Vous avez dit « Migrants » ?

Ce mot inquiète certains et pourtant…Quelles que soient leur couleur, leur ethnie, leur langue, leur religion, ce sont des frères en humanité. Simplement, ils ne sont pas nés au bon endroit, au bon moment, ils n’ont pas eu notre chance.

Nous qui sommes dans un pays en paix, où l’on ne craint ni la torture, ni la prison arbitraire, ni l’assassinat politique, ni la famine mortelle, nous avons fêté avec eux et avec nos Père Bertrand Monnier et Père Jean-Louis Blaise, ce dimanche 14 janvier la Journée Mondiale des Migrants et des réfugiés.

Le matin, à l’invitation de la Pastorale des Migrants, une trentaine de bénévoles se sont réunis autour d’un café pour répondre au mieux à la question essentielle : en  quoi notre foi en Jésus, Sauveur du monde, nous amène-t-elle à nous engager auprès de ces personnes vulnérables et en souffrance ? Jésus a donné sa vie pour sauver tous les hommes, sans tenir compte de leur couleur, de leur nationalité, ni même de leur religion. Et nous, comment réagissons-nous ? Pourquoi ?

Ensuite, l’Eucharistie, célébrée face à un canot et des gilets de sauvetage qui nous rappelaient la dure réalité de milliers de migrants morts en Méditerranée, a permis l’intégration de plusieurs réfugiés chrétiens à notre prière : chacun a récité le Notre Père dans sa langue d’origine. Émouvante union de prière ! Les chants étaient aussi particulièrement bien choisis.

Enfin, l’après-midi  fut consacré à la traditionnelle galette des rois. De nombreux bénévoles avaient, soit acheté, soit confectionné de délicieuses galettes et de nombreuses têtes couronnées firent concurrence à la République, le temps de photos souvenir ! Un intéressant jeu interactif animé par Jean-Paul permit à tous de faire connaissance et de retenir quelques prénoms, notre Père Évêque en tête. La projection d’un diaporama très complet rappela les bons moments de convivialité de l’année avec les migrants, heureux de se reconnaître, pour certains, dans les sorties, match, visites, réveillon et la joie fut à son comble lorsque Xavier intercala des musiques afghanes, soudanaises, albanaises, sénégalaises sur lesquelles tous dansèrent allègrement.

Le souhait des participants est que les liens ainsi tissés maintiennent toute l’année cette belle fraternité. Nul doute qu’il en sera ainsi.

Thérèse MERCY

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