Amazonie-Meuse: un rapprochement surprenant

Du 19 au 23 mars, Mme Padilha Rosenlida, partenaire du CCFD-Terre solidaire venue du Brésil a parcouru la Meuse du sud au Nord pour témoigner de son engagement depuis plus de vingt ans auprès des peuples indigènes de l’Amazonie. Padilha s’est faite leur porte-parole, chez nous ici à Ligny le 21 mars 2018, devant les élèves de l’ESCLI. La forêt amazonienne que tout le monde reconnaît comme le poumon de la planète est menacée. Une déforestation massive est en marche provoquée par plusieurs facteurs : l’exploitation forestière non contrôlée, les exploitations minières, la construction de pistes, l’expansion des terres agricoles sur la forêt pour la culture intensive du soja destiné à l’exportation,  la recherche illégale de l’or par des orpailleurs sans scrupules qui empoisonnent les cours d’eau de mercure. Ces causes entraînent la disparition progressive de la forêt, milieu traditionnel de la vie des indigènes. Les poissons des rivières sont contaminés au mercure, les orpailleurs se livrent à des trafics en tout genre entraînant la prostitution et l’exploitation des enfants. L’absence de l’Etat pour réguler ces phénomènes laisse les populations indigènes dans une insécurité juridique totale.

Les interventions de Padilha ont mis en valeur l’interdépendance des sociétés. Ce qui se passe là-bas n’est pas sans conséquences ici chez nous: l’impact de la destruction de la forêt sur le climat, les importations massives de soja, l’accaparement des terres. On peu conclure en reprenant le message du pape François au Pérou invitant les nations à écouter la sagesse des peuples de l’Amazonie qui entretiennent une harmonie avec le poumon de la planète.