L’église Saint Martin d’Aubréville.
L’église d’Aubréville fut construite au 14ème siècle mais le village existait déjà comme paroisse, comme en atteste la présence de Messire Martin, curé en 1251. En premier fut construit le chœur, puis le reste de l’édifice en 1780. Elle fut bénie le 16 août 1787.
Les sacristies actuelles sont les vestiges de chapelles antérieures au 14ème siècle.
Entourée du cimetière, elle domine le village pour protéger, sans doute, et être visible. Elle est relativement grande, probablement en raison de la population. Aubréville, village agricole, comptait encore 1 200 habitants en 1850.
Mais de cette primitive église, il ne reste plus rien. En 1915, elle fut détruite en même temps que le village. Sa 1ère reconstruction date de 1926 ; elle fut de nouveau endommagée pendant la seconde guerre et remise en état en 1946.
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L’intérieur est sobre : allée centrale de 30m bordée de piliers carrés ornés de nombreuses statues (St Roch, St Christophe, St Antoine, St Joseph, Ste Anne, Ste Barbe, le Sacré Cœur, Ste Thérèse … sans oublier St Martin - Patron de la paroisse).
Un reliquaire est placé sur l’autel droit.
En 1970, l’ancien autel (de dos) a été déposé et remplacé par un autel de face, œuvre de M. Claude Michel de Triaucourt.
Un baptistère en bois remplace l’ancien.
En 1932 fut installé un chemin de croix, impressionnant de taille, aux personnages presque grandeur nature, avec de nombreux détails.
Un grand Christ en bois sculpté par un artisan local trône dans le chœur.
Les vitraux datent d’après guerre et ont été restaurés par la municipalité il y a une trentaine d’années ; l’un d’eux relate la charité de St Martin (partage du manteau).
Les 3 cloches acquises en 1927 furent baptisées par Mgr Ginisty.
Des orgues de bonne facture accompagnent les cérémonies.
Comme particularité d’Aubréville, en plus du Christ tout en bois, on peut aussi retenir une croix en fer qui se trouve dans l’ancien cimetière et représente les attributs de la passion : le coq, la lance, le fouet… (manque la couronne d’épines).
Article puisé dans le bulletin paroissial
de la paroisse Saint Baldéric.