vieux ?
Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère
et renaître ? »
Jésus répondit :
« Amen, amen, je te le dis :
personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit,
ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
Ce qui est né de la chair est chair ;
ce qui est né de l’Esprit est esprit.
Ne sois pas étonné si je t’ai dit :
il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut :
tu entends sa voix,
mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va.
Il en est ainsi
pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

 

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation du Pape François

«Cet homme, Nicodème, est un chef des Juifs, un homme d’autorité ; il a ressenti le besoin d’aller vers Jésus. Il y est allé la nuit, parce qu’il devait un peu faire un exercice d’équilibre, car ceux qui allaient parler avec Jésus n’étaient pas bien regardés. C’est un pharisien juste, car tous les pharisiens ne sont pas mauvais : non, non ; il y avait aussi des pharisiens justes. C’est un pharisien vertueux. Il ressentait un malaise, car c’est un homme qui avait lu les prophètes et il savait que ce que Jésus faisait avait été annoncé par les prophètes. Il a ressenti un trouble et il est allé parler à Jésus. « Rabbi, nous savons que tu es venu de Dieu comme Maître » : c’est une confession, jusqu’à un certain point. « Personne, en effet, ne peut accomplir ces signes que Tu accomplis si Dieu n’est pas avec Lui ». Il s’arrête avant le « donc ». Si je dis cela … alors … Et Jésus a répondu. Il a répondu mystérieusement, car lui, Nicodème, ne s’y attendait pas. Il a répondu avec cette image de naissance : si l’on ne naît pas d’en haut, on ne peut pas voir le Royaume de Dieu. Et lui, Nicodème, ressent de la confusion, il ne comprend pas et prend ad litteram cette réponse de Jésus : mais comment peut-on naître si l’on est un adulte, une grande personne ? Naître d’en haut, naître de l’Esprit. C’est le saut que doit faire la confession de Nicodème et il ne sait pas comment le faire. Parce que l’Esprit est imprévisible. La définition de l’Esprit que Jésus donne ici est intéressante : « Le vent souffle où il veut et vous entendez sa voix, mais vous ne savez pas d’où il vient ni où il va : Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit », c’est-à-dire qui est libre. Une personne qui se laisse porter de toute part par l’Esprit Saint : c’est la liberté de l’Esprit. Et celui qui fait cela est une personne docile, et ici nous parlons de docilité à l’Esprit.

Être chrétien, ce n’est pas seulement accomplir les Commandements : ils doivent être suivis, c’est vrai ; mais si vous vous arrêtez là, vous n’êtes pas un bon chrétien. Être un bon chrétien, c’est laisser l’Esprit entrer en vous et vous emmener, vous emmener là où Il vous veut. Dans notre vie chrétienne, nous nous arrêtons souvent comme Nicodème, avant le « donc », nous ne savons pas quel pas faire, nous ne savons pas comment le faire ou nous n’avons pas la confiance en Dieu pour faire ce pas et laisser l’Esprit entrer. Naître de nouveau, c’est laisser l’Esprit entrer en nous et laisser l’Esprit me guider et non pas moi, et ici, libre, avec cette liberté de l’Esprit qui fait que tu ne sauras jamais où tu finiras.

Les apôtres, qui étaient au Cénacle, lorsque l’Esprit est venu, ils sont sortis prêcher avec ce courage, avec cette assurance… ils ne savaient pas que cela allait arriver ; et ils l’ont fait, parce que l’Esprit les guidait. Le chrétien ne doit jamais s’arrêter à l’accomplissement des Commandements : il faut faire, mais aller plus loin, vers cette nouvelle naissance qui est la naissance dans l’Esprit, qui te donne la liberté de l’Esprit.

C’est ce qui est arrivé à cette communauté chrétienne de la première lecture, après que Jean et Pierre soient revenus de l’interrogatoire qu’ils avaient eu avec les prêtres. Ils sont allés voir leurs frères dans cette communauté et ont rapporté ce que les chefs des prêtres et les anciens leur avaient dit. Et la communauté, lorsqu’elle a entendu cela, a été un peu effrayée. Et qu’ont-ils fait ? Ils ont prié. Ils ne se sont pas arrêtés à des mesures de précaution, « non, faisons ça maintenant, allons un peu plus doucement … »: non. Prier. Que l’Esprit leur dise ce qu’ils devaient faire. Ils ont élevé leur voix vers Dieu en disant « Seigneur » et ils ont prié. Cette belle prière d’un moment sombre, d’un moment où ils doivent prendre des décisions et ne savent pas quoi faire. Ils veulent naître de l’Esprit, ils ouvrent leur cœur à l’Esprit : que ce soit Lui qui le dise… Et ils demandent : « Seigneur, Hérode, Ponce Pilate avec les nations et les peuples d’Israël se sont alliés contre ton Esprit Saint et Jésus », ils racontent l’histoire et disent : « Seigneur, fais quelque chose ! Et maintenant, Seigneur, tourne tes yeux vers leurs menaces », celles du groupe des prêtres, « et accorde à tes serviteurs de proclamer ta Parole avec une totale assurance » – ils demandent de l’assurance, du courage, de ne pas avoir peur – « Étends donc ta main pour que se produisent guérisons, signes et prodiges, par le nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur ». « Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance ». Une deuxième Pentecôte a eu lieu ici.

Face aux difficultés, devant une porte fermée, ils ne savaient pas comment continuer, alors ils sont allés vers le Seigneur, ils ont ouvert leur cœur et l’Esprit est venu et leur a donné ce dont ils avaient besoin, et ils sont sortis pour prêcher, avec courage, en allant de l’avant. Cela naît de l’Esprit, cela ne s’arrête pas au « donc », au « donc » des choses que j’ai toujours faites, au « donc » après les Commandements, au « donc » après les habitudes religieuses : non ! C’est en train de renaître. Et comment prépare-t-on la renaissance par la prière ? La prière est ce qui ouvre la porte à l’Esprit et nous donne cette liberté, cette assurance, ce courage de l’Esprit Saint. Dont vous ne saurez jamais où Il vous mènera. Mais c’est l’Esprit.

Que le Seigneur nous aide à être toujours ouverts à l’Esprit, car c’est Lui qui nous fera avancer dans notre vie de service au Seigneur».

Le Pape a conclu la messe par l’adoration et la bénédiction eucharistique, invitant aussi à la communion spirituelle. Voici la prière récitée par le Saint-Père :

«À tes pieds, ô mon Jésus, je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et Ta sainte présence. Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre. En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort. Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit‐il.»

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les équipes de préparation au baptême et de mariage.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du samedi 18 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant de Pâques


1 – Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur !
Fêtons la Pâque du Seigneur !
acclamons-le d’un même coeur ! Alléluia !

Alléluia ! alléluia ! alléluia !

2 – De son tombeau, Jésus surgit
Il nous délivre de la nuit,
et dans nos coeurs, le jour a lui, alléluia !

3 – Nouveau Moïse ouvrant les eaux,
il sort vainqueur de son tombeau :
il est Seigneur des temps nouveaux, alléluia !

4 – L’Agneau pascal est immolé ;
il est vivant, ressuscité,
splendeur du monde racheté, alléluia !

5 – Le coeur de Dieu est révélé,
le coeur de l’homme est délivré,
ce jour, le monde est rénové, alléluia !

6 – O jour de joie, de vrai bonheur,
O Pâque sainte du Seigneur,
par toi, nous sommes tous vainqueurs, alléluia !

Lecture  du jour :

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
les chefs du peuple, les Anciens et les scribes
constataient l’assurance de Pierre et de Jean
et, se rendant compte que c’était des hommes sans culture
et de simples particuliers,
ils étaient surpris ;
d’autre part, ils reconnaissaient en eux
ceux qui étaient avec Jésus.
Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri,
ils ne trouvaient rien à redire.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême,
ils se mirent à discuter entre eux.
Ils disaient :
« Qu’allons-nous faire de ces gens-là ?
Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ;
cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem,
et nous ne pouvons pas le nier.
Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple,
nous allons les menacer
afin qu’ils ne parlent plus à personne
en ce nom-là. »
Ayant rappelé Pierre et Jean,
ils leur interdirent formellement
de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.
Ceux-ci leur répliquèrent :
« Est-il juste devant Dieu de vous écouter,
plutôt que d’écouter Dieu ?
À vous de juger.
Quant à nous, il nous est impossible
de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »
Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent,
faute d’avoir trouvé le moyen de les punir :
c’était à cause du peuple,
car tout le monde rendait gloire à Dieu
pour ce qui était arrivé.

– Parole du Seigneur.

Lecture de l’Evangile du jour :
« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile » (Mc 16, 9-15)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine,
Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine,
de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle
à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent que Jésus était vivant
et qu’elle l’avait vu,
ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un autre aspect
à deux d’entre eux
qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres,
qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes
pendant qu’ils étaient à table :
il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs
parce qu’ils n’avaient pas cru
ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.
Puis il leur dit :
« Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile à toute la création. »

 

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation: homélie du Pape François

Les chefs, les anciens, les scribes, en voyant ces hommes et la franchise avec laquelle ils parlaient et sachant qu’ils étaient des gens sans instruction -peut-être qu’ils ne savaient pas écrire, ont été stupéfaits. Ils n’ont pas compris. « C’est une chose que nous ne pouvons pas comprendre : comment ces gens sont-ils si courageux, comment ont-ils une telle franchise ? » Ce mot est très important, lui qui devient le style des prédicateurs chrétiens, même dans le livre des Actes des Apôtres : la franchise. Le courage. Cela signifie tout cela. Dire clairement. Ce mot vient de la racine grecque «tout dire» et, nous aussi, nous l’utilisons souvent, le mot grec lui-même, «parrêsía» pour indiquer ceci : la franchise et le courage. Et ces chefs, lorsqu’ils ont vu cette franchise, ce courage, cette parrêsía face à eux, ils n’ont pas compris.

La franchise et le courage avec lesquels les premiers apôtres prêchaient… Le livre des Actes des Apôtres en est plein : il y est dit que Paul et Barnabé ont essayé, avec franchise, d’expliquer le mystère de Jésus aux Juifs et ont prêché l’Évangile. Il y a un verset que j’aime beaucoup dans la Lettre aux hébreux, quand l’auteur de la lettre se rend compte que quelque chose au sein de la communauté ne va pas, qu’il se perd quelque chose, qu’il y a une tiédeur, que ces chrétiens deviennent tièdes. Et il dit cela… je ne me souviens plus très bien… je crois que c’est au chapitre 13. Il dit : « Rappelé dans les premiers temps, vous avez mené un grand et dur combat : ne jetez pas votre franchise maintenant ». « Reprenez-vous. » Reprenez la franchise, le courage chrétien d’aller de l’avant. On ne peut être chrétien sans cette franchise : si elle ne vient pas, vous n’êtes pas un bon chrétien. Si tu manques de courage que pour expliquer ta position tu glisses vers des idéologies ou des explications casuistiques, il te manque cette franchise, ce style chrétien, la liberté de parler, de tout dire. Le courage.

Ensuite, on voit que les dirigeants, les anciens et les scribes sont victimes de cette franchise, parce que cela les met au pied du mur : ils ne savent pas quoi faire. « Se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus. Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire. » Au lieu d’accepter la vérité telle qu’elle était, leurs cœurs étaient si fermés qu’ils ont cherché la voie de la diplomatie, la voie du compromis : « Effrayons-les un peu, disons-leur qu’ils seront punis et voyons s’ils se taisent ». Vraiment, ils étaient acculés par la franchise : ils ne savaient pas comment s’en sortir. Il ne leur est pas venu à l’esprit de dire : « Mais cela ne sera-t-il pas vrai ? Leurs cœurs étaient déjà fermés, ils étaient durs, leurs cœurs étaient corrompus. C’est l’un des drames : la puissance de l’Esprit Saint qui se manifeste par cette franchise de la prédication, ne peut pas entrer dans les cœurs corrompus. Pour cette raison, soyons prudents : pécheurs, oui, mais corrompus, jamais. Et n’allez pas jusqu’à cette corruption qui a tant de façons de se manifester…

Mais, ils étaient au pied du mur et ne savaient pas quoi dire. Et finalement, ils ont trouvé un compromis : « Menaçons-les un peu, effrayons-les un peu », et ils les ont invités, ils les ont rappelés et leur ont donné des ordres, exigeant d’eux qu’ils ne parlent de rien ni n’enseignent au nom de Jésus. « Faisons la paix : vous allez en paix, mais ne parlez pas au nom de Jésus, ni n’enseignez ». Nous connaissions Pierre : il n’était pas né courageux. C’était un lâche, il a renié Jésus. Mais que se passe-t-il maintenant ? Ils ont répondu : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger. Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. » Mais d’où vient ce courage ? Que s’est-il passé dans le cœur de cet homme ? C’est le don de l’Esprit Saint : la franchise, le courage, la parrêsía est un don, une grâce que donne l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte. Juste après avoir reçu le Saint-Esprit, ils sont allés prêcher : un peu de courage, une chose nouvelle pour eux. C’est la cohérence, le signe du chrétien, du vrai chrétien : il est courageux, il dit toute la vérité parce qu’il est cohérent.

C’est à cette cohérence qu’appelle le Seigneur dans l’envoi en mission. Après cette synthèse que fait Marc dans l’Evangile « Ressuscité le matin »- une synthèse de la résurrection – il leur a reproché leur incrédulité et leur dureté de cœur, car « quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire ». Mais avec la force de l’Esprit Saint – et le salut de Jésus : « Recevez l’Esprit Saint » – et il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. », allez avec courage, allez franchement, n’ayez pas peur. Je reprends le verset de la Lettre aux Hébreux : « ne jette pas ta franchise, ne jette pas ce don de l’Esprit Saint ». La mission vient précisément de la, de ce don qui nous rend courageux, francs dans la proclamation de la Parole.

Que le Seigneur nous aide toujours à être ainsi : courageux. Cela ne signifie pas imprudent : non, non. Courageux. Le courage chrétien est toujours prudent, mais c’est du courage.

Le Pape a conclu la messe par un temps d’adoration suivie de la bénédiction eucharistique, proposant un acte de communion spirituelle à ceux qui ne peuvent communier sacramentellement. Voici la prière du Saint-Père :

«À tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abandonne dans son néant et en ta sainte présence. Je T’adore dans le sacrement de Ton amour, l’Eucharistie. Je désire Te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur T’offre ; en attendant le bonheur de la communion sacramentelle, je veux Te posséder en esprit. Viens à moi, ô Jésus, que je vienne à Toi. Que ton amour enflamme tout mon être pour la vie et la mort. Je crois en Toi, j’espère en Toi, je T’aime.”

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les membres des équipes funérailles qui accompagnent les familles en deuil. Quelle belle mission !

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du vendredi 17 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant de Pâques

Quand il disait à ses amis:
« Venez à moi, je suis le jour »,
Nous avons sacrifié aux forces de la nuit…
Mais ce matin, Alléluia, Notre lumière a jailli du
tombeau!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Quand il disait à ses amis:
« Heureux celui qui veut la paix »
Nous avons déserté le lieu de nos combats.
Mais ce matin, Alléluia
Notre espérance a jailli du tombeau!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons
que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.

C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

L’Évangile de ce jour nous rapporte la 3e  apparition de Jésus ressuscité à ses disciples. Cet événement a lieu sur les rives du lac de Galilée. Tout commence par une décision de Simon Pierre d’aller à la pêche. Une pêche qui s’est avérée infructueuse. C’est là, dans cette situation d’échec que Jésus rejoint ses disciples. Alors que tout semblait terminé, Jésus lui-même va « rechercher » ses disciples. Il se présente à eux sur les rives du lac, mais ils ne le reconnaissent pas.

S’adressant à ces pêcheurs fatigués et déçus, Jésus leur fait recommencer leur pêche : « Jetez les filets du côté droit de la barque et vous trouverez ». Et là, le résultat dépasse toutes leurs espérances. Dans le langage de  Jean, cette nuit stérile est le symbole de l’absence du Christ. Sans le Seigneur, la nuit est infructueuse, le travail infécond et l’effort inutile.

L’Évangile nous parle de 153 poissons. Ce chiffre symbolique correspond au nombre d’espèces de poissons connues à l’époque. C’est une manière de rappeler  universalité de la mission à ceux qui seront appelés à devenir « pêcheurs d’hommes ». Mais il ne faut pas oublier que cette pêche extraordinaire n’a été possible qu’avec le Seigneur. Ils ont jeté les filets mais c’est lui qui les a remplis. C’est vrai pour tout travail missionnaire : nous sommes envoyés pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile, mais c’est lui qui agit dans le cœur de ceux et celles qui l’entendent.

Le grand message de cet évangile, c’est que le Christ ressuscité est toujours là, même si nous ne le voyons pas. Il ne cesse de nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos doutes et de nos épreuves. Il vient nous pardonner. Avec lui, nous pouvons nous relever et renaître à la confiance.

 

Amen

Abbé Alphonse TOGBEVI

 

Silence
Intercession et intention de prière :

prions pour les  membres de l’Equipe d’Animation Pastorale, (EAP).

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du jeudi 16 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant de Pâques

Quand il disait à ses amis:
« Venez à moi, je suis le jour »,
Nous avons sacrifié aux forces de la nuit…
Mais ce matin, Alléluia, Notre lumière a jailli du
tombeau!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Quand il disait à ses amis:
« Heureux celui qui veut la paix »
Nous avons déserté le lieu de nos combats.
Mais ce matin, Alléluia
Notre espérance a jailli du tombeau!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant!

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux,
et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
Jésus leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence
à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés,
à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »

 

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,
« La paix soit avec vous ! » C’est en ces termes que le Christ ressuscité s’est adressé à ses disciples et s’adresse à nous aujourd’hui. Et pour que cette paix devienne contagieuse il nous invite à être de par notre baptême, témoin de sa résurrection, source de notre naissance à la vie nouvelle d’enfant de Dieu.

« C’est bien ce qui était annoncé par l’Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d’entre les morts le troisième jour…. » C’est vous qui en êtes les témoins. »

Témoigner, c’est aussi faire part aux autres de l’expérience de notre rencontre avec le Christ à l’instar des disciples d’Emmaüs qui ont rejoint les autres apôtres. Ils ont raconté leur rencontre avec le Christ en plein cœur de la nuit de leur doute et comment le Christ les a rejoints sur le chemin du désespoir pour faire naître en eux l’espérance qui donne vie.

Il y a pour les pèlerins que nous sommes, une merveilleuse lumière dans cette démarche. Sur nos chemins d’Emmaüs où les interrogations de la vie (les épreuves, la maladie, la pandémie que nous vivons en ces moments) font tomber la nuit du doute, Jésus ressuscité nous rejoint souvent de manière mystérieuse et imprévue. Sa présence discrète  et rassurante dévoile le sens caché des évènements et nous ouvre les yeux sur l’invisible. Mais Jésus ne peut être reconnu que dans une relecture assidue de la Parole de Dieu, dans le « signe du frère » invité et dans le « signe du pain » rompu.
Amen

Abbé Alphonse TOGBEVI

 

Silence
Intercession et intention de prière :

prions pour les personnes relais de notre paroisse.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mercredi 15 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant de Pâques


1 – Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur !
Fêtons la Pâque du Seigneur !
acclamons-le d’un même coeur ! Alléluia !

Alléluia ! alléluia ! alléluia !

2 – De son tombeau, Jésus surgit
Il nous délivre de la nuit,
et dans nos coeurs, le jour a lui, alléluia !

3 – Nouveau Moïse ouvrant les eaux,
il sort vainqueur de son tombeau :
il est Seigneur des temps nouveaux, alléluia !

4 – L’Agneau pascal est immolé ;
il est vivant, ressuscité,
splendeur du monde racheté, alléluia !

5 – Le coeur de Dieu est révélé,
le coeur de l’homme est délivré,
ce jour, le monde est rénové, alléluia !

6 – O jour de joie, de vrai bonheur,
O Pâque sainte du Seigneur,
par toi, nous sommes tous vainqueurs, alléluia !

Lecture  du jour :

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
Pierre et Jean montaient au Temple
pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure.
On y amenait alors un homme, infirme de naissance,
que l’on installait chaque jour à la porte du Temple,
appelée la « Belle-Porte »,
pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.
Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple,
il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui,
et il dit :
« Regarde-nous ! »
L’homme les observait,
s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.
Pierre déclara :
« De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ;
mais ce que j’ai, je te le donne :
au nom de Jésus Christ le Nazaréen,
lève-toi et marche. »
Alors, le prenant par la main droite,
il le releva
et, à l’instant même,
ses pieds et ses chevilles s’affermirent.
D’un bond, il fut debout
et il marchait.
Entrant avec eux dans le Temple,
il marchait, bondissait, et louait Dieu.
Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
On le reconnaissait :
c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple
pour demander l’aumône.
Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés
devant ce qui lui était arrivé.

 

– Parole du Seigneur.

Lecture de l’Evangile du jour :
Il se fit reconnaître par eux à la fraction du pain (Lc 24, 13-35)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence !
Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation: homélie du Pape François

«Hier, nous avons réfléchi sur Marie de Magdala en tant qu’icône de fidélité: la fidélité à Dieu. Mais à quoi ressemble cette fidélité à Dieu? A quel Dieu? Précisément au Dieu fidèle.

Notre fidélité n’est rien d’autre qu’une réponse à la fidélité de Dieu. Dieu qui est fidèle à sa Parole, fidèle à sa promesse, qui marche avec son peuple en accomplissant la promesse envers son peuple. Fidèle à la promesse: Dieu, qui se fait continuellement sentir comme le Sauveur du peuple parce qu’il est fidèle à sa promesse. Dieu, qui est capable de refaire les choses, de recréer, comme il l’a fait avec cet infirme de naissance auquel Il a recréé ses pieds, Il l’a guéri, le Dieu qui guérit, le Dieu qui apporte toujours une consolation à son peuple. Le Dieu qui recrée. Une nouvelle re-création : c’est sa fidélité envers nous. Une re-création qui est plus merveilleuse que la création.

Un Dieu qui va de l’avant et qui ne se fatigue pas de travailler – nous disons « travailler », « ad instar laborantis », comme disent les théologiens – pour faire avancer les gens, et qui n’a pas peur de « se fatiguer », disons… Comme ce berger qui, lorsqu’il rentre chez lui, se rend compte qu’il lui manque une brebis et qui part, pour chercher la brebis qui s’y était perdue. Le berger qui fait des heures supplémentaires, mais par amour, par fidélité… Et notre Dieu est un Dieu qui fait des heures supplémentaires, mais pas payées: gratuitement. C’est la fidélité de la gratuité, de l’abondance. Et la fidélité, c’est ce père qui peut monter plusieurs fois sur sa terrasse pour voir si son fils revient et qui ne se lasse pas de monter: il attend pour faire la fête. La fidélité de Dieu est une fête, c’est une joie, c’est une telle joie qu’elle nous fait faire comme cet infirme : il est entré dans le temple en marchant, en sautant, en louant Dieu. La fidélité de Dieu est une fête, c’est une fête gratuite. Et c’est une fête pour nous tous.

La fidélité de Dieu est une fidélité patiente: Il a de la patience avec son peuple, Il l’écoute, Il le guide, Il lui explique lentement et Il réchauffe son cœur, comme Il l’a fait avec ces deux disciples qui partaient loin de Jérusalem: Il réchauffe leur cœur pour qu’ils puissent rentrer chez eux. La fidélité de Dieu est ce que nous ne savons pas de ce qui s’est passé dans ce dialogue, mais c’est le Dieu généreux qui a cherché Pierre, lui qui l’avait renié. Nous savons seulement que le Seigneur est ressuscité et qu’Il est apparu à Simon: nous ne savons pas ce qui s’est passé dans ce dialogue. Mais oui, nous savons que c’est la fidélité de Dieu qui a cherché Pierre. La fidélité de Dieu nous précède toujours et notre fidélité est toujours la réponse à cette fidélité qui nous précède. C’est le Dieu qui nous précède toujours. C’est la fleur de l’amandier au printemps, celle qui fleurit la première.

Être fidèle, c’est louer cette fidélité, être fidèle à cette fidélité. C’est une réponse à cette fidélité».

Le Pape a conclu la messe par l’adoration et la bénédiction eucharistique, invitant aussi à la communion spirituelle. Voici la prière récitée par le Saint-Père:

«Mon Jésus, je crois à votre présence dans le Très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon cœur : venez‐y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m’unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j’aie jamais le malheur de me séparer de vous.»

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les fleuristes de notre paroisse qui mettent leur talent pour émerveiller nos yeux pour admirer la création de Dieu.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mardi 14 avril

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Chant de Pâques


1 – Chrétiens, chantons le Dieu vainqueur !
Fêtons la Pâque du Seigneur !
acclamons-le d’un même coeur ! Alléluia !

Alléluia ! alléluia ! alléluia !

2 – De son tombeau, Jésus surgit
Il nous délivre de la nuit,
et dans nos coeurs, le jour a lui, alléluia !

3 – Nouveau Moïse ouvrant les eaux,
il sort vainqueur de son tombeau :
il est Seigneur des temps nouveaux, alléluia !

4 – L’Agneau pascal est immolé ;
il est vivant, ressuscité,
splendeur du monde racheté, alléluia !

5 – Le coeur de Dieu est révélé,
le coeur de l’homme est délivré,
ce jour, le monde est rénové, alléluia !

6 – O jour de joie, de vrai bonheur,
O Pâque sainte du Seigneur,
par toi, nous sommes tous vainqueurs, alléluia !

Lecture  du jour :

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule :
« Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude :
Dieu l’a fait Seigneur et Christ,
ce Jésus que vous aviez crucifié. »
Les auditeurs furent touchés au cœur ;
ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres :
« Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit :
« Convertissez-vous,
et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ
pour le pardon de ses péchés ;
vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
Car la promesse est pour vous,
pour vos enfants
et pour tous ceux qui sont loin,
aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
Par bien d’autres paroles encore,
Pierre les adjurait et les exhortait en disant :
« Détournez-vous de cette génération tortueuse,
et vous serez sauvés. »

Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre
furent baptisés.
Ce jour-là, environ trois mille personnes
se joignirent à eux.

– Parole du Seigneur.

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Marie Madeleine se tenait près du tombeau,
au-dehors, tout en pleurs.
Et en pleurant,
elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc,
assis l’un à la tête et l’autre aux pieds,
à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent :
« Femme, pourquoi pleures-tu ? »
Elle leur répond :
« On a enlevé mon Seigneur,
et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ;
elle aperçoit Jésus qui se tenait là,
mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit :
« Femme, pourquoi pleures-tu ?
Qui cherches-tu ? »
Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :
« Si c’est toi qui l’as emporté,
dis-moi où tu l’as déposé,
et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors :
« Marie ! »
S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :
« Rabbouni ! »,
c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend :
« Ne me retiens pas,
car je ne suis pas encore monté vers le Père.
Va trouver mes frères pour leur dire
que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :
« J’ai vu le Seigneur ! »,
et elle raconta ce qu’il lui avait dit.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation: homélie du Pape François

«La prédication de Pierre, le jour de la Pentecôte, a transpercé le cœur des gens: « Celui que vous avez crucifié est ressuscité ». En entendant cela, ils ont senti leur cœur être transpercé, et ils ont dit à Pierre et aux autres apôtres: « Que devons-nous faire? » Et Pierre est clair : « Convertissez-vous. Convertissez-vous. Changez vos vies. Vous qui avez reçu la promesse de Dieu et qui vous êtes écartés de la loi de Dieu, de beaucoup de choses, au milieu des idoles, de beaucoup de choses … convertissez-vous. Retour à la fidélité ». La conversion est la suivante : revenir à la fidélité. La fidélité, cette attitude humaine qui n’est pas si courante dans la vie des gens, dans notre vie. Il y a toujours des illusions qui attirent l’attention et souvent nous voulons aller derrière ces illusions. La fidélité, dans les bons comme dans les mauvais moments. Il y a un passage du deuxième livre des Chroniques qui me frappe beaucoup. C’est dans le chapitre 12, au début. « Lorsque le royaume fut consolidé, lit-on, le roi Roboam se sentit en sécurité et s’écarta de la loi du Seigneur et tout Israël le suivit ». C’est ce que dit la Bible. C’est un fait historique, mais c’est un fait universel. Souvent, lorsque nous nous sentons en sécurité, nous commençons à faire nos plans et nous nous éloignons lentement du Seigneur, nous ne restons pas fidèles. Et ma sécurité n’est pas ce que le Seigneur me donne. C’est une idole. C’est ce qui est arrivé à Roboam et au peuple d’Israël. Il se sentait en sécurité – un royaume consolidé – il s’est détourné de la loi et a commencé à adorer des idoles. Oui, nous pouvons dire : « Père, je ne m’agenouille pas devant les idoles ». Non, peut-être que vous ne vous agenouillez pas, mais que vous les cherchez et que vous adorez tant de fois les idoles dans votre cœur, c’est vrai. À plusieurs reprises. Votre propre sécurité ouvre la porte aux idoles.

Mais votre propre sécurité est-elle mauvaise ? Non, c’est une grâce. Etre en sécurité, mais aussi être sûr que le Seigneur est avec moi. Mais quand il y a une sécurité et que je suis au centre, je me détourne du Seigneur, comme le roi Roboam, je deviens infidèle. Il est si difficile de garder la loyauté. Toute l’histoire d’Israël, et ensuite toute l’histoire de l’Église, est pleine d’infidélités. Pleine. Pleine d’égoïsmes, plein de ses propres sécurités qui font que le peuple de Dieu s’éloigne du Seigneur, perd cette fidélité, la grâce de la fidélité. Et même parmi nous, parmi les gens, la fidélité n’est pas une vertu bon marché, certes. L’un n’est pas fidèle à l’autre… « Convertissez-vous, revenez à la fidélité au Seigneur ».

Et dans l’Evangile, l’icône de la fidélité : cette femme fidèle qui n’a jamais oublié tout ce que le Seigneur avait fait pour elle. Elle était là, fidèle, face à l’impossible, face à la tragédie, une fidélité qui lui fait aussi penser qu’elle est capable de porter le corps… Une femme faible mais fidèle. L’icône de fidélité est cette Marie de Magdala, apôtre des apôtres.

Demandons aujourd’hui au Seigneur la grâce de la fidélité, de rendre grâce quand il nous donne des sécurités, mais ne pensons jamais qu’elles sont « mes » sécurités et toujours, regardons au-delà de nos propres certitudes ; la grâce d’être fidèle même devant les tombes, devant l’effondrement de tant d’illusions. La fidélité qui demeure toujours… Mais il n’est pas facile de la maintenir. Que ce soit Lui, le Seigneur, qui la garde».

Le Pape a conclu la messe par l’adoration et la bénédiction eucharistique, invitant aussi à la communion spirituelle. Voici la prière récitée par le Saint-Père :

«À tes pieds, ô mon Jésus, je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et Ta sainte présence. Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre. En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort. Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit‐il.»

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les membres de notre chorale que nous sommes privés d’entendre et de prier avec.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mercredi 8 avril 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Viens, Esprit créateur, viens habiter en nos cœurs. Viens combler notre pauvreté, Viens, lumière de l’Amour, viens illuminer nos ténèbres.

Viens, hôte discret de nos âmes, Adoucis la peine de ceux qui souffrent, Sèche les larmes de ceux qui pleurent, Rafraîchis ceux qui ont soif de tendresse.

Viens, Esprit de vérité, inspire nos paroles et nos actions, Sois le repos de nos labeurs, Et la force dans nos faiblesses. Viens, Esprit Saint, viens nous guérir.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.  Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.  Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »

 Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »  Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.  Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »

 Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »  Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.  Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »  Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

–  Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,

Nous entrons dans les heures sombres et troubles de la Passion… C’est l’Heure de Jésus mais c’est aussi notre heure, celle du choix.  L’Evangile de ce jour braque le projecteur sur les disciples à ce moment décisif.

Tout d’abord, Judas, « l’un des Douze ». « L’un de vous va me livrer ». Mais ce n’est pas seulement Judas… Il y a tous les proches au cœur incertain et qui s’interrogent, saisis par le doute. Le chemin de Jésus vers sa mort passe par la trahison d’un proche. Le don qu’il fait de lui-même doit affronter la trahison qui l’attaque à la racine. Quel sens peut-il y avoir à donner si je suis trahi dans ce que je donne…

La raison commande d’arrêter. Ne serait-il pas plus raisonnable de ne rien faire, de laisser faire ? Jésus affronte là ce qui s’oppose à l’action humaine, en lui retirant tout sens, toute espérance. A quoi bon ? Laisse tomber… rien n’a de sens, reste dans ton petit bonheur avant de disparaître, protège-toi, retire-toi, couche-toi, abandonne…

Mais Jésus poursuit. De cette épreuve, il parle. Par-là, il s’offre à recevoir tous nos propres abandons, nos trahisons. La trahison, Jésus la traverse par son humilité pacifiée, il nous ouvre le chemin en chacune de nos épreuves humaines pour que nous puissions par lui nous maintenir dans l’espérance. Il est là pour nous dire qu’un chemin existe, que tout peut être traversé. Il est avec nous dans ces moments de dures épreuves que nous traversons, faisons lui confiance et rendons lui grâce éternellement.

 

Amen

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les grands-parents et parents  qui sont privés de voir leurs enfants et petits-enfants.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mardi 7 avril 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Viens, Esprit créateur, viens habiter en nos cœurs. Viens combler notre pauvreté, Viens, lumière de l’Amour, viens illuminer nos ténèbres.

Viens, hôte discret de nos âmes, Adoucis la peine de ceux qui souffrent, Sèche les larmes de ceux qui pleurent, Rafraîchis ceux qui ont soif de tendresse.

Viens, Esprit de vérité, inspire nos paroles et nos actions, Sois le repos de nos labeurs, Et la force dans nos faiblesses. Viens, Esprit Saint, viens nous guérir.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »  Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »  Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. »

Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »  Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.  Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.

 Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.  Petits-enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi.

 Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! »  Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois.

 

–  Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui mardi saint. La liturgie met l’accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ; il faisait nuit». Il fait toujours nuit quand on s’éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople).

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l’arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n’être rien d’autre que nous-mêmes, l’arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l’amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même».

Heureusement, le péché n’est pas le dernier mot. Le dernier mot, c’est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s’attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique.

Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l’occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n’est exclu. Tout larron repentant a sa place dans le cœur de Jésus. Méditons sur l’amour de Jésus pour les âmes, pour toutes les âmes.

Amen

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Nous prions pour les parents qui accueillent un enfant pendant cette crise sanitaire. Des mamans qui accouchent seules, des moments de joie non vécus en famille.

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du lundi 6 avril 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Viens, Esprit créateur, viens habiter en nos cœurs. Viens combler notre pauvreté, Viens, lumière de l’Amour, viens illuminer nos ténèbres.

Viens, hôte discret de nos âmes, Adoucis la peine de ceux qui souffrent, Sèche les larmes de ceux qui pleurent, Rafraîchis ceux qui ont soif de tendresse.

Viens, Esprit de vérité, inspire nos paroles et nos actions, Sois le repos de nos labeurs, Et la force dans nos faiblesses. Viens, Esprit Saint, viens nous guérir.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.  On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

 Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »  Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait.

 Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »  Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts.  Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

–  Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui Lundi Saint. Prenons le temps de bien regarder la scène de l’évangile : «… Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus….. ».

Il s’agit non pas de larmes versées par une pécheresse pour pleurer ses fautes, mais bien d’une onction. Ce geste est loin d’être anodin. Ce fut un geste d’amour envers Jésus mais aussi un signe pour les disciples, car Jésus en profite pour les avertir encore une fois de sa fin prochaine : « …vous ne m’aurez pas toujours. »  Marie, sœur de Marthe, ne savait pas elle-même la « puissance » du geste qu’elle venait d’accomplir, elle a simplement suivi l’élan de son cœur.

Puissions-nous apprendre d’elle cette leçon de savoir poser des gestes d’amour envers Dieu, indépendamment du regard d’autrui, indépendamment des commentaires d’autrui. En Jésus, aucun acte d’amour n’est perdu ! En Jésus tout est grâce pour celui qui aime mais aussi pour l’humanité. Nous ne pouvons mesurer l’importance des élans d’amour que nous avons envers Dieu, mais ce qui est sûr c’est qu’aucun d’eux ne se perd ! Contemplons cette femme, et apprenons à l’imiter du plus profond de notre cœur.

 

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Nous prions pour les chrétiens persécutés à travers le monde.

 

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du samedi 4 avril 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Viens, Esprit créateur, viens habiter en nos cœurs. Viens combler notre pauvreté, Viens, lumière de l’Amour, viens illuminer nos ténèbres.

Viens, hôte discret de nos âmes, Adoucis la peine de ceux qui souffrent, Sèche les larmes de ceux qui pleurent, Rafraîchis ceux qui ont soif de tendresse.

Viens, Esprit de vérité, inspire nos paroles et nos actions, Sois le repos de nos labeurs, Et la force dans nos faiblesses. Viens, Esprit Saint, viens nous guérir.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
quand Lazare fut sorti du tombeau,
beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens
pour leur raconter ce qu’il avait fait.
Les grands prêtres et les pharisiens
réunirent donc le Conseil suprême ;
ils disaient :
« Qu’allons-nous faire ?
Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
Si nous le laissons faire,
tout le monde va croire en lui,
et les Romains viendront détruire notre Lieu saint
et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe,
qui était grand prêtre cette année-là,
leur dit :
« Vous n’y comprenez rien
vous ne voyez pas quel est votre intérêt :
il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple,
et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ;
mais, étant grand prêtre cette année-là,
il prophétisa
que Jésus allait mourir pour la nation ;
et ce n’était pas seulement pour la nation,
c’était afin de rassembler dans l’unité
les enfants de Dieu dispersés.

 

–  Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers amis, c’est un Evangile qui est particulièrement cher à mon cœur. Il mentionne Ephraïm, cette région dans laquelle Jésus s’est retiré. Il s’avère que c’est Taybeh actuellement, mon village d’origine. Jésus s’apprête à monter à Jérusalem après ce petit temps de confinement à Ephraïm. Je nous invite en ce jour à entrer dans le texte et à nous poser chacun la question :  suis-je comme :

  • Les juifs qui croient en Jésus après la résurrection de Lazare ?
  • Les juifs qui racontent et blablatent : commérage, etc… ?
  • Les grands prêtres et les pharisiens : accusateurs ?
  • Les disciples de Jésus, le suivant même dans son confinement à Ephraïm ?

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Pour les personnes touchées économiquement par cette crise sanitaire.

 

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du Vendredi 3 avril 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Viens, Esprit créateur, viens habiter en nos cœurs. Viens combler notre pauvreté, Viens, lumière de l’Amour, viens illuminer nos ténèbres.

Viens, hôte discret de nos âmes, Adoucis la peine de ceux qui souffrent, Sèche les larmes de ceux qui pleurent, Rafraîchis ceux qui ont soif de tendresse.

Viens, Esprit de vérité, inspire nos paroles et nos actions, Sois le repos de nos labeurs, Et la force dans nos faiblesses. Viens, Esprit Saint, viens nous guérir.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

« Ils cherchaient à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains » (Jn 10, 31-42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »

 Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »  Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?  Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.

 Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.  Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »

 Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.  Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura.  Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »  Et là, beaucoup crurent en lui.

 

–  Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

« Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres ». Le Christ nous dit qu’on peut le connaître à travers ses œuvres. Jésus est le témoin véritable du Père. Il nous montre les œuvres du Père.

Nous aussi, nos actes parlent de qui nous sommes. De la même manière que Jésus révèle les œuvres de l’amour du Père, nous devons faire connaître les œuvres du cœur de Jésus. Nous sommes les témoins du Seigneur crucifié et ressuscité. Notre manière de vivre, de servir nos frères, est la preuve que nous sommes du Christ. Tout ce que nous faisons doit être fait à la manière de Jésus-Christ, c’est-à-dire pour la gloire de Dieu le Père.

L’Evangile dit que, devant la violence et le refus d’accueillir son message de salut, Jésus part de l’autre côté du Jourdain pour la suite de sa mission. C’est là une leçon importante pour nous, et particulièrement pour ceux qui évangélisent. La foi ne s’impose pas, elle se propose. Si la personne accueille le Christ et sa parole tant mieux, si la personne refuse, il faut la laisser à sa liberté. Dieu saura bien trouver un autre chemin, une autre occasion.

L’évangéliste Jean précise que, de l’autre côté du Jourdain, «beaucoup crurent en lui ».  Être chrétien implique un acte de foi ; une foi qui est avant tout don de Dieu mais aussi décision personnelle afin de vivre en cohérence avec ce don reçu.

Puissions-nous, en cette fin de Carême, prendre le temps de contempler Jésus, dans l’ardeur de sa foi, de son message, mais aussi dans son respect des autres, dans son amour des âmes et de la paix. Amen

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les personnes âgées atteintes de démences séniles… Alzheimer et autres  qui sont encore plus isolées avec ce confinement et pour leurs proches qui ne peuvent être présents auprès d’elles.

 

Notre Pre, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du jeudi 2 avril 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Viens, Esprit créateur, viens habiter en nos cœurs. Viens combler notre pauvreté, Viens, lumière de l’Amour, viens illuminer nos ténèbres.

Viens, hôte discret de nos âmes, Adoucis la peine de ceux qui souffrent, Sèche les larmes de ceux qui pleurent, Rafraîchis ceux qui ont soif de tendresse.

Viens, Esprit de vérité, inspire nos paroles et nos actions, Sois le repos de nos labeurs, Et la force dans nos faiblesses. Viens, Esprit Saint, viens nous guérir.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

« Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour » (Jn 8, 51-59)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là Jésus disait aux juifs : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”

 Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »  Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,  alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.

 Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »  Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple

 

–  Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers frères et sœurs,

Nous entrons dans la marche finale vers la Passion du Seigneur et Jésus nous parle de la vie éternelle. Le désir d’éternité a habité l’imaginaire des hommes de tout temps, les récits mythiques et les contes se sont emparés de cette aspiration de l’homme.

La vie éternelle dont parle Jésus, les juifs la prennent au sens humain, c’est à dire vivre éternellement sur terre ! Voilà ce qu’ils comprennent. Ils en sont tellement excédés qu’ils veulent le lapider…..    Le langage de Jésus bouscule…. et il arrive qu’il nous bouscule nous aussi.

La recette de la vie éternelle, c’est Jésus Lui-même qui nous la donne : « si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » Il s’agit de « garder la Parole », la sienne, celle du Père.  « Le Père et moi, nous sommes UN » : Il nous appelle à faire UN avec lui, non que nous n’allons pas mourir, — car notre chair, comme la sienne sur la Croix, vont disparaître —, mais, gravés dans les paumes de Dieu (Is 49,76), nos noms inscrits dans les Cieux (Lc 10,20), nous sommes déjà projetés, compris dans la vie divine qui ne finit pas. C’est notre chemin de l’Alliance. « Puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. » (Missel Romain)

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Nous prions pour toutes les victimes de cette pandémie, leurs familles et pour tous les soignants.

Intentions libres…..

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mercredi 1er avril 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Viens, Esprit créateur, viens habiter en nos cœurs. Viens combler notre pauvreté, Viens, lumière de l’Amour, viens illuminer nos ténèbres.

Viens, hôte discret de nos âmes, Adoucis la peine de ceux qui souffrent, Sèche les larmes de ceux qui pleurent, Rafraîchis ceux qui ont soif de tendresse.

Viens, Esprit de vérité, inspire nos paroles et nos actions, Sois le repos de nos labeurs, Et la force dans nos faiblesses. Viens, Esprit Saint, viens nous guérir.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »  Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? »

 Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres.

 Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. »

 Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait.

 Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé.

 

–  Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

« Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera ». Jésus nous parle aujourd’hui de fidélité et de liberté. Il nous invite à nous laisser habiter par l’Esprit Saint qui nous rend capables de   comprendre l’Evangile par le cœur.  Ainsi, sa parole devient « adhésion volontaire de vie ». On ne vit pas de l’Evangile par obligation, on vit de l’Evangile par conviction, par amour. C’est de là que vient la liberté dont parle Jésus.

« La vraie liberté est en l’homme un signe privilégié de l’image divine. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à Lui, s’achever ainsi dans une bienheureuse plénitude. » (Gaudium et Spes n°17).

Et moi ? Quel est le véritable écho de l’Evangile, donc de la parole de Jésus dans mon cœur ? Dans ma vie ? Est-ce par obligation que j’obéis à la parole de Dieu, par devoir ou par amour, c’est-à-dire librement ?

  « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham ». En accueillant la Parole qui l’appelait à « sortir » de son milieu familier, pour s’engager dans une aventure risquée, Abraham fit preuve de liberté. Puisque nous sommes des enfants d’Abraham, demandons la grâce de faire ses œuvres comme Jésus nous le demande.

Silence
Intercession et intention de prière :

Nous prions pour toutes les victimes de cette pandémie, leurs familles et pour tous les soignants.

Intentions libres…..

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mardi 31 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie

Lecture de l’Evangile du jour :

« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS » (Jn 8, 21-30)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait aux Pharisiens :
« Je m’en vais ;
vous me chercherez,
et vous mourrez dans votre péché.

Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »
Les Juifs disaient :
« Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit :
“Là où moi je vais,
vous ne pouvez pas aller” ? »
Il leur répondit :
« Vous, vous êtes d’en bas ;
moi, je suis d’en haut.
Vous, vous êtes de ce monde ;
moi, je ne suis pas de ce monde.
C’est pourquoi je vous ai dit
que vous mourrez dans vos péchés.
En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS,
vous mourrez dans vos péchés. »
Alors, ils lui demandaient :
« Toi, qui es-tu ? »
Jésus leur répondit :
« Je n’ai pas cessé de vous le dire.
À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger.
D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité,
et ce que j’ai entendu de lui,
je le dis pour le monde. »
Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara :
« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme,
alors vous comprendrez que moi, JE SUIS,
et que je ne fais rien de moi-même ;
ce que je dis là,
je le dis comme le Père me l’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi ;
il ne m’a pas laissé seul,
parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
Sur ces paroles de Jésus,
beaucoup crurent en lui.

–  Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS.

« JE SUIS » : cette expression rappelle la rencontre entre Dieu et Moïse sur la Montagne d’Horeb dans Exode chapitre 3 verset 14. Le Seigneur Dieu s’est révél à Moïse sur une montagne. Jésus s’adressant à des Juifs, Il sait qu’en disant cela, Il se compare à Dieu, et cela va enrager ses auditeurs encore plus. On sent la tension monter entre Lui et les pharisiens.

Jésus sera élevé sur une croix sur la montagne de Golgotha, et là Il EST. C’est-à-dire, Il est le Fils de Dieu qui donne sa vie par amour…

Oui Le Seigneur Jésus EST quand Il est sur la croix, quand Il sera élevé, Il nous regardera, pour nous prendre avec Lui, là-haut. Mais pour cela, il faut accepter notre condition ici-bas : accepter notre condition d’être fragiles, mais forts avec Jésus, d’être petits mais grands avec Jésus, d’être là, quand IL EST là…

 

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour toux ceux qui sont proches de personnes malades et qui leur apportent réconfort.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du lundi 30 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie

Lecture de l’Evangile du jour :

« Je suis la lumière du monde » (Jn 8, 12-20)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux pharisiens :
« Moi, je suis la lumière du monde.
Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres,
il aura la lumière de la vie. »
Les pharisiens lui dirent alors :
« Tu te rends témoignage à toi-même,
ce n’est donc pas un vrai témoignage. »
Jésus leur répondit :
« Oui, moi, je me rends témoignage à moi-même,
et pourtant mon témoignage est vrai,
car je sais d’où je suis venu,
et où je vais ;
mais vous, vous ne savez ni d’où je viens,
ni où je vais.
Vous, vous jugez de façon purement humaine.
Moi, je ne juge personne.
Et, s’il m’arrive de juger,
mon jugement est vrai
parce que je ne suis pas seul :
j’ai avec moi le Père, qui m’a envoyé.
Or, il est écrit dans votre Loi
que, s’il y a deux témoins,
c’est un vrai témoignage.
Moi, je suis à moi-même mon propre témoin,
et le Père, qui m’a envoyé, témoigne aussi pour moi. »
Les pharisiens lui disaient :
« Où est-il, ton père ? »
Jésus répondit :
« Vous ne connaissez ni moi ni mon Père ;
si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. »

Il prononça ces paroles
alors qu’il enseignait dans le Temple,
à la salle du Trésor.
Et personne ne l’arrêta,
parce que son heure n’était pas encore venue.

 

–  Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Chers amis,

Jésus, dans cet Evangile, nous dit qu’il est la lumière du monde. Demandons à cette lumière de nous éclairer pour mieux vivre ces moments et de tirer toutes les leçons positives. Je vous laisse méditer ce texte d’un confrère qui fait réfléchir :

Et tout s’est arrêté…

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va-t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

Après ? Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ? Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille. Après ? Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité, inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse. Après ? Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus car, dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

 Après ? Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui, comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que, décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

Après ? Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses ou amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

  Après ? Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions devenus les esclaves d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

 Après ? Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que, si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ? Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

 Après ? Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

Amen

Silence
Intercession et intention de prière :

Prions pour les personnes seules…

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du dimanche 29 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie

Lecture de l’Evangile du jour :

Je suis la résurrection et la vie » (Jn 11, 3-7.17.20-27.33b-45)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Marthe et Marie,  les deux sœurs de Lazare,
envoyèrent dire à Jésus :
« Seigneur, celui que tu aimes est malade. »
En apprenant cela, Jésus dit :
« Cette maladie ne conduit pas à la mort,
elle est pour la gloire de Dieu,
afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »
Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
Quand il apprit que celui-ci était malade,
il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait.
Puis, après cela, il dit aux disciples :
« Revenons en Judée. »

    À son arrivée,
Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus,
elle partit à sa rencontre,
tandis que Marie restait assise à la maison.
Marthe dit à Jésus :
« Seigneur, si tu avais été ici,
mon frère ne serait pas mort.
Mais maintenant encore, je le sais,
tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »
Jésus lui dit :
« Ton frère ressuscitera. »
Marthe reprit :
« Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection,
au dernier jour. »
Jésus lui dit :
« Moi, je suis la résurrection et la vie.
Celui qui croit en moi,
même s’il meurt, vivra ;
quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais.
Crois-tu cela ? »
Elle répondit :
« Oui, Seigneur, je le crois :
tu es le Christ, le Fils de Dieu,
tu es celui qui vient dans le monde. »
Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
et il demanda :
« Où l’avez-vous déposé ? »
Ils lui répondirent :
« Seigneur, viens, et vois. »
Alors Jésus se mit à pleurer.
Les Juifs disaient :
« Voyez comme il l’aimait ! »
Mais certains d’entre eux dirent :
« Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle,
ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
Jésus, repris par l’émotion,
arriva au tombeau.
C’était une grotte fermée par une pierre.
Jésus dit :
« Enlevez la pierre. »
Marthe, la sœur du défunt, lui dit :
« Seigneur, il sent déjà ;
c’est le quatrième jour qu’il est là. »
Alors Jésus dit à Marthe :
« Ne te l’ai-je pas dit ?
Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
On enleva donc la pierre.
Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit :
« Père, je te rends grâce
parce que tu m’as exaucé.
Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ;
mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure,
afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
Après cela, il cria d’une voix forte :
« Lazare, viens dehors ! »
Et le mort sortit,
les pieds et les mains liés par des bandelettes,
le visage enveloppé d’un suaire.
Jésus leur dit :
« Déliez-le, et laissez-le aller. »
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.

–  Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Chers amis, en ce 5ème dimanche de temps de Carême, en cette période assez particulière, l’Evangile de ce jour vient nous révéler le message et la mission unique de Jésus : nous sauver. « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. »

Cette réponse de Jésus à la réaction de Marthe, vient nous consoler nous aussi en cette période de crise sanitaire. Le Seigneur nous dit « je suis la Résurrection et la vie » en d’autres termes : pourquoi vous avez peur de mourir, je suis la vie ? … Croyons-nous assez à cela, que Jésus est la vie ? …

Chers amis, nous avons peur de cette pandémie, nous avons des questions, des doutes, des colères, et parfois nous parlons comme Marthe, Seigneur si tu étais là, cette pandémie ne serait pas arrivée. J’ai envie de vous dire, et si on inversait les rôles ? … Le Seigneur nous dit à chacun :  si toi tu étais là, si toi tu respectais la nature et la vie, si toi tu te croyais un peu moins puissant, si toi tu pensais aux autres, si toi tu ne maltraitais pas les ouvriers, si toi tu payais assez ceux qui travaillent beaucoup, si toi tu étais moins jaloux, si tu étais….. si toi…. Eh oui, que répondrons nous à ces questions… arrêtons de nous révolter contre le Bon Dieu. Au lieu de nous révolter, revenons à lui, de tout notre cœur, revenons à l’essentiel : les relations humaines, la solidarité et les joies simples.

Seigneur, en ce jour, nous croyons que toi tu es la vraie vie, tu es la Résurrection, donne-nous cette envie de mieux te connaître, pour mieux te servir à travers le frère et la sœur que tu mets sur mon chemin… Oui Seigneur tu es là…

Amen

Silence
Intercession et intention de prière :

Pour les caissières et les livreurs.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du samedi 28 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4, 35-41

Ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. »

Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.

Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait.

Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »

Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.

Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

 

–  Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation du pape François du vendredi 27 mars

« Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.

À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, « Revenez à moi de tout votre coeur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insufflent l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la coresponsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !

« Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu. Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5). Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).

 

Intercession et intention de prière :

Prions Marie, qu’elle intercède auprès de son Fils pour arrêter cette pandémie.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du vendredi 27 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Viens, Esprit créateur, viens habiter en nos cœurs. Viens combler notre pauvreté, Viens, lumière de l’Amour, viens illuminer nos ténèbres.

Viens, hôte discret de nos âmes, Adoucis la peine de ceux qui souffrent, Sèche les larmes de ceux qui pleurent, Rafraîchis ceux qui ont soif de tendresse.

Viens, Esprit de vérité, inspire nos paroles et nos actions, Sois le repos de nos labeurs, Et la force dans nos faiblesses. Viens, Esprit Saint, viens nous guérir.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

« On cherchait à l’arrêter, mais son heure n’était pas encore venue » (Jn 7, 1-2.10.14.25-30)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus parcourait la Galilée :
il ne voulait pas parcourir la Judée
car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem
pour la fête,
il y monta lui aussi,
non pas ostensiblement, mais en secret.

On était déjà au milieu de la semaine de la fête
quand Jésus monta au Temple ; et là il enseignait.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors :
« N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement,
et personne ne lui dit rien !
Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu
que c’est lui le Christ ?
Mais lui, nous savons d’où il est.
Or, le Christ, quand il viendra,
personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria :
« Vous me connaissez ?
Et vous savez d’où je suis ?
Je ne suis pas venu de moi-même :
mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé,
lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais
parce que je viens d’auprès de lui,
et c’est lui qui m’a envoyé. »

On cherchait à l’arrêter,
mais personne ne mit la main sur lui
parce que son heure n’était pas encore venue.

–  Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Que sais-je de Jésus-Christ ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? Ce sont ces questions que les contemporains du Christ se sont posées. Ce sont les mêmes questions que nous devons nous poser.

Est-ce que je laisse Jésus avoir une place dans ma vie ? Est-ce que je lui fais confiance ? Est-ce que je reconnais sa présence agissante dans les évènements dans le monde et dans   ma vie ? Est-ce que je le comprends ?

Selon l’Évangile, beaucoup à Jérusalem pensaient savoir d’où il était (de Galilée) mais ne savaient pas de qui Il était (de Dieu). Ma connaissance du Christ est-elle encore très superficielle ?

En ce temps du Carême, demandons la grâce de discernement dans notre vie quotidienne et laissons-nous guider par la volonté du Père comme le révèle si subtilement le dernier verset de l’Évangile : “ On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur Lui parce que son heure n’était pas encore venue. ” (Jn 7, 30). Amen

Abbé Alphonse TOGBEVI+

 

Intercession et intention de prière :

Nous prions pour toutes les victimes de ce virus et pour toutes les familles éplorées.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du jeudi 26 mars

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Viens, Esprit créateur, viens habiter en nos cœurs. Viens combler notre pauvreté, Viens, lumière de l’Amour, viens illuminer nos ténèbres.

Viens, hôte discret de nos âmes, Adoucis la peine de ceux qui souffrent, Sèche les larmes de ceux qui pleurent, Rafraîchis ceux qui ont soif de tendresse.

Viens, Esprit de vérité, inspire nos paroles et nos actions, Sois le repos de nos labeurs, Et la force dans nos faiblesses. Viens, Esprit Saint, viens nous guérir.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux Juifs :
« Si c’est moi qui me rends témoignage,
mon témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui me rend témoignage,
et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.
Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste,
et il a rendu témoignage à la vérité.
Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage,
mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.
Jean était la lampe qui brûle et qui brille,
et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.
Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean :
ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ;
les œuvres mêmes que je fais
témoignent que le Père m’a envoyé.
Et le Père qui m’a envoyé,
lui, m’a rendu témoignage.
Vous n’avez jamais entendu sa voix,
vous n’avez jamais vu sa face,
et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous,
puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.
Vous scrutez les Écritures
parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ;
or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi
pour avoir la vie !
La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs je vous connais :
vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.
Moi, je suis venu au nom de mon Père,
et vous ne me recevez pas ;
qu’un autre vienne en son propre nom,
celui-là, vous le recevrez !
Comment pourriez-vous croire,
vous qui recevez votre gloire les uns des autres,
et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?
Ne pensez pas que c’est moi
qui vous accuserai devant le Père.
Votre accusateur, c’est Moïse,
en qui vous avez mis votre espérance.
Si vous croyiez Moïse,
vous me croiriez aussi,
car c’est à mon sujet qu’il a écrit.
Mais si vous ne croyez pas ses écrits,
comment croirez-vous mes paroles ? »

–  Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Chers frères et sœurs,

La première lecture de ce jour (Exode 32, 7-14), nous parle de Moïse et des fils d’Israël dans leur marche vers la terre promise. Au moment où Moïse tardait à redescendre de la montagne, un sentiment d’insécurité s’est emparé d’eux et les a conduits à se fabriquer une idole.

Nous aussi, la situation inédite que nous vivons et qui nous impose de transformer brutalement notre vie dans toutes ses composantes peut nous amener à nous sentir en insécurité comme l’étaient les fils d’Israël, et de penser que le Seigneur tarde à agir.

Mais dans l’Évangile, Jean  (l’évangéliste) nous invite à la foi « en esprit et en vérité ». Cet Évangile est la suite du discours de Jésus sur son œuvre qui est le reflet de celle de son Père, de notre Père.

Face à l’obstination des Juifs refusant toute forme de reconnaissance des accomplissements du Fils de l’homme, Jésus vient à nous pour nous révéler en quoi Il est la clé de voûte de l’Écriture : « Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » !

Jésus est Lui-même l’accomplissement des Ecritures et sa vie est en cohérence avec la Parole de vie qu’Il annonce : «  Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a données à accomplir ; ces œuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m’a envoyé ».

L’épreuve que nous traversons est si forte que nous avons besoin de renouveler notre confiance au Seigneur en implorant sa miséricorde sur chacun de nous. Demandons-Lui de nous donner la grâce de témoigner de notre foi par des œuvres qui Le rendent présent à notre monde qui en a tant besoin.

Amen

Abbé Alphonse TOGBEVI+

 

Intercession et intention de prière :

 J’invite chacun à donner ses intentions particulières.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mercredi 25 mars 2020 : Solennité de l’Annonciation

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

Lecture de l’Evangile du jour :

Lecture de l’Evangile du jour : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »
Alors l’ange la quitta.

–  Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation : Préface liturgique de l’Annonciation. Beau texte à méditer

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant par le Christ notre Seigneur.

C’est lui qui, pour sauver les hommes, devait naître parmi les hommes ;

C’est lui que l’ange annonce à la Vierge Immaculée et qu’à l’ombre de l’Esprit Saint, elle accueille par la foi ;

Lui qu’elle porte avec tendresse dans sa chair.

Il venait accomplir les promesses faites à Israël, combler, et même dépasser, l’espérance des nations.

C’est par lui que les anges assemblés devant toi adorent la gloire ; à leur hymne de louange laisse-nous joindre nos voix pour chanter et proclamer :

Saint, Saint, Saint,
Le Seigneur Dieu de l’univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire,
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur,
Hosanna au plus haut des cieux.

Silence.

Intercession et intention de prière :

Prions tout spécialement pour les prêtres

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mardi 24 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

Lecture de l’Evangile du jour :

« Aussitôt l’homme fut guéri » (Jn 5, 1-16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

À l’occasion d’une fête juive,
Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis,
il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha.
Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades,
aveugles, boiteux et impotents.
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là,
et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps,
lui dit :
« Veux-tu être guéri ? »
Le malade lui répondit :
« Seigneur, je n’ai personne
pour me plonger dans la piscine
au moment où l’eau bouillonne ;
et pendant que j’y vais,
un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit :
« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri.
Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied :
« C’est le sabbat !
Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »
Il leur répliqua :
« Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit :
“Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent :
« Quel est l’homme qui t’a dit :
“Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli
ne savait pas qui c’était ;
en effet, Jésus s’était éloigné,
car il y avait foule à cet endroit.

Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit :
« Te voilà guéri.
Ne pèche plus,
il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs
que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient Jésus
parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

–  Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation du pape François en ce jour

« La liturgie d’aujourd’hui nous fait réfléchir sur l’eau, l’eau comme symbole de salut, parce qu’elle est un moyen de salut, mais l’eau est aussi un moyen de destruction : nous pensons au Déluge … Mais dans ces lectures, l’eau est pour le salut. Dans la première lecture, cette eau qui donne la vie, qui assainit les eaux de la mer, une nouvelle eau qui guérit. Et dans l’Évangile, la piscine, cette piscine où les malades allaient, pleine d’eau, pour se guérir, car il était dit que de temps en temps les eaux se mouvaient, comme un fleuve, parce qu’un ange descendait du ciel pour les faire bouger et le premier, ou la première, qui se jetait à l’eau était guéri. Et beaucoup – comme le dit Jésus – beaucoup de malades, « gisaient en grand nombre, des aveugles, des boiteux, des paralysés », là, attendant la guérison, le mouvement de l’eau.

Il y avait un homme qui était malade depuis 38 ans. 38 ans là-bas, à attendre le remède. Ça fait réfléchir, n’est-ce pas ? C’est un peu trop…  Jésus, le voyant allongé là, et connaissant la réalité, qu’il était là depuis longtemps, lui dit : « Tu veux guérir ? Et la réponse est intéressante : il ne dit pas oui, il se plaint. A propos de la maladie ? Non. Le malade répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine quand l’eau s’agite. Alors qu’en fait, je suis sur le point d’y aller – je suis sur le point de prendre la décision d’y aller – un autre descend avant moi ». Un homme qui arrive toujours en retard. Jésus lui dit : « Lève-toi, prends le brancard et marche ». Cet homme s’est immédiatement remis.

Cela nous fait réfléchir, l’attitude de cet homme. Était-il malade ? Oui, il était peut-être paralysé, mais il semble qu’il pouvait marcher un peu. Mais il était malade dans son cœur, il était malade dans son âme, il était malade de pessimisme, il était malade de tristesse, il était malade de paresse. C’est la maladie de cet homme : « Oui, je veux vivre, mais… », il se tenait là. Mais la réponse est : « Oui, je veux être guéri ! » ? Non, il se plaint : « Ce sont les autres qui viennent en premier, toujours les autres ». La réponse à l’offre de Jésus de guérir est une plainte contre les autres. Et donc, 38 ans, se plaignant des autres. Et ne rien faire pour guérir.

C’était un samedi : nous avons entendu ce que les docteurs de la loi ont fait. Mais la clé, c’est la rencontre avec Jésus après. Il le trouva dans le Temple et lui dit : « Voici que tu es guéri. Ne pèche plus, afin qu’il ne t’arrive pas quelque chose de pire ». L’homme était dans le péché, mais il n’était pas là parce qu’il en avait fait un gros, non. Le péché de survivre et de se plaindre de la vie des autres : le péché de la tristesse qui est la semence du diable, de cette incapacité à prendre une décision sur sa propre vie, mais oui, regarder la vie des autres pour se plaindre. Pas pour les critiquer : pour se plaindre. « Ils y vont en premier, je suis la victime de cette vie » : les plaintes, ils respirent les plaintes, ces gens.

Si nous faisons une comparaison avec l’aveugle de naissance que nous avons entendu dimanche dernier : avec quelle joie, avec quelle décision il a accueilli la guérison, et aussi avec quelle décision il est allé discuter avec les docteurs de la loi ! Il est juste allé les informer : « Oui, c’est ça ». C’est tout. Sans compromis avec la vie… Cela me fait penser à tant d’entre nous, tant de chrétiens qui vivent dans cet état de paresse, incapables de faire autre chose que de se plaindre de tout. Et l’acédie est un poison, c’est une brume qui entoure l’âme et ne la fait pas vivre. Et aussi, c’est une drogue parce que si vous la goûtez souvent, vous l’aimez. Et on finit par être un « triste drogué », un « paresseux » … C’est comme l’air. Et c’est un péché assez habituel chez nous : la tristesse, l’acédie, je ne veux pas dire la mélancolie, mais cela s’en rapproche.

Cela nous fera du bien de relire ce chapitre 5 de Jean pour voir à quoi ressemble cette maladie dans laquelle nous pouvons tomber. L’eau est là pour nous sauver. « Mais je ne peux pas me sauver » – « Pourquoi ? » – « Parce que les autres sont à blâmer ». Et j’y reste 38 ans… Jésus m’a guéri : ne voyez-vous pas la réaction des autres qui sont guéris, qui prennent le brancard et dansent, chantent, rendent grâce, le disent au monde entier ? Non, ça continue. Les autres lui disent que cela ne doit pas se faire, il dit : « Mais ce qui m’a guéri, il a dit oui », et il continue. Et puis, au lieu d’aller voir Jésus, de le remercier, il leur dit : « C’était ça ». Une vie grise, mais grise de ce mauvais esprit qu’est la paresse, la tristesse, la mélancolie.

Pensons à l’eau, à cette eau qui est un symbole de notre force, de notre vie, l’eau que Jésus a utilisée pour nous régénérer, le baptême. Et pensons aussi à nous, si l’un de nous a le danger de glisser sur cet acédie, sur ce péché de neutralité : le péché de neutralité est celui-ci, ni blanc ni noir, on ne sait pas ce que c’est. Et c’est un péché que le diable peut utiliser pour anéantir notre vie spirituelle et aussi notre vie en tant que peuple.

Que le Seigneur nous aide à comprendre à quel point ce péché est laid et mauvais.

Le Saint-Père a terminé la célébration par une adoration et une bénédiction eucharistique, nous invitant à faire la communion spirituelle. Voici la prière récitée par le Pape :

« Mon Jésus, je crois que Tu es vraiment présent dans le Saint-Sacrement de l’autel. Je t’aime par-dessus tout et te désire dans mon âme. Puisque je ne peux pas te recevoir sacramentellement maintenant, viens au moins spirituellement dans mon cœur. Comme je suis déjà venu, je t’embrasse et tout m’unit à Toi. Ne laisse jamais cela me séparer de Toi. »

 

Silence.

Intercession et intention de prière :

Prions tout spécialement pour nos évêques

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du lundi 23 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

Lecture de l’Evangile du jour :

« Va, ton fils est vivant » (Jn 4, 43-54)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
après avoir passé deux jours chez les Samaritains,
Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné
qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ;
les Galiléens lui firent bon accueil,
car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait
à Jérusalem pendant la fête de la Pâque,
puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée,
où il avait changé l’eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal,
dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée,
il alla le trouver ;
il lui demandait de descendre à Capharnaüm
pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit :
« Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges,
vous ne croirez donc pas ! »
Le fonctionnaire royal lui dit :
« Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond :
« Va, ton fils est vivant. »
L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite
et il partit.
Pendant qu’il descendait,
ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre
et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux.
Ils lui dirent :
« C’est hier, à la septième heure (au début de l’après- midi),
que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement
l’heure où Jésus lui avait dit :
« Ton fils est vivant. »
Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.

Tel fut le second signe que Jésus accomplit
lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

–  Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Cette page de l’Evangile nous invite à avoir confiance totale en Jésus. En effet, ce fonctionnaire royal est venu demander à Jésus de guérir son fils. Ce cri d’un père, qui voit son fils mourant, peut être aussi semblable au nôtre en voyant ce que le coronavirus est en train de faire comme dégâts humains. Intensifions nos prières en ce jour, avec le Pape François demandons à Dieu, que par sa main puissante, Il arrête cette épidémie.

Faire confiance à la parole de Dieu, c’est partir comme ce fonctionnaire royal. Il crut à la parole de Jésus et il partit. Nous aussi, ayons assez confiance en la Parole de Jésus, mais ne partons pas physiquement, confinement oblige… mais faisons ce déplacement à l’intérieur de nous-mêmes, partons en nous-même pour chercher la guérison intérieure.

 

Silence.

Intercession et intention de prière :

Prions tout spécialement pour le Pape François et pour le Pape Emérite Benoit XVI.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du dimanche 22 mars

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

Lecture de l’Evangile du jour :

« Il s’en alla et se lava ; quand il revint, il voyait » (Jn 9, 1.6-9.13-17.34-38)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
en sortant du Temple,
Jésus vit sur son passage
un homme aveugle de naissance.
Ses disciples l’interrogèrent :
« Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents,
pour qu’il soit né aveugle ? »
Jésus répondit :
« Ni lui, ni ses parents n’ont péché.
Mais c’était pour que les œuvres de Dieu
se manifestent en lui.
Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé,
tant qu’il fait jour ;
la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler.
Aussi longtemps que je suis dans le monde,
je suis la lumière du monde. »
Cela dit, il cracha à terre
et, avec la salive, il fit de la boue ;
puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
et lui dit :
« Va te laver à la piscine de Siloé »
– ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
quand il revint, il voyait.

Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
– car il était mendiant –
dirent alors :
« N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
Les uns disaient :
« C’est lui. »
Les autres disaient :
« Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
Mais lui disait :
« C’est bien moi. »
Et on lui demandait :
« Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
Il répondit :
« L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue,
il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit :
‘Va à Siloé et lave-toi.’
J’y suis donc allé et je me suis lavé ;
alors, j’ai vu. »
Ils lui dirent :
« Et lui, où est-il ? »
Il répondit :
« Je ne sais pas. »

On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
et lui avait ouvert les yeux.
À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
Il leur répondit :
« Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient :
« Cet homme-là n’est pas de Dieu,
puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
D’autres disaient :
« Comment un homme pécheur
peut-il accomplir des signes pareils ? »
Ainsi donc ils étaient divisés.
Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :
« Et toi, que dis-tu de lui,
puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
Il dit :
« C’est un prophète. »
Or, les Juifs ne voulaient pas croire
que cet homme avait été aveugle
et que maintenant il pouvait voir.
C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents
et leur demandèrent :
« Cet homme est bien votre fils,
et vous dites qu’il est né aveugle ?
Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
Les parents répondirent :
« Nous savons bien que c’est notre fils,
et qu’il est né aveugle.
Mais comment peut-il voir maintenant,
nous ne le savons pas ;
et qui lui a ouvert les yeux,
nous ne le savons pas non plus.
Interrogez-le,
il est assez grand pour s’expliquer. »
Ses parents parlaient ainsi
parce qu’ils avaient peur des Juifs.
En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord
pour exclure de leurs assemblées
tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
Voilà pourquoi les parents avaient dit :
« Il est assez grand, interrogez-le ! »

Pour la seconde fois,
les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle,
et ils lui dirent :
« Rends gloire à Dieu !
Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
Il répondit :
« Est-ce un pécheur ?
Je n’en sais rien.
Mais il y a une chose que je sais :
j’étais aveugle, et à présent je vois. »
Ils lui dirent alors :
« Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
Il leur répondit :
« Je vous l’ai déjà dit,
et vous n’avez pas écouté.
Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ?
Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
Ils se mirent à l’injurier :
« C’est toi qui es son disciple ;
nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples.
Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ;
mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
L’homme leur répondit :
« Voilà bien ce qui est étonnant !
Vous ne savez pas d’où il est,
et pourtant il m’a ouvert les yeux.
Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs,
mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce.
Jamais encore on n’avait entendu dire
que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance.
Si lui n’était pas de Dieu,
il ne pourrait rien faire. »
Ils répliquèrent :
« Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
et tu nous fais la leçon ? »
Et ils le jetèrent dehors.

Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
Il le retrouva et lui dit :
« Crois-tu au Fils de l’homme ? »
Il répondit :
« Et qui est-il, Seigneur,
pour que je croie en lui ? »
Jésus lui dit :
« Tu le vois,
et c’est lui qui te parle. »
Il dit :
« Je crois, Seigneur ! »
Et il se prosterna devant lui.

    Jésus dit alors :
« Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement :
que ceux qui ne voient pas
puissent voir,
et que ceux qui voient
deviennent aveugles. »
Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui
entendirent ces paroles et lui dirent :
« Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
Jésus leur répondit :
« Si vous étiez aveugles,
vous n’auriez pas de péché ;
mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’,
votre péché demeure. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation du Pape François

Ce passage de l’Evangile de Jean parle de lui-même. C’est une annonce de Jésus-Christ et aussi une catéchèse. Je voudrais juste mentionner une chose. Saint Augustin a une phrase qui me frappe toujours : « Je crains le Christ quand il passe ». Timeo Dominum transeuntem. « Je crains le Christ quand il passe » – « Mais pourquoi craignez-vous le Seigneur ? » – « J’ai peur de ne pas remarquer que c’est le Christ et de le laisser passer. » Une chose est claire : en présence de Jésus, les vrais sentiments du cœur, les vraies attitudes s’épanouissent : ils sortent. C’est une grâce, et c’est pourquoi Augustin avait peur de la laisser passer sans s’en rendre compte.

Ici, c’est clair : il passe, il guérit un aveugle et le scandale éclate. Et puis le meilleur des gens sort, et le pire des gens. L’aveugle étonne par sa sagesse, alors qu’il répond. Il avait l’habitude de bouger avec ses mains, il avait le flair du danger, il avait le flair des choses dangereuses qui pouvaient le faire tomber. Et il se déplace comme un aveugle, avec un argument clair et précis, et puis il utilise aussi l’ironie et se donne ce luxe.

Les docteurs de la loi connaissaient toutes les lois : toutes, toutes. Mais ils y ont été fixés. Ils n’ont pas compris quand Dieu est passé. Ils étaient rigides, attachés à leurs habitudes (…) et cette rigidité les amenait à commettre des injustices. Ce sentiment de clôture se manifeste devant le Christ.

Seulement ceci : je vous conseille à tous de prendre l’Evangile d’aujourd’hui, chapitre 9 de l’Evangile de Jean, et de le lire, à la maison, tranquillement. Une fois, deux fois, pour bien comprendre ce qui se passe quand Jésus passe : que les sentiments sortent. Pour bien comprendre ce que nous dit Augustin : je crains le Seigneur quand il passe, que je ne le remarque pas et que je ne le reconnaisse pas. Et il ne me convertit pas. N’oubliez pas : lisez aujourd’hui une, deux, trois fois, aussi longtemps que vous le voulez, le chapitre 9 de Jean.»

Le Pape a terminé la célébration par l’adoration et la bénédiction eucharistique, vous invitant à la communion spirituelle. Voici la prière récitée par le Pape, tirée de la spiritualité de saint Alphonse de Liguori :

«Mon Jésus, je t’adore dans le Saint-Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon cœur.

En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, Ô mon Jésus, pour que je vienne à Toi.

Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et pour la mort.

Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime.

Ainsi soit-il.»

 

 

Silence.

Intercession et intention de prière :

Prions pour les familles endeuillées.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du samedi 21 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

Lecture de l’Evangile du jour :

« Le publicain était devenu un homme juste, plutôt que l’autre » (Lc 18, 9-14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes
et qui méprisaient les autres,
Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien,
et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même :
“Mon Dieu, je te rends grâce
parce que je ne suis pas comme les autres hommes
– ils sont voleurs, injustes, adultères –,
ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine
et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”
Le publicain, lui, se tenait à distance
et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ;
mais il se frappait la poitrine, en disant :
“Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”
Je vous le déclare :
quand ce dernier redescendit dans sa maison,
c’est lui qui était devenu un homme juste,
plutôt que l’autre.
Qui s’élève sera abaissé ;
qui s’abaisse sera élevé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Quelle magnifique page de l’Evangile ! Quel beau passage de saint Luc ! Jésus s’adresse à ceux qui se croient justes et qui méprisent les autres en leur donnant une parabole d’une finesse et d’une pédagogie extraordinaire. Un publicain et un pharisien : peut-être commencer par définir ce que signifie l’un et l’autre. Le publicain est la personne chargée de collecter les impôts, qui vit de sa collaboration avec l’occupant romain. Il exigeait trop d’impôts à ses concitoyens. Le pharisien : est un juif scrupuleux qui veillait à respecter la loi religieuse à la lettre, il est admiré par ses frères et par lui-même.

Le publicain se tient à distance, le pharisien se tient debout et prie. Mais il ne prie pas Dieu, il se flatte lui-même. Il se contemple et s’estime… Moi je ne suis pas comme les autres Seigneur, eux ils sont voleurs, injustes et adultères… Par cette prière, il se loue lui-même au lieu de louer Dieu, il méprise les autres au lieu de se faire petit et humble devant Dieu. Il prie en critiquant. Moi je fais ceci et cela, les autres n’en font pas autant… Oui Seigneur je suis beau, je suis gentil, je fais tout bien, pas comme mon voisin, pas comme celui-là, pas comme celle-là…

Oui cela nous guette tous chers frères et sœurs. La prière ou soi-disant prière peut devenir auto-proclamation, auto-béatification, auto-sanctification au détriment des autres et en laissant complétement tomber le côté spirituel de la méditation et de la contemplation, ce qu’on pourrait appeler la connexion avec l’au-delà.

C’est en toute confiance, comme le publicain, et c’est en reconnaissant que nous sommes petits et humbles, que nous pourrons prier et c’est seulement ainsi que Dieu écoute la prière et l’exauce. C’est seulement en se frappant la poitrine en toute vérité, seulement en ayant un regard de miséricorde, seulement en ayant le goût pour l’humilité que Dieu écoutera nos prières.

 

Silence.

Intercession et intention de prière :

Prions pour que nous ayons un regard humble envers les personnes que nous croisons et côtoyons.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du Vendredi 20 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

Lecture de l’Evangile du jour :
« Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur : tu l’aimeras » (Mc 12, 28b- 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.

Et voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître, tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique
et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Chers amis, cette page de l’Evangile nous invite à approfondir notre foi en Dieu et notre amour pour le prochain. La question du scribe à laquelle Jésus répond avec aisance résume toute la loi, tous les prophètes et toute autre charte. Aimer Dieu et son prochain. Mais comment ?

Jésus nous donne la réponse à la question : Comment aimer Dieu ?
Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit, de toute ta force.

De tout notre cœur : C’est du cœur que viennent les sources de la vie, c’est lui qui définit nos priorités. Quand on donne son cœur, on donne sa vie. Donc aimer Dieu c’est le mettre en premier.

De toute notre âme : L’âme c’est notre être psychique, notre vie intérieure, émotionnelle et sentimentale, qui produit nos élans. Aimer Dieu consiste à l’aimer avec affection.

De tout notre esprit ou pensée : Notre pensée, c’est la faculté de réflexion, là où s’ébauchent nos projets et se prennent nos décisions, se déterminent nos actions. L’amour que nous aurons pour Dieu fera de lui l’objet de nos pensées et la priorité de nos choix.

De toute ta force : Il s’agit ici de notre énergie, tout ce qui, en nous, se tend pour faire arriver ce que nous désirons, accomplir notre volonté, ce qui fait agir. Le véritable amour n’est pas rêveur, seulement désireux de faire, mais il est actif, entreprenant, persévérant.

Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
L’amour du prochain est aussi un amour de tout notre cœur, de notre force, âme et pensée. Mais qu’est ce que c’est difficile. Admettons-le. Il n’y a qu’en regardant Jésus sur la croix que nous pouvons voir l’amour parfait. Je vous invite aujourd’hui à regarder et contempler une croix que vous choisissez chez vous, regardez-la, sentez l’amour de Jésus, sentez la force de l’Amour.  Et notre amour ne devient vraiment réalisable qu’en nous activant pour aimer ceux que parfois la société rejette :  les malades, les pauvres et les exclus.

 

Silence.

Intercession et intention de prière :

Prions tout spécialement pour le personnel soignant et le corps médical, qu’ils ne perdent pas courage, ni patience.

Notre Père, Je vous salue Marie..
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du jeudi 19 mars 2020

Solennité de Saint Joseph, gardien de l’Eglise, Gardien de la Sainte Famille, gardien de nos familles.  

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

Lecture de l’Evangile du jour :
« Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit » (Mt 1, 16.18-21.24a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

    Or, voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

En cette fête de Saint Joseph, l’Eglise nous propose l’Evangile selon saint Matthieu. Je vous invite en ce jour à méditer sur la figure de Joseph, cet homme tout à fait normal et en même temps hors norme par sa simplicité et sa confiance.

Imaginez Saint Joseph. Un homme, charpentier, il projette de se marier avec Marie, et comme tout homme de son époque, il travaillait pour payer son mariage, il décide de se marier et là, il apprend que sa fiancée est enceinte. Catastrophe… mais, comme il est bienveillant, il voulait la renvoyer chez ses parents sans la lapider… et là un ange du Seigneur intervient en songe et lui dit « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés. Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit. »

Quelle leçon tirons-nous, chrétiens du 21ème siècle de cet Evangile ? Quelles sont les paroles et les attitudes de Joseph dans cet Evangile… Je pense que nous pouvons tirer 3 leçons en regardant Joseph :

D’abord Joseph était un homme juste, il ne voulait pas répudier Marie en public. Il a fait confiance à Dieu à travers le message de l’Ange. Il a pris Marie chez lui.

–        Il était un homme juste. Joseph était un homme de grande qualité, discret, silencieux, d’ailleurs si vous remarquez, il ne parle pas du tout dans les Evangiles. C’est un bel exemple pour nous, chers amis, pour être des hommes et des femmes justes, discrets, silencieux, des hommes et des femmes profondément attachés à la justice.

–        Il a fait confiance à Dieu à travers le message de l’Ange : chacun de nous a un projet, un programme de vie, Joseph était pareil, il voulait se marier avec Marie, il pensait fonder une famille, avec de nombreux enfants comme les autres hommes de son époque. Et là, le Seigneur le bouscule, lui annonce autre chose, qu’il va être le père nourricier de son Fils. Toute sa vie a changé, tous ses projets ont changé. Et nous ?  Quelle place nous laissons à Dieu pour qu’il change un peu nos projets ? pour que le Seigneur nous bouscule dans nos habitudes, dans notre façon de faire ? Faisons-nous assez confiance à Dieu comme Joseph ?

–        Et enfin, Saint Joseph a pris Marie chez lui, il est devenu le gardien de la Sainte Famille. Il est devenu le protecteur de Marie et de Jésus. Il est devenu gardien de l’Eglise dont Marie est l’image, il est devenu gardien de l’Eglise et de ses membres, c’est-à-dire nous. Oui nous sommes sous le gardiennage de Saint Joseph, le Père nourricier de Jésus. Nous aussi, nous sommes les gardiens et les protecteurs de l’Eglise et de ses membres, surtout les pauvres et les malades, nous sommes les gardiens de la nature, les gardiens des uns des autres, surtout en cette période.

Joseph nous est donné comme modèle de justice, de confiance et de gardiennage. Que chacun de nous devienne saint Joseph, que chacun nous apprenne à être juste, confiant et gardien. Juste envers soi-même dans la patience, confiant en Dieu dans la foi, et gardien des uns des autres dans la charité et l’amour. Amen+

Silence.

Intercession et intention de prière :

Prions tout spécialement pour les familles, rendons grâce à Dieu pour celles qui sont unies, et demandons l’intercession de Saint Joseph pour celles qui sont divisées.

Notre Père, Je vous salue Marie.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé,
le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux,
vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus,
l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni.

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,
priez pour nous dans nos soucis de famille,
de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,
daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mercredi 18 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

Lecture de l’Evangile du jour :
« Celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand » (Mt 5, 17-19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.

Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation

Chers amis,

en me promenant dans mon jardin hier soir après la prière de 18h00, je me suis rendu compte de l’importance du calme et du silence. Me sont venus à l’esprit, les moines et les moniales qui vivent ces moments tout au long de l’année. Ce sont des personnes qui ne cessent de prier et de porter le monde dans la prière. Aujourd’hui nous pouvons être en union de prière avec toutes ces personnes qui donnent leur vie à Dieu dans la méditation et la prière.

L’Evangile de ce jour nous invite à regarder le Christ comme Celui qui accomplit la loi de Dieu. Le Seigneur Jésus est venu pour accomplir le dessein de Dieu en toute liberté. Prenons le temps aujourd’hui, de faire une relecture sur notre manière d’accomplir la volonté et le dessein de Dieu sur nous. Pour cela, il faut savoir discerner à travers les rencontres, les paroles et les signes du temps cette volonté divine sur nos vies. Arrêtons-nous quelques instants et disons-nous : Seigneur quelle est ta volonté sur moi ? comment je la pratique, comment je l’accomplis ?

Amen+

 

Silence.

Intercession et intention de prière :

Prions tout spécialement pour le Carmel de Verdun, ces religieuses qui accueillent tous les ans en retraite, nos jeunes qui se préparent à la première des communions.

Notre Père, Je vous salue Marie.
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du mardi 17 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

Lecture de l’Evangile du jour :

« C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère » (Mt 18, 21-35)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander :
« Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi,
combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit :
« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,
mais jusqu’à 70 fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait,
quand on lui amena quelqu’un
qui lui devait dix mille talents
(c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).
Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser,
le maître ordonna de le vendre,
avec sa femme, ses enfants et tous ses biens,
en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds,
le serviteur demeurait prosterné et disait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai tout.”
Saisi de compassion, le maître de ce serviteur
le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons
qui lui devait cent pièces d’argent.
Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant :
“Rembourse ta dette !”
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait :
“Prends patience envers moi,
et je te rembourserai.”
Mais l’autre refusa
et le fit jeter en prison
jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.
Ses compagnons, voyant cela,
furent profondément attristés
et allèrent raconter à leur maître
tout ce qui s’était passé.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit :
“Serviteur mauvais !
je t’avais remis toute cette dette
parce que tu m’avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour,
avoir pitié de ton compagnon,
comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux
jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère
du fond du cœur. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers amis,

Pardonner à son frère 7 fois 70 fois, pardonner à son frère du fond du cœur. Voici une demande de Jésus qui est extrêmement difficile, vous n’allez pas me dire l’inverse. Tous les jours, nous pensons au mal que l’un ou l’autre de notre entourage a pu commettre à notre égard, tous les jours, nous pouvons nous dire : je pardonne tout, sauf cela, je vais bien tout pardonner, mais là non. Ou, je vais bien pardonner mais je n’oublierai pas… ah là M. l’abbé, je n’arrive pas à pardonner, cet acte est impardonnable.

Humainement parlant, tout cela est entendable. Cependant le Seigneur nous invite à nous diviniser, à avoir des attitudes qui dépassent notre nature humaine, parce que pardonner c’est un acte divin. « Seigneur accorde-nous ton pardon » prions-nous de temps en temps au début de la messe. Pardonner signifie donner par-dessus tout. Mais donner quoi ? Donner de l’amour, donner une nouvelle chance, donner un espoir, pardonner c’est un acte très humble et libérateur, pardonner c’est aussi savoir recevoir le pardon et cela est aussi un acte humble et libérateur.

Le pardon est une guérison pour l’âme de celui qui pardonne mais aussi pour celui qui est pardonné.

Pendant ce temps de confinement, prenons le temps de prier s’il vous plaît pour les personnes à qui nous avons du mal à pardonner, prions aussi pour pouvoir accepter le pardon. Prenons le temps de méditer sur ce chemin vers la sainteté, et enfin, demandons à Dieu de nous accorder son pardon et sa miséricorde. Amen+

Silence.

Intercession et intention de prière : n’oublions pas les personnes malades et isolées.

Notre Père, Je vous salue Marie.

Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du lundi 16 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint :

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

 

Lecture de l’Evangile du jour :

« Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé qu’aux seuls Juifs  » (Lc 4, 24-30)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Dans la synagogue de Nazareth,
Jésus déclara :
« Amen, je vous le dis :
aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vérité, je vous le dis :
Au temps du prophète Élie,
lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,
et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre,
il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles,
mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon,
chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée,
il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;
et aucun d’eux n’a été purifié,
mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue,
tous devinrent furieux.
Ils se levèrent,
poussèrent Jésus hors de la ville,
et le menèrent jusqu’à un escarpement
de la colline où leur ville est construite,
pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux,
allait son chemin.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation

Chers amis,

Deux points que je vous partage aujourd’hui.

Premièrement, Jésus dans ce passage de l’Evangile, se fait mépriser par les gens de Nazareth. Le Pape François, dans son homélie de ce matin, a parlé du mépris et de l’indignation que certaines personnes avaient à l’égard de Jésus. D’où sa réponse : Amen je vous le déclare, aucun prophète n’est bien accueilli dans son pays. Mais on le connait celui-là, c’est le Fils de Joseph et de Marie, c’est le fils du charpentier. Cette attitude d’enfermement de la personne nous guette tous. Souvent nous portons jugement sur la personne par rapport à son origine, sociale, raciale, etc… Demandons au Seigneur, pendant ces jours, à avoir un regard assez pur, un regard assez accueillant envers les personnes qui sont différentes. Là où il y a un regard juste, là où il y a l’humilité, là se trouve Dieu.

Deuxième point qui me semble important dans ce passage et là, je suis du même avis que le Saint Père, arrêtons le mépris envers les personnes et les situations simples. Les gens de Nazareth pensaient avoir des signes extraordinaires de la part de Dieu, et que Dieu ne pouvait pas agir dans les choses simples de la vie. Alors que c’est tout le contraire, Dieu agit dans la simplicité des rencontres, dans la simplicité des paroles, dans la simplicité des actes. Prenons quelques instants en silence et faisons une relecture, et remarquons que là où il y avait simplicité et joie, là il y avait Dieu. Amen

Silence.

Intercession et intention de prière.
Notre Père, Je vous salue Marie.
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Prière du dimanche 15 mars 2020

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Silence

Prière à l’Esprit Saint

Toi qui nous donnes sans cesse ton Esprit Saint, apprends-nous à chercher ce qui est le meilleur pour vivre sans cesse de ton mystère.

Que descende sur nous la force de ton Esprit Saint pour que nous puissions discerner ta volonté et l’accomplir tout au long de notre vie.

Que ton Esprit habite nos cœurs et fasse de nous une demeure de prière et de louange.

Accorde par ton Esprit à notre communauté paroissiale unie dans la prière en ces moments, de se dévouer de tout cœur à ton service et d’être unie dans l’accomplissement de ta volonté.

Que ton Esprit nous transforme par ses dons et change notre cœur en un cœur que tu aimes, parfaitement accordé à ta volonté. Que Ton Esprit nous guide tout au long de cette période d’épidémie.

 

Lecture de l’Evangile du jour

« Une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle » (Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :
« Donne-moi à boire. »
– En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.
La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ? »
– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
Jésus lui répondit :
« Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive. »
Elle lui dit :
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?
Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit :
« Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »
La femme lui dit :
« Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.
Je vois que tu es un prophète !…
Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit :
« Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
La femme lui dit :
« Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit :
« Je le suis,
moi qui te parle. »

    Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.
Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,
et ils disaient à la femme :
« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditation.

Dans l’Evangile, le Seigneur Jésus fait deux choses qu’un juif ne devait pas faire, déjà un juif ne devait pas être dans le territoire des samaritains, deuxièmement, il ne devait pas parler à une femme seule et le comble est que cette femme ne devait pas être présente à cette heure-là au milieu de la journée en plein soleil. Jésus brave les interdits pour aller à la rencontre de l’autre, Jésus n’a pas peur de l’autre qui est diffèrent, Jésus ne porte pas de jugement sur l’autre qu’il va rencontrer, Jésus ne fait pas de suppositions, mais que va-t-on dire de moi, Jésus ose la rencontre, Jésus ose demander à boire, non seulement pour nous révéler son humanité, mais surtout pour dire qu’il a soif de nous.

Entrez dans la scène : la samaritaine vient avec une cruche d’eau, Jésus lui demande à boire, un magnifique dialogue s’installe, la femme s’en va sans sa cruche et elle va parler de Jésus aux autres.

Elle est venue chercher de l’eau et elle est partie avec l’eau par excellence, elle est venue pour sa soif corporelle et celle de sa famille, et c’est Jésus assoiffé de sa foi qu’elle rencontre. Quelle belle page ! Soyons comme la samaritaine, profitons de la rencontre avec Jésus pour laisser nos cruches de l’indifférence, nos cruches de jugements, nos cruches de suppositions inutiles, nos cruches de polémiques, nos cruches de péchés, nos cruches de bêtises, laissons-les et allons et rencontrons le Christ pour repartir avec une autre soif. Avec la soif de la rencontre, avec la soif de l’accueil, avec la soif de la bienveillance, avec la soif de la réconciliation, avec la soif de l’apaisement, avec la soif de la confiance et avec la soif de la prière.

Oui demandons au Seigneur, pendant ce Carême, d’avoir soif de sa Parole, de son Eucharistie et de la Fraternité. Amen.

Silence.

Intercession et intention de prière.
Notre Père, Je vous salue Marie.
Bénédiction

Que Dieu tout puissant nous bénisse et nous garde de tout mal, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

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      Cette École de prière à distance est l’occasion de partager notre foi quotidienne. En cet Octave de Pâques laissons-nous édifier par le témoignage des uns et des autres !   Comment ça marche ? Sur Facebook :  chaque jour un post vous invitera à partager un aspect de votre foi ! Par mail pastojeunes55@gmail.com […]