Du 17e au 19e siècle, l’église en mauvais état fut l’objet de nombreuses réparations. C’est à partir de 1834 que d’importants travaux furent entrepris par l’entreprise Sébastien Vivenot, sous la direction de M. Lerouge, architecte à Commercy, ne conservant que la façade-Est en moellons et le clocher du 18e en pierre de taille. À l’intérieur, nous voyons trois fausses voûtes en berceau sur la nef, reposant sur 5 piliers, ainsi qu’une fausse voûte d’arête dans le chœur.
La lumière est apportée par sept verrières à décor géométrique et floral, grisaille, et deux verrières latérales, géométrique à rondel en plein cintre, datant de 1889, où figurent la Présentation de la Vierge au Temple et la Sainte Famille. Une dernière verrière, au fond du chœur, composée de deux panneaux en plein cintre, tympan ajouré en plein cintre, deux écoinçons et un oculus, représentant l’Adoration des Mages. La clôture du chœur est une grille en fonte à décor de vigne.
L’autel principal en pierre d’Euville est récent, tandis que les deux autels-tombeaux secondaires, symétriques, consacrés à Saint Joseph à gauche, à la Vierge Marie à droite, datent de 1834. Le chemin de croix, hauts reliefs en plâtre datant de 1914, provient de la fabrique de statues Pierson à Vaucouleurs, ainsi que les autres statues.
Les verrières sont certainement de même provenance, certaines portent la signature : Institution Catholique Vaucouleurs.
À noter la présence de deux tableaux restaurés récemment, l’un représentant l’institution du Rosaire, Vierge à l’Enfant et St Dominique de Guzman, l’autre représentant la Nativité de la Vierge peint par Charuel en 1835 à Bar le Duc.
Une particularité dans le fond de cette église, le groupe sépulcre en plâtre, composé de neuf statues grandeur nature, daté de 1902, une œuvre d’Emmanuel Champigneulle de Bar-le-Duc, acheté grâce aux dons de plusieurs prêtres et paroissiens.
Le clocher renferme trois cloches fondues par les établissements Paintendre à Vitry-sur-Marne, elles se prénomment : Léonie-Marie, Françoise-Euphrasie et Marie-Odile.
Trois pièces classées sont en dépôt au musée d’art sacré de Saint-Mihiel, une croix de procession et un ostensoir tous deux exposés et un ensemble de vêtements liturgiques.
Pierre Vidoni