Le CARÊME : du temps pour nous interroger sur l’essentiel

C’est 40 jours qui nous sont donnés par le Seigneur. Un temps précieux pour vivre autrement que d’habitude, un temps à ne pas « gaspiller », un temps pour nous re-centrer sur l’essentiel.

C’est bien cet essentiel qu’il nous faut découvrir ou redécouvrir dans notre vie personnelle. Dans ce mot « essentiel », nous trouvons le mot « sens ». Un mot fondamental dans notre existence humaine. Quel est le sens de ma vie ? Dans quel sens est-ce que je veux avancer ? Qu’est-ce qui me fait vivre en vérité ? Qu’est-ce qui est prioritaire ? Ces questions nous habitent peut-être depuis longtemps. Elles peuvent apparaître en pleine lumière au cours de ces 40 jours offerts par le Seigneur. N’ayons pas peur de chercher en nous-même nos réponses.

Le Pape François, dans son message, nous invite à ne pas nous laisser séduire par les faux-prophètes qui nous mènent à l’esclavage de tout profit ou d’intérêts mesquins ; ou encore, qui proposent le faux remède de la drogue, des relations « use et jette » et qui nous privent par contre de ce qui est le plus précieux : la dignité, la liberté et la capacité d’aimer.

Que nous propose Jésus pour y parvenir ? Trois chemins intimement liés que nous découvrons dans l’Évangile (Mat 6) : la prière, le jeûne et le partage.

  •  La prière est respiration pour notre vie de disciples. Elle est une rencontre personnelle avec Jésus-Christ, fondée sur l’amour réciproque. Je L’écoute et Il m’écoute. Il m’invite à me tourner vers le Père qui veut nous donner la Vie.
  • Le jeûne m’aide à grandir dans la liberté vis-à-vis des biens matériels. Il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent du strict nécessaire. Le jeûne nous réveille, nous rend plus attentif à Dieu et au prochain. Ainsi, je peux me centrer sur l’essentiel.
  •  L’aumône, le partage est « sortie de moi-même », ouverture à l’autre, rencontre avec la personne dans une situation de fragilité en vue de répondre à ses besoins fondamentaux. Chaque aumône est une occasion de collaborer avec la providence de Dieu envers ses enfants.

Ce temps du Carême ne nous dégage pas du monde mais nous y engage encore plus. Il nous invite à une réflexion saine et paisible au sein des questions sociétales en Meuse et dans nos vies. Nous sommes l’Église au cœur du monde, une Église qui entre en conversation avec le monde, non pas pour déclarer qu’elle a la vérité mais, pour éclairer le chemin de nos vies et que chacun prenne ses responsabilités.

Le CCFD propose d’aider nos communautés et chacun de nous pour nous mettre davantage dans une attitude d’écoute et de bienveillance pour un monde plus fraternel. Un document est à notre disposition : « Avec nos différences, tissons ensemble une terre solidaire ».

Il est possible qu’il se passe quelque chose pendant le temps du carême.

Il suffit de s’y mettre en accueillant ce temps comme un temps de Grâce.

 

                                                                                  + Monseigneur Jean-Paul GUSCHING